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La République Fédérale de Kabylie: Condamné à mort pour un Tatouage Amazigh🔱 en algérie... [Analyse] By- Gherrabi Mohammed


Dans le dossier du meurtre de Djamel Bensmaïl, un cas trouble refait surface: celui de deux cousins, Khellili Syfax (K.S) âgé d’une vingtaine d’années et K.L dans la quarantaine. Selon Athmane Bessalem, avocat et militant des droits humains, K.S a été condamné à la peine capitale malgré l’absence de preuves matérielles, et sa condamnation tiendrait à l’interprétation d’un tatouage ⵣ. L’affaire s’inscrit dans une procédure judiciaire massive ouverte après le lynchage survenu en août 2021 en Kabylie.

Une route, des incendies, puis l’arrestation à l’hôtel

Le 11 août 2021, jour du meurtre, K.S et son cousin K.L ne seraient pas des “chasseurs d’homme”. Dans le récit livré à Noomid par maître Athmane Bessalem, ils participent d’abord à l’effort local face aux incendies : coups de main, déplacements entre villages, alertes de départs de feu.

Selon l’avocat, les deux hommes prennent ensuite la route vers un village où l’on signale un incendie ayant touché la maison d’une tante. Le feu maîtrisé, ils remontent vers Larbaâ Nath Irathen. Sur le trajet, ils auraient aperçu une voiture blanche. K.S et K.L ne sont pas au courant à ce moment, mais la victime serait alors aux mains de personnes qui la livrent à la police. Les deux cousins rentrent chez eux, sur la demande du plus agé K.L.

La raison, toujours d’après Me Bessalem : K.L est chauffeur routier et doit partir très tôt, le lendemain, pour un trajet de marchandise vers le Sud. K.S l’accompagne “occasionnellement” comme aide-chauffeur.

Ils partent à l’aube, roulent jusqu’à In Salah et s’arrêtent dans un hôtel pour la nuit. L’avocat affirme que c’est là, au moment du petit-déjeuner à leur réveil, que la police intervient : l’hôtel encerclé, une unité de la BRI sur place, et une arrestation brutale. Il rapporte une phrase qui aurait été prononcée à ce moment-là par un agent de police : « vous les gens de Larbaâ Nath Irathen, vous êtes des assassins » en s'adressant aux deux suspects.

“Machine juridico-politique” et accusations de tortures

Me Bessalem décrit ensuite “le calvaire” : violences physiques et morales, pressions, et une instruction qu’il juge menée à charge.

L’avocat cite aussi un passage qu’il attribue aux conclusions de l’enquête, dont la traduction de l'arabe au français serait :

« La présence du prévenu (K.S, NDLR) sur les lieux du crime ne peut être expliquée que par son implication dans cet assassinat abject. »

Pour lui, cette phrase résume “l’absurdité” du dossier : un raisonnement qui tient lieu de preuve.

Un acquitté, un condamné : le point qui fait basculer le dossier

La divergence de sort entre les deux cousins est l’élément le plus troublant du récit.

Selon Me Bessalem, K.L est finalement blanchi et libéré. K.S, lui, est condamné à la peine capitale, avec des qualifications lourdes : “assassinat” et “terrorisme”.

Pourquoi l’un et pas l’autre, alors qu’ils ont été poursuivis dans la même affaire ? La réponse de l’avocat est nette : la condamnation de K.S tiendrait à l’interprétation par la police judiciaire d’un tatouage ⵣ (signe amazigh) sur son bras, devenu un marqueur identitaire transformé en indice à charge.

Un procès de masse, et des condamnations à mort en série

Le dossier “Bensmaïl” est, par nature, un monstre judiciaire. En première instance, en novembre 2022, 94 accusés ont été jugés : 49 condamnations à mort ont été prononcées, avec des peines de prison et des acquittements.

En appel, le 23 octobre 2023, la cour d’Alger a condamné 38 personnes à la peine capitale, sur les 94 jugées.

En Algérie, la peine de mort est prévue par la loi, mais le pays observe un moratoire de fait sur les exécutions depuis 1993 — ce qui n’empêche pas les juridictions de prononcer des condamnations capitales.

