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Déportation forcée de 1975: Une des plus grandes déportations qu'a connu le 20e siècle... Vies et destins brisés, impunité... By - Gherrabi Mohammed

La déportation est l'action pour un pouvoir politique de contraindre une catégorie ou un groupe de personnes à quitter son habitat (territoire ou pays), soit pour l'obliger à s'installer autre part (déplacement forcé).

Les plus grandes déportations du 20e siècle incluent la Shoah (déportations vers les camps nazis comme Auschwitz depuis Drancy), le Génocide arménien (déportations massives par l'Empire ottoman) et les déportations staliniennes (comme celle des Coréens en URSS), marquant des tragédies humaines massives, la déportation forcée de 1975 manu militari vers le Maroc de plus de 350.000 familles marocaines vivant en Algérie, ces déportations sont souvent liées à des génocides ou des purges politiques.

18 décembre 1975 Le président algérien Houari Boumédiène (mohamed Boukharouba) ordonne l'expulsion massive et brutale des Marocains vivants en algérie

Jamais folie furieuse n’a éclaté dans notre région maghrébine comme elle le fit le 15 décembre 1975. Cette nuit, la fureur du colonel algérien Boumediene a atteint son paroxysme. Président, par la force des armes de « la République algérienne démocratique et populaire… », il a été outré par le succès de la « Marche Verte » (6 novembre1975) organisée par le Roi Hassan II pour la récupération du Sahara marocain qu’il convoitait. Aussi décida-t-il de se venger du Roi par l’expulsion des Marocains installés dans son pays.

L'expulsion des Marocains d'Algérie est un déplacement forcé de la diaspora marocaine vivant en Algérie vers le Maroc, qui a eu lieu en 1975, en réaction à la Marche verte qu’avait organisée le Maroc le 6 novembre de la même année pour récupérer son Sahara qui était sous occupation espagnole.

L'expulsion de 1975, appelée également la «Marche noire» par les expulsés marocains, a été lancée le 18 décembre 1975 par le président algérien, Houari Boumédiène, afin d'expulser en 48 heures des dizaines de milliers de Marocains résidant en Algérie, parfois depuis plusieurs générations. D'après des sources modernes, entre dix à trente-mille Marocains auraient été expulsé de force, tandis que cinq-mille auraient reçu la nationalité algérienne.

«Il n'y a pas de crime parfait, il y a des crimes impunis»

L'expulsion massive de Marocains d'Algérie, notamment dans les années 1970, est largement perçue comme une violation des droits humains et du droit international, qualifiée de crime humanitaire par des organisations de défense des droits, exigeant reconnaissance, excuses et réparation de l'État algérien, un événement douloureux qui reste une cicatrice dans la mémoire collective.

Ces immigrés Marocains s’étaient installés en Algérie pendant la colonisation, comme d’autres algériens s’étaient installés au Maroc. Une grande partie d’entre eux travaillaient dans l’agriculture, le commerce ou dans l’artisanat. Ils étaient comme chez eux car la mobilité de la population maghrébine entre l’Est et l’Ouest relevait de l’ordre normal des choses.

Nous sommes en décembre 1975, et le monde arabo-musulman célèbre la fête sacrée de Aïd al-Adha. Le Royaume du Maroc, sorti depuis quatre semaines à peine de l’épreuve – glorieuse néanmoins – de la Marche verte, se prépare à cette cérémonie collective de partage et de convivialité. Il ne se doutait pas que le régime voyou de Boumediene allait commettre ce que l’on qualifie volontiers d’un crime d’humanité. L’expulsion brutale et manu militari vers le Maroc de plus de 350.000 familles marocaines vivant en Algérie, dont plus des deux tiers s’y étaient installées des décennies avant. Elles y avaient construit leur vie, fait des enfants, travaillé pour l’Algérie, participé au combat de libération anti-coloniale, pris part au développement du pays et s’y étaient tout simplement identifiées !

