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AFRIQUE DU SUD / Eskom: un ministre sud-africain admet des "abus" Ă  l'ANC... 55 millionsđŸ’Č/mois


PrÚs de 55 millions de dollars auraient été détournés chaque mois de l'entreprise Eskom.Une révélation explosive qui émane de l'ancien PDG du fournisseur d'électricité sud-africain.

L'ancien PDG du fournisseur d'électricité sud-africain a révélé à une commission parlementaire sur les comptes publics que prÚs de 55 millions de dollars par mois auraient été détournés de l'entreprise Eskom, actuellement plombée par une lourde dette.

Andre de Ruyter était interrogé à distance par une commission parlementaire sur les comptes publics, alors qu'ESKOM plombée par une lourde dette.

"Cela pourrait suggérer que la corruption a un impact sur le délestage, et que la corruption dans la chaßne d'approvisionnement en charbon, en particulier, a joué un rÎle dans l'effondrement de la conduite à Kusile et la perte de 2 000 mégawatts à la suite de l'annonce de l'inopérabilité de ces trois unités. ", a déclaré Andre De Ruyter, ancien PDG d'Eskom.

Intronisé PDG d'Eskom en 2020, Andre de Ruyter avait été brusquement évincé en février 2023.

Avant son dĂ©part, il avait accusĂ© de hauts responsables du gouvernement, dont un ministre d'ĂȘtre impliquĂ©s dans le pillage des caisses.

"Nous savons que le nom qui a Ă©tĂ© citĂ© par plusieurs personnes comme pouvant ĂȘtre le responsable est celui de l'ancien vice-prĂ©sident et nous aurions donc affaire Ă  quelqu'un qui a beaucoup d'influence sur... la possibilitĂ© de retarder mĂȘme le dĂ©veloppement d'une mine de charbon.", a expliquĂ©Robert Alfred Lees, vice-prĂ©sident de la commission permanente des comptes publics.

Depuis des mois, les 60 millions de Sud-Africains sont privés de courant jusqu'à 12 heures par jour.

La premiÚre puissance industrielle du continent est incapable de tirer suffisamment d'électricité des centrales vétustes et mal entretenues d'Eskom. Et la situation pourrait empirer avec l'arrivée de l'hiver austral et une augmentation de la demande.

Afrique du Sud: délestage et risque de pénuries alimentaires

Johannesburg, Soweto et Tembisa, Afrique du Sud – C’est la course contre la montre. Recharger son ordinateur et son tĂ©lĂ©phone. PrĂ©parer les repas. Ou encore faire la lessive. Beaucoup de choses Ă  faire avant que le courant ne soit interrompu lors d’un dĂ©lestage programmĂ©. Bienvenue dans le quotidien des quelque 60 millions de Sud-Africains.

Depuis le dĂ©but de l’annĂ©e, les coupures de courant ont lieu tous les jours. À ce rythme, le nombre de dĂ©lestages en 2023 pourrait bien battre le record de l’an dernier.

« Cette situation est entiĂšrement crĂ©Ă©e par l’ĂȘtre humain. Et la faute en revient Ă  un piĂštre gouvernement. Il n’y a vraiment aucune autre excuse pour cette crise. » — Une citation de Wayne Duvenage, PDG de Organisation Undoing Tax Abuse (OUTA)

S'il y a dĂ©lestage, c’est parce qu’il n’y a pas assez d’électricitĂ© pour tous les Sud-Africains. Cette crise dure depuis des annĂ©es. "On n'aurait jamais dĂ» en arriver lĂ ", s’indigne Wayne Duvenage, PDG d’une organisation d’action civile de lutte contre la corruption (OUTA, ou Organisation Undoing Tax Abuse).

La crise de l’électricitĂ© qui sĂ©vit en Afrique du Sud a causĂ© la mort de 40 000 poulets dans une exploitation avicole du nord-ouest du pays. Les volatiles ont suffoquĂ©.

"AprĂšs le dĂ©lestage, le courant est revenu, mais les volts dans la maison n'Ă©taient pas suffisants. L'ordinateur a un systĂšme de protection contre les dĂ©faillances de phase intĂ©grĂ©, mais les gĂ©nĂ©rateurs ne se sont pas mis en marche, car l'entreprise publique Eskom avait remis le courant. Il y avait donc de l’électricitĂ©, mais pas assez de volts, alors l'ordinateur s'est Ă©teint. Le systĂšme de ventilation a alors cessĂ© de fonctionner et les poulets sont morts asphyxiĂ©s", explique Herman du Preez, propriĂ©taire de la ferme Frangipani Boerdery.

Herman du Preez ne cache pas son ras-le-bol et sa crainte des pĂ©nuries alimentaires que ces coupures d’électricitĂ© Ă  rĂ©pĂ©tition risquent d’engendrer. Ces coupures ont atteint des records depuis l'annĂ©e derniĂšre, allant jusqu'Ă  plus de 11 heures par jour.

"Nous voulons produire de la nourriture pour la nation, nous voulons donner du travail aux gens, mais c'est impossible de faire fonctionner une ferme avec du diesel. On ne peut pas continuer comme ça. Cela coĂ»te beaucoup d'emplois et je ne pense pas que ce soit durable. Ce n'est plus possible. MĂȘme lorsque nous avons de l'Ă©lectricitĂ©, la quantitĂ© est trop alĂ©atoire", ajoute Hermann du Preez.



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