La Cour suprême : un nouveau procès

Le volet procédural reste mouvant. Une acceptation de pourvois en cassation par la Cour suprême d'Algérie, ce qui ouvre la voie à une nouvelle audience le 4 mars prochain à Alger.

Un détail intime au cœur d’une peine capitale

Le dossier Bensmaïl est né d’une journée de peur et de chaos, dans une région — Kabylie — ravagée par les feux et les rumeurs. Les procès qui suivent visent à juger un lynchage, mais ils disent aussi autre chose : le degré de confiance dans l’enquête, la façon dont on attribue des rôles dans une foule, et les indices qui comptent — ou qui écrasent tout.

Si la thèse de Me Bessalem se vérifie, K.S n’aurait pas été condamné pour ce qu’il a fait, mais pour ce qu’un symbole sur sa peau a fini par signifier dans un dossier déjà saturé.

Dernier élément rapporté par l’avocat : K.L, libéré, serait mort peu après dans un accident de la route, sur l’axe qu’il empruntait — le même, dit-il, qui l’avait conduit en prison.

Tatouage berbère

Le tatouage berbère traverse les siècles. Il raconte l’identité amazighe, protège, célèbre et orne. Des motifs géométriques précis, un langage symbolique riche et une technique franche composent cet héritage. Le sujet mérite une approche rigoureuse, respectueuse et créative.

Le tatouage amazigh s’enracine dans des sociétés pastorales et artisanes. Il marque l’appartenance, le statut, et sert d’amulette. Des signes simples, comme le triangle ou le losange, codent la fertilité, la protection et les cycles de la nature. La peau devient archive. Chaque signe parle. Au XXe siècle, les tatouages faciaux reculent sous l’effet des changements sociaux et religieux. La pratique se réinvente aujourd’hui dans les ateliers de tatouage contemporain. Les artistes puisent dans le vocabulaire traditionnel et l’adaptent à des lignes fines, du blackwork et du dotwork. L’éthique guide ce renouveau. Le sens précède l’esthétique.

Les motifs amazighs fonctionnent comme un alphabet visuel. Ils activent une protection apotropaïque, fixent la mémoire des lignées, balisent les rites de passage. La géométrie reste au centre. Le trait est net. Le rythme visuel se répète et crée une force graphique lisible.

Un même signe porte plusieurs lectures selon la tribu, le matériau ou la place sur le corps. Le contexte donne la nuance. La combinaison de symboles renforce le message talismanique et la cohérence esthétique.

La République Fédérale de Kabylie: L'ONU doit impérativement instituer une Mission des Nations Unies "MINUKA"... Prévenir le génocide, une responsabilité qui pèse sur tous.
Rafaëlle Maison, professeur de droit international, rappelle que la notion juridique de génocide ne se limite pas à la poursuite pénale de ses auteurs ou complices. Elle s’accompagne d’obligations de prévenir le génocide qui pèsent sur tous les Etats Parties à la Convention de 1948, lesquels peuvent agir en ce sens dans le cadre de l’ONU ou même hors de ce cadre.
Le 14 décembre 2025, la République Fédérale de Kabylie est devenue le dernier né des pays du monde.

Le Mouvement pour l’autodétermination de la Kabylie (MAK) a proclamé dimanche à Paris l’indépendance de la « République fédérale de Kabylie », lors d’une cérémonie privée organisée malgré une interdiction préfectorale initiale.

Réunies dimanche 14 décembre 2025 à Paris, les figures du Mouvement pour l’autodétermination de la Kabylie (MAK) ont proclamé solennellement l’indépendance de la Kabylie, rebaptisée à cette occasion « République fédérale de Kabylie ».

Le choix du 14 décembre fait explicitement écho à la résolution 1514 des Nations unies, adoptée à la même date en 1960 et qui ouvrait officiellement la voie au processus mondial de décolonisation. Aksel Bellabbaci explique que «fixer la proclamation ce jour-là, c’est inscrire l’événement dans la continuité des luttes historiques pour la souveraineté» et «rappeler aux institutions internationales que le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes demeure un principe universel, même si leur liste des territoires à décoloniser n’a pas été actualisée depuis 1961». Ainsi, la date n’est pas un simple repère calendaire mais un message politique adressé à la communauté internationale, une manière d’affirmer que la revendication kabyle s’inscrit dans un continuum historique reconnu.