350 000 Marocains résidant légalement en Algérie depuis des décennies, bien avant l’"indépendance" de ce pays, sont expulsés manu-militari. Hommes, femmes, enfants séparés souvent de leur mère et personnes âgées, ont été conduits, sans préavis et en moins de 48 heures à la frontière marocaine d’Oujda. Baptisée la « Marche Noire », elle l’était sur tous les plans. Elle découlait d’un esprit bien obscur et intervenait le 18 décembre 1975, jour de la grande fête musulmane du sacrifice.

Le Collectif international de soutien aux familles d’origine marocaine expulsées d’Algérie

Le Collectif international de soutien aux familles d’origine marocaine expulsées d’Algérie en 1975 (Cimea) tient une conférence de presse, mercredi 1er octobre 2025, au Club suisse de la presse à Genève (Suisse). La rencontre intervient dans le contexte du cinquantenaire de l’expulsion arbitraire qui a concerné les Marocains d’Algérie. Ainsi, elle a été consacrée à «la présentation d’un rapport inédit préparé par le Cimea, contenant des données précises et documentées, rendues publiques pour la première fois» depuis cette opération menée par le régime de Houari Boumédiène, fait savoir un communiqué.

Ce document revient sur les cas de ces expulsions en violation du droit international. «Il précise que les victimes ont été séparées de leurs proches, regroupées dans des centres, dépouillées de leurs biens, puis expulsées dans des conditions misérables, en plein hiver rigoureux, vers la frontière maroco‑algérienne», souligne-t-on. Cinquante ans plus tard, «cette tragédie humaine demeure largement absente de la recherche scientifique et des politiques de mémoire, et aucune reconnaissance officielle n’a été émise par les autorités algériennes», indique le Cimea.

Par ailleurs, cette conférence a été marquée par la présentation d’une étude: «Mémoire contre l’oubli: Pour la reconnaissance de l’expulsion des familles marocaines d’Algérie en 1975». Celle-ci «retrace le contexte historique et les événements entourant l’expulsion arbitraire des Marocains d’Algérie, ainsi que la situation juridique et des droits humains, sur la base d’une recherche scientifique rigoureuse s’appuyant sur des documents, faits et informations fiables, rendus publics pour la première fois».

Elle se fonde notamment sur «une analyse juridique et en matière de droits humains, menée à la lumière de la législation algérienne relative au statut des étrangers et des engagements bilatéraux, en articulation avec le droit international».

La rencontre a été animée par le militant des droits humains Abderrazak Hannouchi, membre du bureau exécutif du Collectif. Pour sa part, Mohamed Charfaoui, président du Collectif international, a présenté un résumé du rapport et les conclusions de l’étude. Houcine Bouasria, membre du bureau exécutif du Collectif international et victime de cette expulsion, livrera quant à lui un témoignage direct.

La vie continue, mais l’expulsion de ces maghrébins marocains d’un pays du Maghreb reste gravée à jamais dans la mémoire collective. Le film ci-après rappelle, d’une manière très soft, la tragédie de cette migration à rebours forcée par l’armée du pays voisin.

En tout cas, le Colonel est décédé trois ans plus tard, presque jour pour jour (28 décembre 1978) dans des conditions dramatiques et troubles. Il a laissé derrière lui l’ignominie de l’acte et la tristesse de personnes déracinées, de familles déchirées, de cœurs brisés, de vies cassées et de pauvres gens désemparés. Il voulait par cette migration à rebours forcée, écraser sous son poids un pays trop pauvre pour pouvoir la supporter.

Reste que l’héritage avalé par le corps des officiers du Colonel qui sont devenus Généraux continue, 50 ans plus tard, à diviser notre Maghreb, à casser son élan, à hypothéquer l’avenir de sa jeunesse et à pousser ces dirigeants à chercher parfois soutien auprès d’autrui. Quel gâchis !!!

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