Banque mondiale: Rapport sur l’Algérie… On ne peut cacher le soleil par l’APS.

Immédiatement et Comme d’habitude,  les réactions des différents médias à la solde de la mafia militaro-politico-financière algérienne ne se sont pas fait attendre, suite à la publication du Rapport de suivi de la situation économique de l’Algérie par la Banque mondiale (un rapport qu’on va décortiquer tout au long de cet article). En effet,  l'(Algérie Presse Service) « APS », chef de file de ces médias, vient de publier un article (lu par une soixantaine de personnes), et parlant d’un (classement « sécurité alimentaire » attribué au PAM), inventé de toute pièce dans les locaux de la caserne Antar « Abla », une célèbre caserne du DRS à Ben Aknoun.

NB: cet article est destiné a la consommation intérieure pour faire de l’ombre au rapport de la Banque Mondiale.

Comme d’habitudeJe me lève Et je te bouscule Tu ne te réveilles pas Comme d’habitude Sur toi je remonte le drap J’ai peur que tu aies froid Comme d’habitude Ma main caresse tes cheveux Presque malgré moi Comme d’habitude Mais toi tu me tournes le dos Comme d’habitude…Pauvreté en Algérie : Ce que dit le rapport de la Banque mondiale ⇒Rapport

بالعقل ماهي علاقة تقرير @AlbankAldawli عن #الجزائر ب #المغرب و ما علاقة اقتصاد #الجزائر بفوزها ب #كاس_العرب_FIFA ….المهم لفهم شي حاجة من هاد التعليق يقول ليا انا راه عقلي حبس pic.twitter.com/28iuFCwtXL — abdou idrissi (@abdouid96946334) December 29, 2021

Dans son dernier rapport de suivi de la situation économique de l’Algérie, la Banque mondiale a fait des prévisions à terme pour les principaux indicateurs économiques du pays, à cause de la «lenteur» de la mise en œuvre des réformes.

Elle a surtout livré des chiffres sur la pauvreté non monétaire en Algérie et le montant des importations (50 milliards de dollars pour 2021)… Le refrain: « Complot visant à nuire à la stabilité du pays »… 
La mafia militaro-politico-financière algérienne « ne sait à quel saint se vouer », tantôt c’est les sbires de l’ancien régime de Bouteflika, tantôt c’est la France, tantôt c’est Israël,  tantôt c’est la Turquie, tantôt c’est le Qatar, tantôt c’est Daech, tantôt c’est le Maroc….

« La main étrangère », « la théorie du complot extérieur », des « parties anonymes », « la faute à la main invisible de l’étranger »… La mafia militaro-politico-financière algérienne a conscience que l’administré est plus enclin à focaliser son regard sur l’ennemi fantomatique extérieur que sur les monstres de l’intérieur qui sévissent en toute impunité. Il ne lui reste plus qu’à jouer sur la fibre patriotique de l’Algérien qui est allergique à tout ce qui est étranger.

On ne peut cacher le soleil par l’APS.

Dans un article consacré au rapport, l’agence officielle du régime totalitaire « APS » accuse la Banque Mondiale  de sortir « de son cadre d’institution financière internationale pour se transformer en un outil de manipulation et de propagande », et de distiller « des informations tendancieuses et sournoises sur la situation économique en Algérie ».

Un deuxième avion chargé d’aide humanitaire en provenance d’Arabie saoudite est arrivé dans la capitale algérienne, Alger. L’assistance, envoyée conformément aux directives du roi Salmane, comprend des denrées alimentaires, du matériel consacré aux abris, et des fournitures médicales. Elle a été envoyée par le Centre d’aide humanitaire et de secours du roi Salmane (KSrelief).

L’Algérie est exposée à des risques récurrents de catastrophes majeures« Tout le territoire algérien est exposé à un large éventail de risques climatiques et géologiques — inondations, tremblements de terre, sécheresse, incendies de forêt, érosion côtière et des sols, etc. —, notamment dans les zones urbaines, qui affichent une croissance démographique rapide et concentrent une part importante de l’activité économique. Les inondations sont les catastrophes les plus fréquentes en Algérie, mais les pertes économiques les plus importantes ont été causées par les tremblements de terre… » Rapport de la Banque mondiale

