[Exclusif] / «The sky is the limit» - «Nous ne voulons ni Cabrera ni Ibiza...»: En Algérie, la servilité mortifiante et le dogme comme boussoles stratégiques. By- Mohammed Gherrabi
- gherrrabi
- 5 août
- 17 min de lecture

L'Algérie est prête à toutes les compromissions, simplement pour nuire aux intérêts du Maroc, un pays voisin considéré comme un « ennemi classique ».L’ennemi marocain est dans l’ADN de la mafia militaro-politico-financière algérienne… Crise de l’îlot Persil. L’Algérie a soutenu l’Espagne par rapport a Persil
Le territoire est un concept riche et multidimensionnel, abordé dans la littérature, la philosophie, le droit et la vie quotidienne;
Le Maroc fut soutenu durant cette crise par tous les pays membres de la Ligue arabe à l’exception de l’Algérie.
L’Algérie a soutenu l’Espagne par rapport a Persil.
La crise de l'îlot Persil est un bref conflit armé entre l'Espagne et le Maroc survenu en juillet 2002. L'incident s'est déroulé sur l'îlot inhabité de Persil.L'îlot Persil (Isla de Perejil en espagnol et Jazirat Laila en arabe, Tourah en amazigh) est une petite île rocheuse située entre l'Espagne et le Maroc, à 250 mètres des côtes marocaines et à 8 kilomètres de la ville de Ceuta, revendiquée par le royaume du Maroc, qui est à 13,5 kilomètres de l'Espagne continentale. L'île est déserte, habitée uniquement par des bergers marocains. Le Maroc qualifie cet acte de «barbare et colonial» et souligne l'absence de fondement juridique et légal solide prouvant que l'îlot appartient à l'Espagne. Durant cette crise, le Maroc a été soutenu par tous les pays membres de la Ligue arabe, sauf l'Algérie, tandis que l'Espagne a reçu le soutien de tous les pays de l'Union européenne, à l'exception du Portugal et de la France.
L’insoutenable soumission de Sabri Boukaddoum à son homologue espagnole... L’opération séduction
"Je n’ai rien à ajouter. En fait, nos perspectives sont si proches que la ministre Arancha peut s'exprimer non seulement en mon nom, mais aussi au nom de l’Algérie." C’est ainsi que l'ancien ministre algérien des Affaires étrangères, Sabri Boukadoum, qui parle espagnol, s’est exprimé lors d’une conférence conjointe à Madrid avec sa collègue espagnole, Arancha González Laya.
Sabri Boukadoum, reflétant le régime algérien qu'il incarne, démontre ainsi de la mesquinerie, de l'arrivisme et de la soumission, révélant que l'Algérie est prête à toutes les compromissions, simplement pour nuire aux intérêts du Maroc, un pays voisin considéré comme un « ennemi classique ».
Cette pluie de compliments n'est pas une simple politesse diplomatique — c'est un suicide politique en temps réel.L’Algérie a-t-elle envahi Cabrera est une île de l’archipel espagnol des Baléares…?
L'Algérie a étendu unilatéralement les limites de sa zone économique exclusive (ZEE) par un décret présidentiel d'avril 2018, affirmant que ces nouvelles limites dépassaient l'archipel des îles Baléares. D'après le journal espagnol El Pais, ce nouveau tracé inclut même l'île de Cabrera, située à environ dix kilomètres au sud de l'île de Majorque.
En avril 2018, l'Algérie a promulgué un décret modifiant ses frontières maritimes près de l'archipel des Baléares, appartenant à l'Espagne. Selon le quotidien El Pais, ce nouveau tracé affecterait les eaux autour de l'île de Cabrera, située à environ dix kilomètres au sud de Majorque. De plus, Alger n'avait pas informé Madrid de ses intentions.
Les médias espagnols dénoncent un scandale, notamment El Pais qui a déclaré que l’Algérie a inclus dans son nouveau tracé l’île de Cabrera, située à environ dix kilomètres au sud de l’île de Majorque. El Periodico ajoute que « l’Algérie s’est appropriée unilatéralement les eaux de l’île de Cabrera (îles Baléares) », affirmant, comme El Mundo, que l’Algérie «l’a fait en avril 2018 mais jusqu’à présent, le gouvernement des Baléares ne l’avait pas remarqué. Le pays d’Afrique du Nord a étendu ses eaux territoriales pour +occuper+ le parc national de Cabrera au minimum, au sud de Majorque».