La cérémonie s’est tenue dans un lieu privé de la capitale française, à proximité de l’Arc de Triomphe, devant une assistance composée de militants, de cadres du mouvement et de plusieurs personnalités étrangères, selon les organisateurs.

La déclaration a été suivie d’un discours du président du MAK, Ferhat Mehenni, présenté par le mouvement comme le président de la nouvelle entité proclamée. L’hymne kabyle a ensuite été entonné avant des prises de parole de parlementaires, d’acteurs associatifs et de militants venus notamment de France, du Canada, du Royaume-Uni et d’Israël. Les intervenants ont salué un événement qualifié d’« historique », dont les images et déclarations ont été largement diffusées sur les réseaux sociaux.

La tenue de la cérémonie intervient après plusieurs rebondissements. L’événement devait initialement se dérouler au Palais des Congrès de Versailles, dans le département des Yvelines, avant d’être interdit par une décision préfectorale invoquant un « risque sérieux de troubles à l’ordre public ». Les organisateurs avaient engagé un recours en urgence devant le tribunal administratif, sans obtenir de décision dans les délais qu’ils espéraient. Le choix d’un lieu privé a finalement permis au MAK de maintenir la cérémonie, dans le respect du cadre légal français, tout en évitant un rassemblement sur la voie publique.

Un important dispositif de sécurité a été déployé aux abords du site afin de prévenir tout incident. Selon les organisateurs, des appels à des contre-rassemblements avaient circulé, attribués à des réseaux proches des autorités algériennes, opposées à toute revendication indépendantiste en Kabylie.

La proclamation unilatérale constitue une démarche inédite dans l’histoire politique de l’Algérie depuis son indépendance en 1962. Jusqu’à présent, les revendications portées par le MAK s’inscrivaient principalement dans un registre identitaire et autonomiste. L’acte posé dimanche marque un changement de registre, assumant une logique ouvertement indépendantiste et visant, selon ses promoteurs, à interpeller l’opinion publique internationale, les chancelleries étrangères et les institutions multilatérales.

Cette initiative intervient dans un contexte de relations tendues entre le mouvement kabyle et les autorités algériennes, qui considèrent le MAK comme une organisation illégale. Pour ses responsables, la proclamation ouvre une nouvelle phase de mobilisation et d’internationalisation du dossier kabyle, avec des conséquences politiques qui devraient se faire sentir tant sur le plan interne qu’international.

À l’accession à l’indépendance de l’Algérie, le peuple Kabyle était convaincu qu’une nouvelle ère prenait son envol, une ère, où plus aucun obstacle ne pourrait entraver son épanouissement. La Kabylie a libéré son territoire, mais son peuple est resté colonisé. La singularité de ce peuple a été utilisée, comme un élément de déstabilisation de l’Algérie, afin de justifier les oppressions menées par tous les gouvernements qui se sont succédés.

L’histoire de ce Territoire, communément appelé par l’ensemble des Kabyles "Tamurt, i.e Pays", est caractérisée par une lutte identitaire qui trouve son essence dans la définition même d’un peuple : Le peuple Kabyle (plus de 12 millions de kabyles, territoire de 40 000 km2)

La définition la plus communément acceptée pour le terme ‘’peuple’’ est tributaire de 2 conditions : la première étant objective et s’attelle à des éléments historiques, ethniques, linguistiques et culturels. La seconde est subjective, caractérisée par le vouloir-vivre ensemble, la vision d'un avenir commun et le sentiment d’appartenance au même groupe. Ce second élément état le plus saillant.

La naissance des nouveaux Etats se fait principalement dans la violence (à quelques exceptions près). Or, depuis quelques années, les Nations sans Etats, à l’image de la Kabylie, ont su innover pour tirer profit des voies légales et pacifiques, en s’appuyant sur le droit international. Les prérequis à cette autodétermination sont multiples, dont celui de la légitimité. En outre, un peuple autochtone exprime son souhait de se séparer du pays que lorsqu’il est renié dans son existence et dans ce qui le définit : sa langue et sa culture. La langue demeure, de fait, le facteur déterminant dans la résistance d’un peuple ayant perdu sa souveraineté.

