top of page

Constat alarmant: Pour qui ces "algériens" roulent-ils?. Les "Spécialistes" du terrorisme? [Enquête]


La crise de l'élitisme républicain

Hasni Abidi, né en 1964 à Tébessa - Algérie, est un politologue algérien et suisse spécialiste du monde arabe. Il est directeur du Centre d'études et de recherche sur le monde arabe et méditerranéen (CERMAM) à Genève.

Enseignant au Global Studies Institute de l'Université de Genève, il est chercheur invité à Paris Panthéon-Sorbonne.

Politologue, spécialiste du monde arabe, Hasni Abidi est directeur du Centre d’études et de recherche sur le monde arabe et méditerranéen (CERMAM) à Genève et chercheur invité à Paris I La Sorbonne, chargé de cours au Global Studies Institute de l’Université de Genève Hasni intervient dans plusieurs formations universitaires sur les mutations actuelles dans le monde arabe. Il consacre ses travaux à l’évolution politique au Proche-Orient et au Maghreb ainsi que les rapports Nord-Sud. Titulaire d’un Doctorat en science politique de l’Université de Genève et diplômé en études européennes de l’IEUG, Hasni Abidi a travaillé comme consultant auprès de plusieurs institutions internationales dont le CICR, l’UNESCO, la CNUCED et l’UNAOC.

«Des cercles puissants et des groupes de pression sont à la manœuvre pour influencer les relations franco-algériennes » (Hasni Abidi)

Comme on pouvait s’y attendre, l'annonce du lancement, des manoeuvres de l’African Lion n’est pas passée inaperçue en Algérie. Mais cette fois, la presse à la solde du département d’Ahmed Medine, patron du renseignement militaire algérien (DRS), a été chercher une «réaction» à Genève pour donner à sa thèse conspirationniste un vernis de légitimité. Le boulot a été confié au quotidien Al Khabar qui nous rapporte, à partir de la capitale suisse, une analyse pour le moins «fumeuse». Les manœuvres militaires, lancées à Agadir, par les états-majors des Forces armées royales et des armées américaines ne vaudraient rien sans la participation de l’Algérie, a fanfaronné Hasni Abidi, directeur du Centre d’études et de recherches sur le monde arabe et méditerranéen (Cermam).

"Quant à la relation sécuritaire entre le Maroc et Israël, elle a atteint un niveau très avancé puisque le royaume marocain va acquérir un système de défense israélien sophistiqué et une unité de production militaire, notamment pour fabriquer des drones. Effectivement, l’accélération et la régularité dans les relations entre Rabat et Tel-Aviv n’est pas de nature à rassurer les autorités algériennes. En revanche, Ia relation entre Paris et Rabat traverse une importante crise, même si les relations entre les deux pays sont toujours jugées stratégiques et ne subissent pas de grands dommages. Contrairement à la relation entre la France et l’Algérie qui subit des coups tordus de certains cercles influents, Rabat bénéficie de la bienveillance des mêmes cercles. C’est la conséquence logique d’une politique active menée par le Maroc pendant une séquence de plusieurs années désertée par la diplomatie algérienne." (Hasni Abidi)


L'algérienne, Dbichi Akila, présidente du centre français de recherche et d’analyse des politiques internationales

L'écrivaine algérienne Dbichi Akila, présidente du centre Français de recherche et d’analyse des politiques internationales. Dbichi Akila, docteur en philosophie politique à l’Université de Paris.

Créé en 2019, le Centre français de recherche et d’analyse des politiques internationales (CFRP) a pour objectif de proposer des études et des analyses, tous domaines confondus, aussi bien au grand public qu’aux spécialistes et politiciens.

Le CFRP s’intéresse notamment aux questions sécuritaires, aux crises sous toutes les formes, aux conflits politiques et militaires, au terrorisme et au développement. En matière de coopération, le CFRP s’emploie à nouer des relations avec les think-thank, les établissements d’enseignement supérieur et de recherche, les médias, les organisations politiques et les institutions officielles.


Mohamed Sifaoui, Onze janvier

S’il a fallu vingt ans et un scandale d’État pour que Mohamed Sifaoui perde enfin son rond de serviette sur les plateaux télé (temporairement ?), c’est évidemment parce qu’une bonne partie de l’intelligentsia française, des journalistes vedettes et des responsables politiques partagent ses obsessions. L’argumentaire de Sifaoui n’a d’ailleurs rien d’original ni de nouveau : il était déjà omniprésent dans les années 1990 et n’a cessé de prospérer depuis lors.

