Black-out en Algérie et en Tunisie en pleine canicule: Après l'Afrique du Sud, c'est au tour de l'Algérie... [Exclusif] By- Mohammed Gherrabi
- gherrrabi
- 16 juil.
- 4 min de lecture

Afrique du Sud - Les coupures de courant en Afrique du Sud sont loin d’être un phénomène récent. Leur origine remonte à 2008, mais elles se sont intensifiées depuis 2022. En 2023, la durée des délestages a doublé par rapport aux niveaux de 2008, atteignant une moyenne de 10 à 12 heures de coupures par jour.L’Afrique du Sud, une des plus grande économie du continent africain, fait face à une stagnation économique qui menace son avenir. Depuis 2014, la croissance du Produit intérieur brut (PIB) reste en deçà de 2%, et en tenant compte de la pression démographique, la richesse par habitant stagne depuis 2008, affichant même une baisse depuis la crise du Covid 19. Ce ralentissement révèle une économie paralysée par des contraintes structurelles profondes, visibles dans des secteurs clés comme les télécommunications, les infrastructures logistiques, et surtout le système énergétique.
L’un des plus grands défis économiques actuels de l’Afrique du Sud est le système énergétique, qui souffre d’infrastructures vieillissantes et d’une transition énergétique trop lente. Les coupures d’électricité régulières, ou délestages, sont devenues une réalité quotidienne pour les Sud-Africains, avec des interruptions pouvant durer jusqu’à 16 heures par jour. En 2023, ces délestages ont représenté un choc économique de 2% pour la croissance, selon la Banque centrale.
La crise énergétique en Afrique du Sud est causée par plusieurs facteurs interdépendants :
Eskom : L'entreprise publique d'électricité est en difficulté majeure, tant sur le plan opérationnel que financier.
Infrastructures vieillissantes : Les centrales à charbon et d'autres infrastructures vieillissantes sont souvent construites dans les années 1970 et tombent en panne.
Dépendance au charbon : L'Afrique du Sud tire près de 80 % de son électricité du charbon, une ressource coûteuse et polluante.
Le gouvernement sud-africain a accéléré les réformes pour répondre à cette problématique majeure, mais des investissements colossaux sont nécessaires pour moderniser les infrastructures vieillissantes.
Black-out en Algérie en pleine canicule
Algérie - Nuit agitée de l'autre côté de la Méditerranée. Une panne électrique géante a plongé dans le noir une grande partie de l'est de l'Algérie mardi soir, en pleine canicule à 49 °C.Un black-out électrique d’une ampleur exceptionnelle frappe l’Algérie ce soir. Plusieurs wilayas du pays, dont Alger, Bouira, Constantine, Jijel, et Tizi-Ouzou, se retrouvent plongées dans le noir.
Une panne technique générale exceptionnelle à Sidi Okba, aggravée par la canicule, a plongé 16 wilayas de l’Est algérien dans le noir avant un rétablissement complet vers 4 heures du matin.
En Algérie, une panne à Biskra qui a fait tache d'huile
Tout part de la wilaya de Biskra, aux portes du Sahara. Mardi en début de soirée, une installation de Sonelgaz à Sidi Okba est tombée en panne « en raison de la canicule qui sévit dans le pays », a expliqué le ministre de l'Énergie Mourad Adjal, cité par TSA. Le réseau électrique étant interconnecté, l'incident a provoqué des fluctuations en cascade qui ont fait disjoncter une grande partie de l'est du pays.
Selon la presse algérienne, plusieurs wilayas se sont retrouvées dans le noir, dont Alger, Constantine, Jijel, Bouira et Tizi-Ouzou, au pire moment : celui des fortes chaleurs, quand ventilateurs et climatiseurs tournent sans relâche.
Déclarations graves de Saïd Bensdira
Selon, Saïd Bensdira, un activiste algérien résidant à Paris, connu habituellement pour être le portevoix d’une frange de l’appareil sécuritaire. Dns une vidéo, Bensdira évoque les Causes réelles de la panne. En effet, l'Algérie possède 12 générateur électrique:
3 centrales électriques sont hors service et leur réparation n'est pas envisageable pour le moment.
5 centrales électriques offertes au Niger: En désaccord avec le Mali, l’Algérie tente de maintenir son influence au Sahel en passant par le Niger. Le pays dirigé par Abdelmadjid Tebboune a généreusement offert des centrales électriques à Niamey.
4 centrales électriques sont en service et approvisionnent l'Algérie et la Tunisie en électricité.

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Causes de la panne
La panne n'arrive pas par hasard. Avec des températures atteignant 49 °C dans le sud du pays, la consommation électrique algérienne s'est envolée ces derniers jours : un pic historique de 21 378 mégawatts a été enregistré lundi, un record absolu pour le pays, sous l'effet de la climatisation. C'est ce cocktail chaleur extrême + humidité + demande record qui a eu raison de l'installation de Sidi Okba, alors que le pays combat aussi plusieurs feux de forêt.
Étendue et impact
La panne a touché 16 wilayas, incluant des régions comme Alger, Bouira, Constantine, Tizi-Ouzou, Jijel, Ghardaïa, et d’autres localités de l’Est. Des millions de foyers ont été privés d’électricité en pleine nuit, dans des conditions de chaleur dépassant 48°C, ce qui a accentué l’inconfort et les risques pour les populations vulnérables
Conséquences et enseignements
Cette panne met en lumière la vulnérabilité du réseau électrique algérien face aux pics de consommation et aux conditions climatiques extrêmes. Malgré les investissements récents dans la modernisation du réseau, la dépendance à une infrastructure unique à Sidi Okba a provoqué un black-out d’ampleur exceptionnelle.
En Tunisie, l'onde de choc est passée par l'interconnexion
L'incident ne s'est pas arrêté à la frontière. La Tunisie, qui s'appuie sur des accords d'échange d'électricité avec l'Algérie pour passer les pics de demande, a vu ces transferts se réduire au plus mauvais moment. Le PDG de la STEG, Fayçal Trifa, a reconnu que les coupures de ces derniers jours résultent de trois facteurs : la canicule exceptionnelle, une consommation record aux heures de pointe (13 h - 17 h, climatisation oblige) et l'incident survenu à Sidi Okba, comme le rapporte La Presse de Tunisie.
Pour éviter le pire, la STEG procède à des délestages ciblés : des coupures temporaires, zone par zone, destinées à préserver l'équilibre du réseau et à écarter le risque d'un blackout généralisé, dont le rétablissement pourrait prendre plus de 24 heures. La compagnie cite en exemple la panne géante qui avait paralysé l'Espagne en 2025, et appelle les Tunisiens à modérer leur consommation aux heures les plus chaudes.

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