L’histoire récente de la Kabylie (dernier siècle) a été marquée par la revendication identitaire (1949 crise dite berbériste – 1963 – 1980 - 1994/1995 – 1998 - 2001 le Printemps noir de Kabylie, 2019 à nos jours) Le Printemps Noir (Avril) 2001, théâtre de l’assassinat de plus de 120 jeunes manifestants pacifistes kabyles par la Gendarmerie algérienne, au moyen de balles explosives (plus de 5000 blessés dont plus d’un millier d’handicapés) marque un tournant décisif dans la relation Algérie - Kabylie.

Il s'en suit un divorce politique de près de trois années, période durant laquelle le territoire kabyle vécut en quasi autonomie, en s’appuyant sur l’organisation politique kabyle ancestrale, connue sous le nom de ‘"Archs" En juin 2001, le Mouvement pour l’Autonomie de la Kabylie (MAK) voit le jour et porte le projet de l’autonomie régionale, pour mettre un terme à cette confrontation permanente entre le pouvoir algérien et la Kabylie.

Ce mouvement évoluera quelques années plus tard vers l’Autodétermination avec un objectif exprimé: L’indépendance. La mise sur pied du Gouvernement Provisoire Kabyle (GPK - Anavad) en exil, eut lieu le premier juin 2010. Son Président est Mr Ferhat Mehenni, fervent défenseur des droits de l’homme depuis plus de 40 ans (co-fondateur de la ligue algérienne des droits de l’homme), homme politique, écrivain et poète-chanteur Kabyle et lauréat du prix de la paix Gusi en 2013.

L'ONU doit impérativement instituer une Mission des Nations Unies en kabylie "MINUKA"

La situation en Kabylie continue de constituer une menace pour la paix internationale et la sécurité dans la région, le Conseil de sécurité est dans l'obligation d'instituer une Mission des Nations Unies en Kabylie (MINUKA) pour consolider la paix et la sécurité et contribuer à mettre en place les conditions nécessaires au développement.

Le plan «Zéro Kabyle»... Un Génocide à huis clos

Cette Mission doit avoir la protection des civils au tout premier rang de ses priorités, la surveillance et les enquêtes en matière de droits fondamentaux, la création de conditions d’acheminement de l’aide humanitaire et l’accompagnement pour la création d'un Accord de cessation des hostilités contre ce nouveau Etat.

Depuis 1962, le peuple kabyle est soumis à l’oppression du pouvoir algérien

La répression en Kabylie par l'État algérien est un phénomène historique et persistant, marqué par une violence étatique depuis l'indépendance, notamment durant le Printemps berbère (1980) et le Printemps noir (2001), où des manifestations pour l'identité berbère et la justice sociale ont été brutalement réprimées, causant des dizaines de morts, des milliers de blessés et des arrestations massives. Ces répressions incluent des interventions militaires, des violences policières, des assassinats ciblés d'opposants, et une marginalisation politique et culturelle.

Pourtant, l’Algérie a ratifié plusieurs conventions de l’ONU régissant les droits de l’homme.

Quelle est la raison pour laquelle les institutions internationales tolèrent que des pays, qui sont censés respecter les droits de l’homme, les bafouent de manière éhontée ?

L’Algérie, pays totalitaire, a ratifié les conventions internationales des droits humains, pour obtenir une respectabilité, mais aucune application ne sera suivie car elles ne sont pas contraignantes dans leur application. Ce n’est que mascarade.

L’Algérie a même réalisé une prouesse en devenant membre de la commission des droits de l’homme de l’ONU. Les membres de cette commission ont-ils examiné la manière dont les droits de l’homme sont appliqués en Algérie avant d’accepter d’inclure ce pays dans cette commission ?

Il est temps que les Nations Unies mettent en place une application obligatoire des conventions des droits de l’homme ratifiées, sous peine de sanctions.