« L’Algérie a envahi l’île de Cabrera. Plus précisément, une partie des eaux de son parc national, après avoir décidé unilatéralement d’étendre sa souveraineté maritime », affirme d'emblée le journal El Mundo, précisant que « bien que la décision du pays africain ait été prise par décret en avril 2018, le gouvernement baléare de la socialiste Francina Armengol ne s’en rend compte que maintenant ».
En tout cas, la ministre espagnole des Affaires étrangères, Arancha Gonzalez Laya, a mis en avant, ce 20 février, que « lorsque tes eaux territoriales se superposent à celles de ton voisin, cela doit mener à une négociation, et en pratique, ces négociations prennent beaucoup de temps. »
Pour l'instant, Madrid s'est contentée de manifester son désaccord concernant le nouveau tracé des frontières maritimes algériennes. « Nous avons exprimé notre désaccord pour inciter l'autre partie à entamer une négociation. Et cette négociation n'a pas eu lieu depuis 2018 », a expliqué la cheffe de la diplomatie espagnole
Cabrera est une île de l’archipel espagnol des Baléares. Elle est située au sud de Majorque, dont elle dépend administrativement, et fait partie de la commune de Palma. Depuis 1991, elle est un parc terrestre et maritime protégé. Cabrera est la plus grande île d’un petit archipel, qui porte son nom, composé de dix-neuf îles ou îlots, et qui fait lui-même partie de l’archipel des Baléares. Cabrera et Conils sont les deux plus grandes îles de cet ensemble, situé au sud-est de Majorque, à onze kilomètres de la côte de Colonia de Sant Jordi.
L'archipel de Cabrera comprend les îles et îlots de Na Foradada, Na Pobra, Illot Pla, Na Plana, L’Esponja, Illa dels Conils, Na Redona, Illa de ses Bledes, Cabrera elle-même (la plus grande île), L’Imperial, et les Estells de Fora (énumérés du Nord au Sud). Cet archipel est protégé en tant que parc national de l’archipel de Cabrera. Il couvre une superficie de 100 km² (dont 13 km² de terre) et abrite un musée, un château du XIVe siècle et un office de tourisme.
Boukadoum à son homologue espagnol: «Nous ne voulons ni Cabrera ni Ibiza... [îles occupées par l’Espagne] Nous souhaitons simplement négocier.»
Pourquoi croyez-vous que le régime algérien a renoncé à ses îles et a même refusé de les qualifier d'occupées ?
Lors d'une conférence de presse conjointe avec l'ex ministre espagnole des Affaires étrangères Aranche González Laya en Algérie, l'ex ministre algérien des Affaires étrangères Boukadoum a affirmé que l'Algérie partageait entièrement la même position que l'Espagne en matière de coopération bilatérale entre les deux nations.
En ce qui concerne les frontières, le ministre des Affaires étrangères a insisté sur le fait que l'Algérie est un pays pacifique, sans politique agressive envers ses voisins, et que l'Espagne est un pays voisin et stratégique.
Lors d'une conférence de presse, Boukadoum a affirmé que la délimitation de toute frontière entre les pays voisins se ferait après des négociations entre les parties et en collaboration avec l'Espagne, en précisant que l'Algérie ne veut ni Cabrera ni Ibiza ou d'autres îles de la mer Méditerranée se trouvent à la frontière avec l'Espagne.
Boukadoum a déclaré que toutes les affirmations concernant un différend avec l'Espagne sur la délimitation de la frontière sont mensongères et sans fondement.
Les îles Baléares
Les îles Baléares sont un archipel espagnol de la mer Méditerranée, composé de cinq îles principales et de nombreux îlots, avec Palma de Majorque comme capitale. Les Baléares se situent dans la mer Méditerranée, à environ 80 à 300 km à l’est de l’Espagne continentale
L’archipel se divise en deux groupes principaux :
Les Gymnésies : Majorque (Mallorca), Minorque (Menorca) et l’îlot de Cabrera.