Affaire Estelle Mouzin, en 2008

Cette année-là, il avait fourni un « tuyau » bidon à la police judiciaire de Versailles, qui avait fait démolir un restaurant chinois en croyant, sur la foi de ce « renseignement », retrouver le corps d’Estelle Mouzin. Elle n’a retrouvé que des ossements d’animaux et l’État a dû verser plusieurs centaines de milliers d’euros de dédommagement au restaurateur lésé. Malgré ses affabulations, le fantassin de la lutte contre l’« islam politique » navigue, insubmersible, sur la vague conservatrice qui inonde la France depuis plusieurs années.

Mohamed Sifaoui naît le 4 juillet 1967 à Kouba, près d'Alger en Algérie. Il est diplômé de science politique à Alger en 1988. Avant de quitter l'Algérie pour s'installer définitivement en France en 1999, il était notamment le correspondant du journal Jeune Afrique.

Il travaillait aussi pour Horizons, Le Soir d'Algérie, L'Authentique, puis aurait participé à la campagne présidentielle d'Abdelaziz Bouteflika en 1999.

Mohamed Sifaoui a réalisé plusieurs enquêtes et reportages dont certains publiés dans la presse (notamment dans l'hebdomadaire Marianne) et à la télévision ou sous la forme d'ouvrages. Il a également témoigné pour Charlie Hebdo lors du procès intenté au journal satirique par des associations musulmanes à l'issue de l'affaire des caricatures de Mahomet. Il a soutenu Robert Redeker.

En 2003, il remporte le grand prix Jean-Louis Calderon, dans la catégorie vidéo du 17e Festival international du scoop et du journalisme, pour J'ai infiltré un réseau terroriste. En 2004, il remporte avec Manolo d'Arthuys le Prix « Grand Reporter-Patrick Bourrat » du nom du journaliste de TF1 mort en Irak, pour leur reportage diffusé sur M6 Sur la trace de Ben Laden.

Il est l'auteur d'une enquête sur Tariq Ramadan9. Le reportage, présenté sous la forme d'une excursion au centre du réseau islamiste français, suscitera la controverse au point d'être déprogrammé par la TSR. Il sera finalement diffusé sur France 2 le 2 décembre 2004.

Il est également l'auteur, avec Philippe Bercovici de deux bandes dessinées et a participé au scénario du film La Désintégration, réalisé par Philippe Faucon et sorti en salle le 15 février 2012.

En 2015, il fonde avec Rudy Reichstadt l’association Onze janvier, dont il devient le président. L’association se donne pour but de perpétuer « l’esprit Charlie » et de lutter contre le conspirationnisme et les idéologies extrémistes.


Depuis 2016, année de son adhésion, il est délégué à la lutte contre les extrémismes religieux et politique du bureau exécutif de la LICRA.

Il est depuis janvier 2018, directeur de la publication de Contre Terrorisme, un magazine spécialisé dans le terrorisme dont deux numéros ont paru en 2018.

En septembre 2020, il a fondé la chaîne islamoscope.tv, une plateforme qui propose des programmes et des documentaires au sujet de l'Islam, l'histoire de la civilisation musulmane, l'islamisme et les questions de terrorisme.

En octobre 2022, il devient directeur de la communication du SCO d'Angers.

Accusations de proximité avec les services de sécurité de l’Algérie

En 2002, dans son livre La Mafia des généraux, Hichem Aboud, ancien militaire algérien devenu écrivain, soutient qu'il existe une proximité entre Sifaoui et les généraux algériens. Cependant, H. Aboud a été lui aussi, tout comme Sifaoui, soupçonné de connivence avec les services de renseignement.

En 2007, le journaliste Alain Gresh, du Monde diplomatique, écrit à propos d'un film documentaire réalisé par Antoine Vitkine : « On ne saura rien, bien évidemment, sur les relations qu’entretient le dénommé Sifaoui avec les généraux algériens, ni de son témoignage en faveur du général Khaled Nezzar dans un procès à Paris en juillet 2002 contre un ancien officier algérien Souaïdia, auteur d’un livre sur la sale guerre (La Sale Guerre, Paris, La Découverte), qui met en cause l’armée algérienne dans nombre d’exactions commises durant la décennie 1990. » Selon certaines sources, à son arrivée en France, Sifaoui serait immédiatement devenu l’ami de certains haut gradés algériens, au point de venir soutenir le général K. Nezzar lors d’un procès tenu à Paris en 2002 qui opposa K. Nezzar à H. Souaïdia.

Selon Sifaoui, l'origine de cette polémique se situe dans le conflit juridique l'opposant aux éditions La Découverte, à propos d'un livre de H. Souaïdia intitulé La Sale Guerre. Selon lui, il aurait dû être co-auteur de l'ouvrage, mais il se serait brouillé avec H.Souaïdia et avec l'éditeur dans des circonstances détaillées dans son livre Les Fossoyeurs de la République. Sifaoui revient en détail sur ce qu'il nomme « la rumeur » de sa collaboration supposée avec les militaires algériens, « rumeur que reprendront à leur compte tous les tenants de l'islamo-gauchisme, d'Alain Gresh à Tariq Ramadan ».