D’ores et déjà, il est impératif que les Nations Unies demandent au régime algérien la libération de tous les détenus politiques et d’opinion, ainsi que l’abrogation immédiate de l’article 87 bis du code pénal.

Le tournant marquant date du printemps 2021, lorsque le pouvoir a classé comme « organisation terroriste » le Mouvement pour l’autodétermination de la Kabylie (MAK) et a arrêté des centaines de ses militants et d’opposants indépendants accusés d’appartenir à cette organisation. La vague d’arrestations en Kabylie s’est soldée en novembre 2022 par une parodie de justice à l’issue de laquelle ont été prononcées, en moins de trois jours, 102 sentences, dont 54 condamnations à mort [officiellement prononcées contre les auteurs présumés du lynchage d’un jeune homme suspecté à tort de pyromanie, perpétré le 11 août 2021 en Kabylie, alors que la région était la proie d’incendies] et de nombreux autres verdicts lourds allant jusqu’à la perpétuité.

Historiquement la Kabylie n’appartenait pas à l’Algérie qui n’existait pas encore en tant que pays et "Etat algérien" dans des frontières fixées, reconnues.

La Kabylie était autonome, indépendante jusqu’en 1859, c’est à dire 29 ans après la conquête française des territoires voisins algériens et 20 ans après l’appellation "Algerie" en 1839 de ces mêmes territoires. Battue, exsangue à la bataille d’ Icheriden le 24 Juin 1857, elle fut intégrée à ce pays par la force de la baïonnette.

Livrée à la vindicte populaire en permanence, de par sa soif de liberté et sa fidélité à son identité, à sa spécificité, à la promesse de sortir la Kabylité de son état folklorique que lui avait destinée cet Etat algérien diabolique, rejetée par soupçons et liens étrangers supposés avec ceux-ci ou ceux-là, la Kabylie veut aujourd’hui, par la volonté et la détermination indéfectible de ses enfants, retrouver son statut originel de pays libre et indépendant.

Un peuple ne se lève pas un matin et dit par caprice: tiens, il fait mauvais temps, je vais de ce pas revendiquer mon indépendance. C’est au contraire un long processus de conscientisation sur sa situation de peuple colonisé qui l’amène à introduire dans le débat la problématique de l’indépendance .

C’est le cas de la Kabylie qui se voit spoliée de ses droits existentiels par la volonté manifeste du système politico-religieux algérien qui lui impose le seul dilemme : abdiquer ou… abdiquer.

Oui, et s’il n’y avait qu’une seule justification, elle serait l’article 1 aliéna 2 de la charte des Nations unies ratifiée par l’état algérien qui stipule : "tous les peuples ont droit à l’autodétermination et que, en vertu de ce droit, ils sont libres de choisir leur statut politique et d’oeuvrer à leur développement économique, social et culturel." Mais comme vous le savez, l’Algérie ne le reconnaît qu’à la Palestine et à une poignée de miliciens de la pseudo "rasd" pour laquelle elle mobilise sa diplomatie, son armée et un budget pour lui arracher une "indépendance-dépendance" en entretenant un climat de guerre à la frontière marocaine; cependant que des kabyles algérianistes qui y ont été mobilisés, ou leurs enfants, et qui soutiennent donc de fait cette tension guerrière avec le Maroc, cherchent à imputer au MAK la possibilité de violence par son projet d’indépendance alors qu’il proclame urbi et orbi une démarche strictement pacifique et diplomatique par le biais des instances internationales.

En 1949, on traitait de berbéristes et de séparatistes ceux qui avaient soulevé au sein du PPA (Parti du Peuple Algérien) la question de la définition de l’identité algérienne. À cette époque-là, la population algérienne était constituée de Berbères (Kabyles, Chouias, Mozabites, Touaregs, etc), de Français, d’Arabes et de Juifs. La direction du parti, à sa tête Messali Hadj, définissait l’Algérie comme étant un pays arabe et musulman et faisait abstraction de tout le reste.