Les Pityuses : Ibiza (Eivissa) et Formentera, ainsi que plusieurs petits îlots comme Es Vedrà et S’Espalmador
Majorque est la plus grande île, couvrant près de 75 % de l’archipel, tandis que Formentera est la plus petite. Les îles possèdent un climat méditerranéen chaud, avec des étés secs et des hivers doux, et certaines zones semi-arides sur Ibiza et Formentera
Les Baléares ont été habitées depuis le IIIe millénaire av. J.-C. et ont connu diverses civilisations: Carthaginois, Romains, Vandales, Byzantins, musulmans et enfin la couronne d’Aragon au Moyen Âge
Elles ont formé le royaume de Majorque au XIIIe siècle avant d’être intégrées à l’Espagne. L’archipel est devenu une province espagnole en 1833 et a obtenu le statut de communauté autonome en 1983
Culture et langues
Les langues officielles sont le catalan et l’espagnol, avec des variantes locales comme le majorquin et le minorquin.
La gastronomie locale inclut des spécialités comme la soubressade, le fromage de Majorque et de Minorque, et des plats à base de porc et de produits méditerranéens
L’archipel possède un riche patrimoine historique, avec des monuments comme la cathédrale de Palma, les talayots préhistoriques et les fortifications d’Ibiza
Tourisme et activités
Les Baléares sont une destination touristique majeure, offrant plages, criques, montagnes et villages pittoresques
Majorque : diversité de paysages, plages, montagnes de la Serra de Tramuntana, villages historiques
Ibiza : réputée pour sa vie nocturne et ses plages, mais aussi pour son patrimoine culturel et naturel
Formentera : nature préservée, plages tranquilles et ambiance bohème
Minorque : calme, paysages naturels et plages isolées, idéale pour la randonnée et la détente
Les îles sont reliées entre elles par des ferries et des vols réguliers, et disposent d’infrastructures touristiques variées, allant des hôtels de luxe aux hébergements plus modestes.
UNCLOS - Le règne de l'impunité dont jouit la junte militaire algérienne?.. Et qui garantit...?

La Convention des Nations unies sur le droit de la mer (CNUDM, ou UNCLOS pour United Nations Convention on the Law of the Sea) est créée en vertu de la résolution 3067 (XXVIII) adoptée par l'Assemblée générale de l'Organisation des Nations unies (ONU) le 16 novembre 1973 .
Quand le régime algérien ne cache plus sa face sanguinaire
Les garde-côtes algériens ont, dans une confrontation tragique, abattu deux jeunes franco-marocains dont le jet ski avait pénétré les eaux algériennes, à proximité de la station marocaine de Saïdia. Ces jeunes, prénommés Bilal Kissi et Abdelali Mechouer, ont été tués sur le coup, sous le feu nourri des gardes-côtes. Par ailleurs, un troisième jeune homme, également concerné par cette situation, a été blessé, arrêté puis conduit devant un tribunal algérien où il a été jugé et condamné à une peine de 18 mois d’emprisonnement.
Parmi le groupe initial, un autre jeune nommé Smaïl Snabé a miraculeusement échappé à ce tragique incident. Il convient de noter que ces quatre jeunes détenaient également la nationalité française.
Ce que dit la convention la Convention des Nations unies sur le droit de la mer

L'Italie accuse l’algérie «d’annexer les eaux sardes»…
Des médias ont affirmé que les autorités de Rome avait remis une protestation formelle auprès des Nations Unies en accusant l’algérie de s’être emparé d’une zone maritime près de cette région faisant partie des eaux internationales.
Le grand rôle joué par l’algérien Boualem Bouguetaia juge au Tribunal international du droit de la mer (TIDM) dans les le tracés des frontières maritimes algérienne.

Boualem Bouguetaia, le juge du Tribunal international du droit de la mer derrière l’opération algérienne qui envahit les eaux internationales avec une zone économique exclusive.

Son nom est écrit dans les annales du gouvernement algérien, avec des rôles importants et en coulisses.
En ce qui concerne la mer et l’invasion de la mer par d’autres, il est toujours là. L’éminence grise qui planifie, étudie, approuve puis s’assoit dans les tableaux qui décident.
En tant que juge, il n’a jamais traité de l’histoire de l’arrachement de la mer de Sardaigne, mais il a certainement entendu parler de l’opération qui, en 2018, a mis l’invasion occidentale de la mer de Sardaigne sur blanc.
S’ils le lui demandent, il dira qu’il ne sait rien, mais le guide spirituel est certainement retracé dans sa biographie.