Dans ce même rapport sur le suivi de la situation économique de l’Algérie, la Banque mondiale a consacré tout un chapitre aux enjeux liés à la gestion des risques de catastrophe naturelle dans notre pays. Sériant les graves risques naturels qui guettent l’Algérie, le document interpelle, alerte, effraie quand on connaît les conséquences de ces risques. Tout le territoire algérien est exposé à un large éventail de risques climatiques et géologiques, inondations, tremblements de terre, sécheresse, incendies de forêt, érosion côtière et des sols, etc. Le document de la BM note que la situation est encore plus compliquée dans les grands centres urbains qui affichent une croissance démographique rapide et concentrent une part importante de l’activité économique. À bien lire le rapport, on comprend qu’il y a une forte probabilité d’une catastrophe aux graves conséquences sur les zones urbaines. 86% de la population vivant dans les villes et la population urbaine devrait doubler d’ici 2030. Neuf Algériens sur dix, lit-on dans le rapport, vivent dans les régions côtières du Nord, qui ne représentent que 12,6% du territoire national. Cette situation a entraîné la prolifération et la marginalisation de bidonvilles et de logements de fortune, ainsi que la congestion des transports, la pollution et la vulnérabilité aux risques majeurs. C’est bien évidemment la capitale, Alger, qui est particulièrement vulnérable aux risques climatiques, en particulier les tremblements de terre et les inondations en raison de sa forte densité de population, de son taux d’urbanisation élevé et sa séismicité très élevée. À tout moment, Alger peut être dévastée par un séisme violent, elle est exposée aux tsunamis, aux inondations, à l’érosion côtière, aux glissements de terrain et aux pénuries d’eau. Le rapport décline des chiffres qui donnent froid dan le dos: la BM estime que 53% des zones les plus densément peuplées d’Alger risquaient d’être inondées. En termes d’infrastructures essentielles,42% des grands axes routiers, 19% des écoles, 21% des hôpitaux et 41% des casernes de pompiers de la capitale sont situés dans des zones exposées à des risques d’inondation. De même, les bidonvilles et la Casbah sont les plus vulnérables à l’activité sismique. Dans un récapitulatif historique, le rapport révèle que durant les 60 dernières années, les inondations ont représenté 60% des événements catastrophiques en Algérie, impactant plus de 800 000 personnes sur l’ensemble du territoire, et représentant plus de 1,5 milliard de dollars de pertes économiques. Selon les estimations, le nombre de tempêtes exceptionnelles frappant l’Algérie pourrait croître d’environ 41%, générant des inondations, des glissements de terrain et des dégâts importants. Aux inondations s’ajoute le risque séismique. Le nord de l’Algérie est sujet à de forts épisodes de tremblements de terre. Le même rapport avertît que plus de 99% des zones boisées d’Algérie sont confrontées à un risque d’incendie. Il en veut pour preuve la courbe croissante du nombre de départs de feu depuis 2010. Quant aux pertes annuelles, elles sont estimées entre 15 et 19 millions de dollars. Jamais trois sans quatre, après les inondations, les séismes et les feux de forets arrive le temps, des sécheresses. L’Algérie est également exposée à de nombreux autres risques climatiques. Les périodes récurrentes de sécheresse intense qui ont commencé en 1977 constituent une menace pour les ressources hydriques déjà rares du pays. L’érosion des sols, dont on ne parle que rarement, est une vraie catastrophe: selon le rapport de la BM, au moins 13 millions d’hectares qui sont affectés du territoire national, qui perd ainsi chaque année près de 400 000 ha. L’érosion côtière entraîne des coûts directs à hauteur de313 millions USD par an. Que dire encore de la désertification qui menace plus de 17 millions d’hectares dans les zones de steppes. Cependant, tout n’est pas sombre dans l’étude de la BM. Le document relève, en effet, que l’Algérie dispose d’un cadre juridique moderne de gestion des risques de catastrophe (GRC). «Un cadre clair de prise de décision en matière d’intervention d’urgence, et reconnaît l’importance de protéger les infrastructures stratégiques et les secteurs essentiels», explique le rapport ajoutant que de sérieux efforts de réduction des risques ont été menés, surtout dans la gestion des interventions d’urgence et la reconstruction, au détriment de la prévention.

«La Banque mondiale (…) s’en est pris de manière maladroite et gratuite à l’Algérie où elle prédit un ‘séisme économique’, compte tenu, croit-elle savoir, de la ‘vulnérabilité’ du pays en termes d’exportations», écrit l’APS.

Décidément, l’Algérie ne dispose pas d’avions bombardiers d’eau pour lutter contre les incendies


La coupe arabe, le foot pour faire oublier un régime

L’auteur de l’article imagine qu’il y a manifestement « un complot visant à nuire à la stabilité du pays » à travers ce genre de rapports « négatifs et nuisibles, fondés sur des indicateurs et des arguments non sourcés, publiés par des influenceurs et des anonymes sur les réseaux sociaux, sachant que ces derniers sont financés et parrainés par des parties n’hésitant pas à déverser toute leur haine sur l’Algérie, l’objectif étant de fausser l’opinion publique » et de « ternir l’image de l’Algérie et de semer le doute parmi les Algériens », après les images d’union et de communion qui ont suivi la victoire de l’Algérie en coupe arabe.

«Un complot visant à nuire à la stabilité du pays »… Et pourtant, … Ce rapport a été validé par le Ministère des Finances de l’Algérie avant publication…
Glossaire

FaimSensation désagréable ou douloureuse causée par une consommation alimentaire ne permettant pas un apport énergétique suffisant. Ne pas avoir à manger; ne pas consommer suffisamment de calories. Dans le rapport, on emploie de manière interchangeable les termes «faim» et «sous-alimentation (chronique)». Mesurée par la prévalence de la sous-alimentation (PoU).

Insécurité alimentaire modérée: Un état d’incertitude quant à la capacité de se procurer à manger; risque de sauter des repas ou de voir ses réserves s’épuiser; être forcé de sacrifier sur la qualité nutritionnelle et/ou sur la quantité de nourriture consommée.

Insécurité alimentaire grave: Situation où on n’a plus rien à manger; où l’on connaît des périodes de faim; au degré le plus avancé, rester un ou plusieurs jours sans manger.

Malnutrition: État associé à des carences, à un excès ou à un déséquilibre dans la consommation de macro- et/ou de micronutriments. La dénutrition et l’obésité, par exemple, sont l’une et l’autre des formes de malnutrition. Le retard de croissance et l’émaciation chez l’enfant sont deux indicateurs de la dénutrition.

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