Afrique du Sud: nouveau recours de Jacob Zuma dans son procès pour corruption

L’ex-président sud-africain Jacob Zuma s’est présenté lundi devant la justice après avoir déposé un nouveau recours dans son procès pour corruption, démarré en mai dernier avec déjà de nombreux reports et retards.

L’ancien chef d’Etat de 79 ans est accusé d’avoir touché des pots-de-vin du groupe français de défense Thales dans une affaire vieille de plus de vingt ans. Il est poursuivi pour 16 chefs d’accusation d’escroquerie, corruption et racket. Thales est également inculpé pour corruption et blanchiment d’argent.

Ce procès, le premier d’une longue série, devait être le premier pour corruption de Jacob Zuma. L’affaire remonte aux années où il était «ministre» de la province du KwaZulu-Natal, puis vice-président du pays. Il est accusé d’avoir touché 4 millions de rands – environ 244 000 euros au cours actuel – de pots-de-vin de la part du groupe de défense et d’électronique français Thales, dans le cadre d’un énorme contrat d’armement de 51 milliards de rands (environ 3 milliards d’euros) attribué en 1999. Une somme versée par l’intermédiaire d’un homme d’affaires présenté comme son «conseiller financier», Schabir Shaik. Ce dernier a été reconnu coupable de corruption en 2005 et condamné à quinze ans de prison. Il a finalement été libéré pour raisons médicales en 2009.

L’ancien chef d’État et Thales, qui est également poursuivi, ont toujours nié les allégations. Mis en cause dès 2003 dans ce dossier, Jacob Zuma a longtemps échappé aux poursuites. C’était sans compter sur l’obstination du principal parti d’opposition, l’Alliance démocratique (DA), alors que ce procès a le potentiel d’éclabousser l’ANC de feu Nelson Mandela.


Premier rejet en octobre

En octobre, le justice a rejeté la demande de l’ancien chef d’Etat pour que le procureur général, Billy Downer, soit dessaisi. M. Zuma l’accuse d’être partial et d’avoir fait fuiter des éléments du dossier dans la presse.

En octobre, le justice a rejeté la demande de l’ancien chef d’Etat pour que le procureur général, Billy Downer, soit dessaisi. M. Zuma l’accuse d’être partial et d’avoir fait fuiter des éléments du dossier dans la presse.  Au tribunal de Pietermaritzburg (sud-est), Jacob Zuma a demandé lundi de pouvoir faire appel de ce rejet. Selon l’avocat de la défense Me Dali Mpofu, l’ex président est « convaincu » que son dossier est « traité différemment » des autres. « S’il s’agit de loi, laissons parler la loi, et n’ayons pas une loi Zuma qui lui serait uniquement réservée », a déclaré Mpofu à l’audience.

L’ex président a par ailleurs été condamné à 15 mois de prison pour avoir obstinément refusé de se présenter devant une commission chargée d’enquêter sur la corruption d’Etat sous sa présidence (2009-2018).

Son incarcération en juillet avait déclenché une vague sans précédent de violences et pillages en Afrique du Sud. Il a été libéré pour raisons de santé deux mois après avoir entamé sa peine.

Au tribunal de Pietermaritzburg, Jacob Zuma a demandé lundi de pouvoir faire appel de ce rejet. Selon l’avocat de la défense Me Dali Mpofu, l’ex président est « convaincu » que son dossier est « traitée différemment » des autres.

« S’il s’agit de loi, laissons parler la loi, et n’ayons pas une loi Zuma qui lui serait uniquement réservée », a déclaré Mpofu à l’audience.

L’ex président a par ailleurs été condamné à 15 mois de prison pour avoir obstinément refusé de se présenter devant une commission chargée d’enquêter sur la corruption d’Etat sous sa présidence (2009-2018).

Son incarcération en juillet avait déclenché une vague sans précédent de violences et pillages en Afrique du Sud. Il a été libéré pour raisons de santé deux mois après avoir entamé sa peine. Le procès doit reprendre le 11 avril 2022.

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