Boualem Bouguetaia est né le 21 septembre 1946 à Oued Rhiou. Ils le décrivent comme un avocat et homme politique algérien. Depuis 2008, cependant, il siège à la Cour suprême maritime internationale depuis 2008. Le tribunal de la mer, celui appelé à régler les différends et surtout à appliquer les traités internationaux.
Il est un Algérien atypique, il a étudié la jurisprudence à la Sorbonne et sa vie professionnelle commence par hasard à l’ambassade d’Algérie à Paris, avant de déménager en tant que consultant au ministère de la Défense du pays.
En 1987, il est devenu membre de l’Assemblée nationale algérienne, en 1993 il est entré au cœur du Département d’État en tant que chef du domaine juridique.
Ce fut alors le tour de la diplomatie, ambassadeur d’Algérie au Sénégal, au Cap-Vert, en Gambie et en Guinée-Bissau et pendant longtemps il fut un proche conseiller du ministre algérien des Affaires étrangères.
C’est en octobre 2008 qu’il gravit les différends du Tribunal maritime international de Hambourg. La Cour mondiale de la mer, dont il est vice-président depuis le 1er octobre 2014.
Et qui garantit ce respect? Boualem Bouguetaia.
La réaction outragée de l’Algérie à ma plainte s’explique par un seul nom: Boualem Bouguetaia!
Ils l’invoquent tous et le convoquent en Algérie. L’argument pour les Algériens n’est qu’un: vous ne pouvez même pas remettre en question notre travail car toutes ces décisions ont été prises dans le plein respect des lois et normes internationales et notamment en considération de la Convention des Nations Unies sur le droit de la mer.
Boualem Bouguetaia bat le record de longévité au Tribunal international du droit de la mer (TIDM)

L' Algérien siégera encore et toujours pour un mandat de neuf ans de 2017 à 2026.

Comme pour dire, vous êtes prévenu et entouré!
Le journal algérien écrit, pour soutenir la thèse de sa raison: notre Bouguetaia est avocat et docteur en droit public (droit international) de l’Université Paris I, Panthéon-Sorbonne en 1979, et a également été membre du comité de rédaction du préambule de la Convention des Nations Unies sur le droit de la mer entre 1976 et 1980.
Que disent les lois sur la mer du monde qui les a écrites!
Et d’ailleurs, l’histoire est écrite: l’ancien ambassadeur d’Algérie est rapidement devenu chef de la division juridique du ministère algérien des Affaires étrangères de 1993 à 2001, inspirant évidemment la décision de créer la zone économique exclusive algérienne.
Celui qui a expliqué et enseigné comment traiter « Le problème de la délimitation maritime en Méditerranée, spécificité des mers semi-fermées » au ministère algérien des Affaires étrangères en avril 2015.

Bref, une leçon sur la façon de frotter (légalement selon eux) la mer aux autres!
Si l’Italie était un État souverain, elle aurait déjà demandé la révocation du juge du Tribunal de la mer, et surtout elle aurait officiellement ouvert le conflit.
Ceux-ci, à Rome et à Cagliari, continuent de dormir et pendant ce temps, le professeur continue d’expliquer comment occuper la mer et chercher du pétrole et du gaz sur les côtes des autres.
Avec l’Italie, c’est facile pour lui, qu’ils dorment ou qu’ils soient complices!
« Je publie les documents algériens qui affirment: vous n’avez aucune raison de protester, ces eaux sont les nôtres car nous avons la primauté de l’ONU Et ils ajoutent: le vice-président du tribunal international du droit de la mer est algérien !!! » Tweet de Mauro Pili, législature MP XV – XVI – XVII. Président de la Région Sardaigne 1999, 2001-2003:


La décision algérienne de délimiter sa Zone Economique Exclusive ( ZEE ) en 2018 n’a pas été du goût de l’ancien président de la région sarde, Mauro Pili.