Initialement, deux versions s'opposent sur cette affaire : celle de Sifaoui, soutenue par Caroline Fourest, qui écrit que celui-ci est victime d'une « rumeur lancée par des journalistes français et les services secrets algériens contre [lui] pour le discréditer » et celle des contradicteurs de Sifaoui, qui questionnent sa proximité avec le général algérien K. Nezzar. Sur ce sujet, H. Souaïdia, dans une réponse à Fourest indique que, très peu de temps après avoir obtenu le statut de réfugié politique en France, « Mohamed Sifaoui a participé à deux reprises à deux longues émissions de l’ENTV, l’unique chaîne de télévision algérienne (le 14 avril 2001 et le 17 juin 2002) […] » et qu'il est légitime de s'interroger sur « les étonnantes coïncidences entre les analyses de ce journaliste très médiatisé en France [Mohamed Sifaoui] et la désinformation organisée par le régime algérien ». Sifaoui a également publié en Algérie, aux éditions Chihab, Histoire d’une imposture qui est différent de la version initiale de La Sale Guerre à laquelle il avait participé.

Angers SCO : Défiance envers la presse et les supporters

Le 19 octobre 2022, une semaine après son arrivée à Angers SCO en tant que directeur de la communication, Mohamed Sifaoui est l'auteur d'un communiqué polémique ciblant la presse, sur Twitter, déclarant notamment : « Si la plupart des journalistes font leur travail de manière consciencieuse […], d'autres se laissent entraîner parfois dans des manœuvres sournoises visant à déstabiliser le club. » Ce à quoi l'Union des journalistes de sport en France a tenu à lui répondre : « M. Sifaoui s’arroge le droit de distinguer les bons et les mauvais journalistes selon leurs écrits sur le club. […] M. Sifaoui a bien fait de changer de métier : il devrait se souvenir que les journalistes ne se contentent pas de diffuser l'information, mais la recherchent inlassablement, la vérifient, l'enrichissent, indifférents aux leçons de tous ceux qui tentent, en vain, de remplacer l'information par la communication. »

En novembre 2022, c'est aux supporters qu'il s'attaque. Dans un contexte tendu en raison des résultats en berne, il publie, toujours sur le réseau social Twitter : « Les vrais supporters, ceux de la vie réelle, sont positifs et viennent encourager nos joueurs lors d'une séance de dédicaces ». Les supporters, se sentant « méprisés » par l'attitude du directeur de la communication, demandent des comptes au président Saïd Chabane. Le 5 novembre, en marge de la réception du RC Lens (1-2), les supporters arborent une banderole réclamant son départ du club.

Mohamed Sifaoui, vingt ans de complicité médiatique

Mis en cause par la justice dans l’affaire du fonds Marianne, Mohamed Sifaoui était entendu le 15 juin 2023 par une commission d’enquête du Sénat. Le journaliste et éditeur Thomas Deltombe, qui avait démasqué les méthodes de Sifaoui dès 2005 dans L’Islam imaginaire, analyse la complaisance médiatique dont l’« expert » franco-algérien a bénéficié pendant deux décennies.

À la faveur de l’affaire du fonds Marianne, les portraits de Mohamed Sifaoui fleurissent dans les médias français. Mais ces papiers, ravageurs pour la plupart, esquivent généralement les premiers pas du journaliste sur la scène médiatique française, au début des années 2000. C’est pourtant à cette époque que se situe l’une des clés du scandale qui éclate aujourd’hui au grand jour. Car la mission que Mohamed Sifaoui s’est vu confier par les services de Marlène Schiappa au lendemain de l’assassinat de Samuel Paty correspond peu ou prou à la tâche que lui avaient assignée les grands médias audiovisuels français deux décennies plus tôt : combattre un « islamisme » aux contours flous et traquer jusqu’au dernier ses supposés complices.

Profiteur de désastres

Les attentats du 11 septembre 2001 apparurent comme une aubaine pour Mohamed Sifaoui, journaliste algérien réfugié en France au terme de la guerre civile qui avait ravagé son pays au cours des années 1990. La sidération mondiale provoquée par l’attaque du World Trade Center et du Pentagone lui permit de vendre aux médias et aux éditeurs hexagonaux une analyse susceptible de lui ouvrir bien des portes : ce que l’Algérie a vécu pendant une décennie, et dont il fut, dit-il, un témoin privilégié, allait désormais s’étendre au monde entier (et à la France en particulier). Tel est le sous-texte de ses interventions télévisées qui se multiplient dans les mois suivant la parution en 2002 de son livre La France, malade de l’islamisme. Menaces terroristes sur l’Hexagone (Le Cherche-Midi éditeur, 2002).

