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Algérie: La Prostitution, "sacrifice institutionnalisé du corps", adopté par les généraux... Analyse


Les Africains et les Chinois relancent l’économie de la prostitution en Algérie

L’Algérie est plongée dans le bourbier de la prostitution depuis le colonialisme turc, qui fut le premier à poser la première pierre de la prostitution sous licence en Algérie afin de divertir les soldats janissaires et en passant par le colonialisme français, jusqu’aux bordels tenus par des hauts responsables…

La prostitution en Algérie à l’époque Ottomane et française

L’histoire de l’Algérie coloniale est souvent abordée du point de vue des bouleversements économiques et politiques engendrés par l’occupation française. Mais cette dernière entraîna un remaniement dans la sphère de l’intime qui fut tout aussi significatif, bien que peu étudié. Dans cet épisode, Aurélie Perrier se penche sur la question de l’évolution des formes de sexualités illicites en Algérie, particulièrement de la prostitution. Organisée et mise en place par les autorités françaises dès l’arrivée des premières troupes en 1830, la régulation de la prostitution apparait rapidement comme un enjeu médical et social majeur pour les français : il s’agit à la fois d’enrayer le péril vénérien qui sévit au XIXe siècle et d’assurer la pureté de la race « blanche » en limitant les contacts sexuels entre les deux communautés (européenne et autochtone) au cadre prostitutionnel.


Si les courtisanes existaient bien à l’époque ottomane, leur statut était très différent. Nombre d’entre elles étaient musiciennes ou poètes, ce qui leur permettait de contribuer à la vie sociale et culturelle de leur société. Après 1830, la courtisane devient simple prostituée. Par ailleurs, les autorités françaises mettent en place de nouveaux espaces et modalités de contrôle des « filles soumises ». Le bordel et le quartier réservé, jusque là inconnus en Algérie, apparaissent dans une majorité de villes algériennes tandis que médecins et police des mœurs élaborent des règles rigoureuses visant à discipliner ces filles dont la sexualité et le mode de vie sont considérés comme dangereux.

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La prostitution en Algérie à l’époque...La prostitution en Algérie, héritage accepté

Ce phénomène ne cesse, cependant, de s’amplifier, surtout que les généraux l’adoptent et lui assurent une protection.

L’Algérie compte plus de 15 845 maisons de prostitution et environ 13 000 d’entre elles entretiennent des relations étroites avec des hauts responsables, ce qui signifie que l’État algérien est complice de ce crime, la situation révèle chaque jour l’augmentation du nombre de personnes impliquées dans ce sale métier, et la preuve est que ces réseaux sont toujours liés à la possession et à la commercialisation d’alcool et de drogues, en plus de l’exploitation des filles dont l’âge n’est pas supérieur à 18 ans.

Par le biais de ces maisons, l’État algérien permet ainsi l’existence d’une prostitution légale, non punie.

Une situation pour le moins paradoxale puisque l’article 343 du Code pénal algérien condamne le racolage d’une peine de 2 à 5 ans de prison et de 500 à 20 000 dinars algériens d’amende. Cette particularité peut s’expliquer selon deux hypothèses, pour le sociologue Abdessamad Dialmy : l’une historique, l’autre religieuse.

Un précédent rapport des services de la gendarmerie en Algérie sur les questions de prostitution et le démantèlement du réseau de la prostitution et de la commercialisation des femmes a confirmé la prostitution rampante dans toutes les régions d’Algérie, comme selon les statistiques de l’Institut Abbassa sur le phénomène de la prostitution en Algérie ces derniers temps, y compris sur l’ensemble du territoire national, à travers lesquels des chiffres terrifiants classés dans la catégorie de danger ont été atteints.

En résumé, il existe 1,2 million d´Algériennes qui se prostituent de manière clandestine.
4 millions d´Algériens tirent leurs ressources de ce type d´activité alors que 3 millions vivent de délinquance et autres métiers illicites. Une sombre image de l´Algérie indépendante.
Ce n´est plus la sonnette d´alarme qu´il faut tirer puisque le ver est réellement dans le fruit, mais c´est à une véritable thérapie de choc (économique, sociale et culturelle) qu´il faut procéder. Selon le rapport de l´Institut Abassa, frappé du sceau de la confidentialité, nous ne serions pas au bout de nos peines.
«Ce sondage ne livre pas non plus les données obtenues "off the record", c´est-à-dire hors questionnaire sur la population des SDF (sans domicile fixe), des errances et mendiants ainsi que sur les populations manifestant des pathologies psychologiques et psychiatriques; plus de deux millions», commente le rapport de l´Institut Abassa.

Il est donc bien nécessaire de tirer la sonnette d’alarme sur la propagation de ce phénomène, car même le Code pénal le considère comme un simple délit passible d’une peine d’emprisonnement pouvant aller jusqu’à deux mois, et qui est une peine très réduite qui pousse la pratiquante de la prostitution à exercer son ancienne activité immédiatement après sa sortie de prison, selon des sources officielles algériennes confirmant que la raison de l’augmentation du nombre des maisons de prostitution est du à la forte demande, en particulier des travailleurs étrangers africains et chinois, présents par dizaines de milliers dans toute l’Algérie, et c’est ce qui a fait gagner des milliards aux généraux grâce aux maisons de prostitution.

Prostitution: Le sacrifice institutionnalisé du corps... Démantèlement d’un important réseau de prostitution appartenant aux généraux algériens dans le pays du Golfe
Un réseau criminel spécialisé dans la prostitution et traite d’enfants a été démantelé

Les services de la sûreté de la wilaya d’Alger, représentés par les services de la 6e sûreté urbaine de Dely Ibrahim, ont réussi à arrêter 10 criminels dans une affaire de prostitution et de traite d’enfants sous couvert d’activité commerciale.

Selon la déclaration de la police de la capitale, le même service ont traité une affaire relative à la prostitution et la détention de drogues et de psychotropes sous couvert d’activité commerciale de type soins corporels, et l’opération, qui était sous la surveillance permanente et continue du procureur régional compétant et des membres de la brigade, après l’exécution d’un mandat de perquisition, a permis l’arrestation de 10 suspects, dont huit étaient des filles de l’âge de 13 ans, et deux femmes. Les mêmes éléments ont également pu saisir 5 kilogrammes de cannabis, ainsi que 180 comprimés psychotropes et un billet de 2000 dinars algériens contenant de la poudre blanche (cocaïne), ainsi que 160 pilules contraceptives et 130 préservatifs.


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