Etalé sur la première page d’un quotidien, le courroux de l’ancien parlementaire sarde s’en prend violemment à l’Algérie. «L’Algérie nous chipe notre mer et nous envoie des milliers d’immigrés», titre Il Giornale en date du 3 février courant. L’article, accuse pêle-mêle le gouvernement italien, l’actuel président de la Sardaigne et même l’ONU d’avoir «passé sous silence un fait grave qui rogne les frontières maritimes de l’Italie». Le politicien italien accuse également le groupe énergétique Eni d’être «le vrai gouvernement en Italie» et de «brader le littoral sarde pour ses intérêts économiques avec l’Algérie». L’article critique le décret présidentiel d’avril 2018, par lequel l’Algérie avait institué sa souveraineté sur ses eaux qui font face aux eaux internationales, ensuite italiennes. En vertu du droit maritime, «une ZEE est un espace maritime sur lequel un Etat côtier exerce des droits souverains en matière d’exploration et d’usage des ressources. Elle s’étend à partir de la ligne de base de l’Etat jusqu’à 200 milles marins (environ 370 km) de ses côtes au maximum. Au-delà, il s’agit des eaux internationales», précisait le décret, qui avait été communiqué aussi bien à l’Italie qu’à toutes les instances concernées.
Selon l’information rapporté par la presse italienne, Alger, avec un coup de stylo sur la carte, a saisi une étendue de mer devant les eaux territoriales italiennes face à la Sardaigne: «L’opération a vu le jour il y a seulement quelques semaines – a expliqué l’ancien président sarde – mais c’était fait gardé secrète en Italie ».
Une nouvelle qui est « passée inaperçue, mais qui, après avoir été relancée ces derniers jours, pourrait réserver de nombreuses répercussions sensationnelles au niveau politique et au-delà » estime la même source.
Selon Mauro Pili, le pays nord-africain a étendu son ZEE dans toute la zone méditerranéenne en passant devant Sant’Antioco, Carloforte, Portovesme, Oristano, Bosa et Alghero. En fait, la mer de la Sardaigne occidentale serait entièrement délimitée par la nouvelle zone économique algérienne.
Ce fait aura des risques sur le pays et la région a-t-il estimé, en expliquant que « la Sardaigne et l’Italie sont limitées dans l’exploitation des ressources marines des eaux internationales formellement proches du territoire de notre pays » a titre d’exemple il a expliqué que : « un pêcheur d’Alghero ou d’Oristano pourrait être accusé par Alger de s’approprier des ressources «propres» s’il était trouvé avec un bateau de pêche même à seulement 13 milles de la Sardaigne ».
Pili a été jusqu’à déposer une plainte auprès du parquet de Rome, invitant la justice italienne à enquêter et à «identifier et à punir les responsables italiens qui auraient manqué à leur devoir institutionnel qui consiste à défendre la souveraineté et les intérêts de l’Italie». Document qu’il a publié sur le site de son mouvement Unidos.
Réaction de M. Manlio Di Stefano, secrétaire d’État italien aux Affaires étrangères
La réponse, du sous-secrétaire aux Affaires étrangères, Manlio Di Stefano, a été immédiate . « Je rassure Salvini, en tant que ministre de l’Intérieur, nous protégions déjà les intérêts italiens également sur la question de nos eaux au large de la Sardaigne. Grâce à notre action rapide, aucun intérêt italien n’a été ou ne sera menacé. Nous négocierons avec les amis algériens une solution équilibrée, mutuellement pratique et conforme au droit international et à nos intérêts nationaux « , écrit Di Stefano sur Facebook.
Une protestation est déposée à l’ONU
L’ancien président Pili a accusé tous les différents gouvernements qui se sont succédé à partir de mars 2018 de ne pas fournir assez d’efforts à ce sujet. « Comme d’habitude notre pays dort et il y a seulement quelques semaines qu’il a présenté une protestation officielle aux Nations Unies ».
Cependant, « malgré la tentative de l’Italie de remédier à cette faille très grave dans le système de protection des frontières en mer et dans les eaux internationales – a déclaré Mauro Pili – Aucune réponse n’est venue de l’ONU à ce jour ». le politicien trouve surprenant que « toutes les forces politiques et les gouvernements eux-mêmes, italiens et sardes, n’aient pas pu rejeter ce dernier blitz contre la Sardaigne et les Sardes. La Sardaigne et sa mer sont épuisées ».
Il s’étonne aussi de l’absence de ce sujet lors des réunions et des sommets bilatéraux entre les représentants du gouvernement de Rome et d’Alger.«The sky is the limit»: quand la servilité diplomatique atteint des sommets
L'ambassadeur d’Algérie aux États-Unis, Sabri Boukadoum, s'est récemment distingué par une déclaration aussi vide que révélatrice de la mentalité de la caste militaire qui gouverne l’Algérie d'une main de fer. « The sky is the limit » - « Le ciel est la limite », a-t-il osé déclarer, en parlant du renforcement de la coopération militaire avec Washington. Un bel exemple de soumission qui, loin de refléter une ambition nationale, démontre une fois de plus l'alignement servile d’un régime dont la survie repose sur ses jeux d'équilibriste entre grandes puissances.