Finalement, il s’agissait d’une crise issue du manque flagrant de la pratique démocratique au sein de ce parti indépendantiste. Au lieu d’opter pour le dialogue et le débat afin de trouver une solution au conflit, on recourait à la violence, aux menaces et à la désinformation. On avait chargé 14 personnes de préparer un guet-apens contre Bennaï Ouali à la Place du Square d’Alger. « Le jour J, ces hommes se sont jetés sur Ouali Bennaï qui venait de quitter le café du Square. Il réussit grâce à son imposante corpulence à repousser ses agresseurs qui l’ont blessé au visage. Il se retourne vers ceux qui n’ont pas pris la fuite pour leur dire qu’il leur pardonnait leur méfait et qu’il n’en voulait qu’à ceux qui les ont chargés de l’agresser ».

Ali Ferhat de Larbâa Nat Iraten, traité de berbériste au même titre que Bennaï, a fait l’objet d’une tentative d’assassinat le mercredi 17 août 1949, jour de marché hebdomadaire à Fort National. Il a reçu une balle en pleine poitrine et a été laissé pour mort avant d’être évacué vers l’hôpital de Tizi-Ouzou où on lui a promulgué des soins lui ayant permis d’avoir la vie sauve.

Quelques années plus tard, le FLN n’a pas fait mieux, il a continué à cultiver la violence de la même manière que son ancêtre le PPA. Bennaï Ouali et Amar Ould Hamouda ont été exécutés sans jugement et sans véritable raison en pleine révolution. Ceux qui avaient donné l’ordre de les exécuter ont été assassinés à leur tour quelques années plus tard. Des centaines d’autres innocents, voire des milliers, ont été tués avant, durant et après la révolution algérienne.

Pendant plusieurs années, la génération post-indépendance, ne connaissait pas ce côté sombre de notre histoire, car celle-ci a été réécrite et falsifiée. Ils leurs enseignaient à l’école que Ben Badis aurait combattu la colonisation en faisant usage de son stylo; au début, comme ils étaient imprégnés par la vision officielle expliquant que la décolonisation serait le fruit des armes de leur vaillants combattants, ils avaient compris qu’il éborgnait les soldats français avec son stylo.

Ils leurs racontait à l’école que l’Émir Abdelkader, sans leurs expliquer comment il avait pu obtenir ce titre d’Émir, serait le premier à avoir combattu la France colonisatrice et il était le père fondateur de la nation algérienne. Ils leurs disait également qu’en Algérie il n’y avait qu’un seul peuple et une seule religio : un peuple arabo-musulman, tout le reste n’était que mirage.

Les professeurs de l’éducation religieuse ne cessaient de leurs rabâcher la haine des Israélites et des autres religions. Pour eux les juifs serait un peuple maudit ayant occupé illégitimement la Palestine, une terre musulmane et sacrée, tout musulman digne de ce nom devrait les combattre.

En grandissant et grâce à la lecture, ils sont parvenus à détricoter ces tissus de mensonges. Ben Badis n’a jamais pris part à la révolution algérienne, d’ailleurs, il est décédé bien avant son déclenchement. De son vivant, il a toujours œuvré pour une Algérie française, à aucun moment, il n’a fait allusion dans ses écrits à combattre militairement la colonisation.

En ce qui concerne Abdelkader, l’Émir de Mascara, ils ne leurs a jamais raconté toutes les péripéties après sa reddition, celui qui était devenu ensuite l’ami de la France. Il avait droit à une pension au même titre qu’un général ayant servi toute sa vie dans l’armée française. Ce qui explique les raisons pour lesquelles, il avait condamné le soulèvement de 1871 en Kabylie tout en apportant son soutien indéfectible à la France. Son histoire est comparable à celle du Général Pétain, héros durant la Première Guerre mondiale, mais traître après le déclenchement de la deuxième.

Pour ce qui est des Israélites, l’histoire nous enseigne que les juifs d’Algérie vivaient en Afrique du Nord depuis l’époque de Nabuchodonosor, 10 siècles avant l’arrivée des Arabes. Ce sont des citoyens algériens au même titre que les autres. À l’époque du prophète musulman, non seulement ils étaient présents en masse en Palestine, mais aussi à Médine et dans d’autres régions de la péninsule arabique actuelle. À l’école, ils leurs parlait de Sidna Daoud et Sidna Souleyman tout en omettant de préciser qu’il s’agissait des rois juifs David et Salomon.