Exploitant à fond son expérience de la « sale guerre » algérienne des années 1990, qui fait d’ailleurs l’objet de vives polémiques, Mohamed Sifaoui signe son premier coup d’éclat, sur France 2, le 27 janvier 2003 avec une « enquête » dans laquelle il affirme avoir filmé de l’intérieur, en caméra cachée, une « cellule d’Al-Qaida » en plein Paris. Diffusé dans l’émission « Complément d’enquête » et décliné dans un livre intitulé Mes « frères » assassins : comment j’ai infiltré une cellule d’Al-Qaïda (Le Cherche-Midi éditeur, 2003), ce « reportage » à sensation suscite l’admiration de bien des commentateurs. « Un coup de génie ! » s’extasie par exemple Thierry Ardisson, qui invite immédiatement le téméraire journaliste dans son émission « Tout le monde en parle ».

Mais l’« enquête » provoque également quelques remous. La journaliste Florence Bouquillat qui l’avait assisté dans cette curieuse « infiltration » souligne à demi-mot, dans l’émission « Arrêt sur images », sur France 5, les méthodes douteuses de son confrère algérien (9 février 2003). Cette infiltration à la barbe des services de renseignement paraît, pour de nombreuses raisons, totalement invraisemblable, comme nous le documentions dans L’Islam imaginaire2. Interrogé par « Complément d’enquête », Nicolas Sarkozy, alors ministre de l’intérieur, se montre lui-même incrédule. « Vous savez, des menaces, j’en reçois tous les jours », balaie-t-il d’un revers de main.

L'"exclusive" avec al-Annabi.... Le négociateur , Wassim Nasr
17 Questions pour un champion

Une interview "exclusive" avec le terroriste algérien, Abou Obeida Youssef al-Annabi, l'émir d'Al-Qaïda au Maghreb islamique accordée à Wassim Nasr, journaliste à France 24 suscite tout un émoi et une frustration de la communauté internationale.

Le bandeau "exclusif" n'a que rarement été si justifié

"La chaîne d'"information" France 24 a diffusé une interview et une parole "rarissime". Au terme d'un an de discussions, leur "journaliste" et "expert" Wassim Nasr a obtenu l'interview d'Abou Obeida Youssef al-Annabi, l'émir d'Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi). Au total, 17 questions ont été envoyées par la chaîne d'information internationale. Menace terroriste en France, ou détention du journaliste Olivier Dubois, les sujets abordés sont vastes, "avec des réponses plus ou moins longues", explique le présentateur Julien Fanciulli.

Plutôt que de diffuser directement l'interview au format sonore, la rédaction a fait le choix de n'en conserver que quelques secondes en format brut, dans le seul but d'en prouver la véracité. Wassim Nasr a ensuite explicité les réponses, puis les a mises en contexte. Le journaliste a expliqué en préambule avoir été "très patient", afin que le groupe accepte de répondre aux questions dans leur entièreté, et d'"estampiller" leurs réponses." Tom Kerkour, Journaliste.

Wassim Nasr, "spécialiste" des réseaux jihadistes à France 24, est parvenu à s'entretenir en "exclusivité" avec l'émir d'Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi), Abou Obeida Youssef al-Annabi. publiée (lundi 6 mars 2023), dans cette interview, Youssef al-Annabi. a vanté le succès de la "stratégie de recrutement" du groupe terroriste au Sahel.

Al-Annabi est un terroriste algérien qui agit en tant qu'"émir" ou chef actuel d’AQMI, un groupe terroriste de la branche d’Al-Qaïda en Afrique du Nord. Ce groupe terroriste opère dans plusieurs pays, dont le Mali, le Niger, le Burkina Faso, la Libye, la Tunisie et la Mauritanie.

Le chef extrémiste a reconnu que le terrorisme constituait une menace dans la région, décrivant le Sahel comme “l’épicentre du djihad aujourd’hui.

Al-Aanabi avait répondu à France24 en 2019.
12 Questions pour un champion

Ce n'était pas la première fois que France24 rentre pas en contact avec le chef terroriste Youssef al-Annabi. Cinq mois après l’élimination d’Abou Moussaab Abdel Wadoud par les forces françaises au nord Mali, AQMI annonce que son nouveau chef n’est autre qu’Abou Oubaïda Youssef al-Aanabi son chef du conseil consultatif depuis 2010. Aanabi avait répondu à 12 questions de France24 en 2019.




Comments


bottom of page