Une diplomatie à l'estomac vide
Derrière le lyrisme enjôleur de Boukadoum se dissimule une réalité crue : l’Algérie, économiquement affaiblie, cherche désespérément à exploiter sa position géographique ainsi que son potentiel énergétique et minier (notamment les terres rares) pour accroître son importance aux yeux de Washington. Alors que la présence militaire américaine diminue en Afrique et que Moscou et Pékin renforcent leur influence, l’ambassadeur promeut l’illusion d’un partenariat stratégique où l’Algérie jouerait un rôle central dans la sécurité régionale. Ce faisant, il réduit son pays à une simple variable d’ajustement dans le grand jeu des puissances.
Le discours de Boukadoum, ponctué d'appels incantatoires à la « coopération », cache difficilement que l'armée algérienne, dont il est le porte-parole officieux, cherche principalement à assurer sa propre survie. Il ne s'agit pas tant de protéger les intérêts d'un peuple dépouillé que de garantir la continuité d'un appareil répressif dont la loyauté est mise aux enchères.
La duplicité de la souveraineté
Ironie suprême, l’ambassadeur insiste sur l’indépendance acquise en 1962, tout en négociant la mise sous tutelle militaire de son pays par une puissance étrangère. Dans un moment d’aveuglement ou de cynisme, il mentionne même « l’avantage » que l’Algérie pourrait offrir aux États-Unis grâce à son « facteur humain » – c’est-à-dire la connaissance approfondie des réseaux tribaux et des dynamiques régionales. Autrement dit, l’Algérie se propose comme auxiliaire de renseignement pour Washington. Après avoir dénoncé pendant des décennies les ingérences occidentales, le régime algérien se transforme en supplétif de la puissance américaine dans la région sahélienne.
Il convient de rappeler que cette junte militaire n’a jamais accepté la moindre tentative d’ingérence lorsqu’il s’agissait de critiquer la répression des opposants, la corruption omniprésente ou l’absence totale de libertés démocratiques. Cependant, quand il s’agit d’assurer la pérennité du système en place, la souveraineté devient un concept flexible.
La commercialisation du pays
Boukadoum ne s’arrête pas là. Il énumère les « avantages » que l’Algérie propose aux Américains : richesses naturelles, infrastructures de data centers à faible coût, et bien sûr, une population jeune, majoritairement âgée de moins de 30 ans, qu’il présente comme un atout. C'est une manière polie de dire que l’Algérie possède une main-d’œuvre facilement exploitable et un marché à développer. Alors que la misère et le désespoir poussent des milliers de jeunes à risquer leur vie en mer, le pouvoir, lui, se réjouit de son potentiel démographique.
Un futur sous domination économique et militaire
L'accord militaire conclu avec Washington, décrit comme un cadre « juridique » pour intensifier la coopération bilatérale, n'est en fait qu'un mécanisme supplémentaire de dépendance. L'histoire récente de l'Algérie, marquée par l'oppression coloniale et la guerre civile, aurait dû inciter ses dirigeants à faire preuve de prudence face aux logiques impérialistes. Pourtant, Boukadoum se réjouit du rôle de vassal que son pays est disposé à assumer.
Que l’ambassadeur se rassure : la chute du régime qu’il soutient ne connaîtra pas de limite. La jeunesse qu’il présente aujourd’hui comme un « atout » pourrait bien devenir demain le moteur d’une révolte qui renversera cette caste militaire et ses serviteurs diplomatiques. Le cours de l’histoire, lui, ne tolère pas les trahisons éternelles. Cette fuite en avant du pouvoir, en complète rupture avec les idéaux du 1er Novembre, ne pourra que s’effondrer sous le poids de ses contradictions.
Blitz : « La fin de la rivalité maroco-algérienne révélerait les failles du régime algérien »
Selon une analyse approfondie du magazine géopolitique Blitz, la fin de la rivalité entre le Maroc et l’Algérie ne serait pas synonyme de stabilité pour Alger, mais marquerait au contraire l’effondrement d’un système politique bâti sur la confrontation permanente avec Rabat.