Pourquoi devrions-nous vénérer ces rois et haïr leurs sujets ?

72 ans plus tard, au même endroit où Ali Ferhat a été transpercé par une balle, Djamel Bensmaïl, un artiste et un humaniste, a été sauvagement assassiné et la majorité des analystes pointent du doigt les autorités comme étant les seules responsables de ce crime abject. Ses assassins criaient « Allahou Akbar », un cri qu’on n’entend jamais en Kabylie lors des manifestations, ce qui nous permet de dévisager l’identité de ses auteurs. On peut conclure que dans ce pays les choses n’ont pas évolué d’un iota, la culture de la violence n’a fait que prospérer.

Par ce crime, on a créé une diversion permettant de dissimuler les conséquences d’un incendie ravageur ayant causé environ 190 morts, parmi eux des bébés et des femmes enceintes. À cela, il faudra ajouter un désastre écologique ayant entraîné la destruction d’une partie considérable de la faune et de la flore en Kabylie, sans oublier les milliers de victimes de la catastrophe sanitaire qui est toujours en cours et dont on ne parle presque plus.

  • Qui sont les responsables de cette hécatombe?

  • Pas d’accusés ?

  • Pas de pardon ?

  • Pas d’enquête ?

Ce pouvoir, tirant à hue et à dia, brille par sa monstruosité, son incompétence et son irresponsabilité. Sa place est dans le box des accusés d’un tribunal. La haine, la violence et les mensonges ne font pas nation. Ils ne sont qu’une nébuleuse dont il faudra s’extirper pour ne pas finir dans le chaos. Mourad At Yidir, Universitaire

*Ali Guenoun : « La question kabyle dans le nationalisme Algérien 1949 – 1962 » Editions Le Croquant.

Avec l’arrivée de Tebboune et du Général Chengriha, cette oppression a pris un tournant différent. C’est un terrorisme et un racisme d’État contre le peuple kabyle qui s’est installé. Depuis sa révision en 2021, l’article 87 bis du code pénal est devenu un outil de répression utilisé par une justice aux ordres du pouvoir.

La répression politique qui frappe régulièrement la Kabylie, principale région berbérophone d’Algérie, est en lien avec l’héritage nationaliste du pays, porteur, dès ses origines, d’un projet autoritaire et unanimiste

Le nombre d’arrestations n’a jamais été aussi élevé.

Certaines personnes sont même accueillies dès leur arrivée à l’aéroport en provenance du pays où elles résident. Le voyage se conclut dans une gendarmerie. Les prévenus sont souvent soupçonnés d’être des terroristes, de porter atteinte à la sûreté de l’État ou à l’intégrité du territoire, selon l’article 87 bis du code pénal. Les décisions prises par les tribunaux sont expéditives et les sanctions infligées sont extrêmement sévères.

À l’heure actuelle, des centaines de prisonniers sont retenus prisonniers par le pouvoir algérien, 38 d’entre eux ont été condamnés à la peine capitale.

Le seul reproche qu’on peut adresser à ces détenus, c’est de nourrir une passion pour leur langue, culture, art et histoire, et de vouloir préserver leur identité.

Le pouvoir algérien aspire à éradiquer l’identité kabyle. Seules l’arabité et l’islamité ont grâce à ses yeux. Il faut bannir les cultures autochtones.

L’algérie coloniale, interdit la robe kabyle (Taqendurt🥻) à l’école.

En voulant détruire l’Histoire Kabyle, c’est la Kabylie qu’ils veulent déconstruire. Et en déconstruisant la Kabylie, c’est le peuple Kabyle qu’ils veulent faire disparaître

L’algérie coloniale, interdit la robe kabyle (Taqendurt) à l’école🥻

«Pour détruire un peuple, il faut détruire ses racines». N’oubliez jamais cet avertissement d’Alexandre Soljenitsyne.

La robe kabyle, est un costume traditionnel algérien, vêtement populaire de Kabylie. Elle se caractérise par des couleurs vives et des lignes simples. De nos jours, elle se porte quotidiennement par les filles et les femmes kabyles.


Robe kabyle (Taqendurt🥻)

La robe kabyle est une robe qui se caractérise par sa coupe simple, faite dans des cotonnades imprimées de motifs fleuris polychromes. La fouta aide à le maintenir en place autour des hanches et des jambes. Elle possède un empiècement rectangulaire (lebt'an), ses manches longues sont terminées soit par un poignet, soit par plusieurs galons plats de couleur.

Elle se caractérise par des couleurs vives et des lignes simples. Elle est garnie au niveau de la poitrine de motifs brodés en zigzag et de bouclettes (dentelles kabyles) de plusieurs couleurs. En outre, la robe des Ouadhias se caractérise par une utilisation de beaucoup de dentelles, de couleurs et la forme du corset est ronde.

Une autre robe de dessus, sans manches appelée Taksiwt, possède dans le dos un empiècement qui descend jusqu'à la taille. La robe de fête est garnie plus abondamment, ses galons sont de couleurs assorties ou contrastées. De nos jours, la robe est devenue plus légère, ses broderies sont de plus en plus fines. Elle fait désormais partie du trousseau de la mariée d'autres régions.

Un geste symbolique... Un geste qui dérange....??

Parée d’une robe kabyle, L'ambassadrice des États-Unis d'Amérique en algérie, Mme Elizabeth Moore Aubin. a chaleureusement souhaité ses meilleurs vœux aux algériens pour pour Yennayer.


 Kabylie: kidnapping et torture de la présidente du CMA, Kamira N’Ait Sid, par la police politique algérienne… 

 La coprésidente du Congrès Mondial Amazigh (CMA), Kamira N’Ait Sid a été placée en garde à vue par la police à Alger en prévision de sa présentation devant le procureur du « tribunal » de Sidi M’hamed qui a émis un mandat d’arrêt contre elle.

Dans cet État algérien de non droit, l’opération zéro kabyle continue en toute impunité et l’intolérable silence radio et l’indifférence de la communauté internationale…

La police qui a nié toute implication dans l’enlèvement de Massa Kamira N’Ait Sid a fini par avouer être l’auteur de ce kidnapping.Plus de 48 heures après sa disparition aucune information n’a été divulguée sur cet enlèvement digne des méthodes de la grande mafia, malgré les inquiétudes et les recherches de ses proches très inquiets.


Selon des sources proches du tribunal Sidi M’hamed, elle serait « citée dans trois affaires dont une en lien avec le leader du Mouvement pour l’autodétermination de la Kabylie (MAK) Ferhat M’henni». « Kamira a été interpellée près de chez elle à Draa Ben Khedda alors qu’elle est sortie pour faire des courses pas loin de chez elle » ajoute notre source.

L’alerte de sa disparition a été lancée il y’a deux jours par son frère Amar sur les réseaux sociaux après sa disparition de l’appartement ou elle séjournait à Dra Ben Khedda à Tizi Ouzou. Kamira, militante engagée pour la cause amazighe en Afrique du nord serait impliquée dans trois affaires en lien avec le MAK.

Suite à sa disparition, le Congrès Mondial Amazigh n’a pas tardé à réagir et à exprimer son inquiétude. «Le Congrès Mondial Amazigh n’accuse personne mais nous vous demandons instamment de déclarer publiquement si ce sont vos services qui ont enlevé et qui détiennent Kamira Nait Sid ou pas. Si cela n’est pas le cas, quels moyens l’Etat met-il en œuvre pour la retrouver le plus vite possible ? Quoi qu’il arrive, votre responsabilité individuelle est engagée».

Nous avons contacté sa famille et ses proches affirment n’avoir reçu aucun appel de leur fille. Le code des procédures pénales garantit le droit aux personnes arrêtées d’effectuer un appel téléphonique dès leur placement en garde à vue conformément aux articles 51 bis et 51 bis 1.

Quelques semaines uniquement après le classement du MAK comme «organisation terroriste» par le haut conseil de sécurité, la cabale est vraisemblablement lancée contre les militants des deux mouvements.


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