Un tournant historique pour le Maghreb et l’Afrique du Nord
Signé par l’analyste Damsana Ranadhiran, l’article estime que l’Afrique du Nord s’apprête à vivre un tournant géopolitique inédit depuis plus d’un demi-siècle.
Depuis l’indépendance, la rivalité entre le Maroc et l’Algérie a maintenu le Maghreb dans une impasse politique et économique, freinant toute perspective d’intégration régionale.
Mais aujourd’hui, sous l’impulsion des États-Unis et grâce au soutien international croissant au plan marocain d’autonomie au Sahara, un scénario de réconciliation régionale devient envisageable.
Pour Blitz, cette évolution ne profiterait pas à Alger :
Une paix durable mettrait à nu la fragilité et l’illégitimité d’un régime dont la survie repose sur l’hostilité envers le Maroc.Le Maroc, pilier de la stratégie américaine en Afrique du Nord, l’analyse souligne que le soutien constant de Washington au plan d’autonomie marocain dépasse la simple diplomatie: il s’agit d’un élément central de la politique américaine à long terme dans la région.
Les administrations successives, qu’elles soient républicaines ou démocrates, considèrent désormais le Maroc comme leur partenaire stratégique majeur en Afrique du Nord — un acteur clé dans :
la sécurité maritime en Méditerranée,
la coopération énergétique,
et la lutte contre le terrorisme au Sahel.
Face à l’instabilité politique, aux coups d’État et à la montée du jihadisme dans la région, le Maroc apparaît comme un ancrage stable et fiable, affirme Blitz.
Le basculement diplomatique : Alger isolée sur la scène internationale
Cette orientation américaine a entraîné un réalignement global de la diplomatie internationale.
Des pays comme l’Espagne, le Royaume-Uni ou encore le Ghana ont publiquement soutenu l’initiative marocaine d’autonomie comme la solution la plus réaliste et durable au différend régional.
La bataille diplomatique d’Alger sur le Sahara est perdue, constate Blitz, soulignant que cette défaite mine le fondement idéologique même du régime algérien, historiquement construit sur le rejet du Maroc.
Le coût économique du blocage maghrébin
En refusant d’ouvrir ses frontières et en militarisant sa politique régionale, l’Algérie aurait privé le Maghreb d’un potentiel économique colossal.
Selon les estimations du FMI, une intégration régionale pourrait ajouter 1 point de croissance annuel, tandis que la Banque mondiale évoque une hausse de 27 % du PIB par habitant en cas de création d’une zone de libre-échange avec l’Union européenne.
Pour Blitz, ces chiffres traduisent une opportunité économique perdue, sacrifiée sur l’autel d’une idéologie d’affrontement dépassée.
⚖️ Un régime fragilisé par ses propres contradictions
Damsana Ranadhiran décrit une Algérie enfermée dans le discours de la menace extérieure, utilisé pour consolider le pouvoir militaire.
Avec près de 18 milliards de livres sterling consacrés chaque année à la défense, le pays détient le plus gros budget militaire d’Afrique, sans que cela ne profite à la population.
Le chômage des jeunes atteint 26 %,
Plus de 70 % des Algériens ont moins de 30 ans,
Et une part croissante de cette jeunesse aspire à l’exil, faute de perspectives.
Dans un scénario de détente régionale, Blitz estime que le peuple algérien réalisera l’illusion :
La menace marocaine n’a jamais existé — elle a simplement servi à masquer la corruption, la stagnation et l’absence de réformes.Arabes et Moyen-Orientaux
La fin de ce mythe pourrait provoquer une remise en cause profonde du système en place, conclut l’auteur.Le Maroc, moteur de stabilité et de prospérité régionale
À l’inverse, le Maroc sort renforcé de cette recomposition géopolitique.
Son alignement avec Washington et l’Europe, combiné à sa diplomatie pragmatique, lui permet de s’imposer comme pilier de stabilité régionale et de moteur potentiel d’une intégration maghrébine renouvelée.
Blitz conclut sur une note symbolique :
Paradoxalement, c’est la paix — et non la guerre — qui mettra fin à un mythe d’État en Algérie, ouvrant la voie à une ère de coopération et de prospérité partagée au Maghreb.

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