Touche pas à mon dirham: Les leçons cachées de l'histoire et leurs échos modernes... [Copier sur son voisin] By- Mohammed Gherrabi
- gherrrabi
- 1 juil.
- 5 min de lecture
Dernière mise à jour : 2 juil.

Il arrive parfois que l'histoire laisse des témoins involontaires. Ce sont des voyageurs qui notent ce qu'ils observent, sans se douter qu'un siècle et demi plus tard, leurs écrits seraient une archive précieuse sur les continuités politiques, religieuses et commerciales qui reliaient le Sahara oriental à l’Empire chérifien.L’Algérie usurpatrice d’identité... Copier sur son voisin
Il semble évident que la Corée de l'Est a perdu la raison, ou du moins la mafia militaro-politico-médiatico-financière algérienne qui la gouverne depuis la prétendue "indépendance" !…
Les responsables algériens, en quête d'identité et d'histoire reconnues, n'ont rien trouvé de mieux que de s'approprier celles des autres. Après l'épisode ridicule (mais le ridicule ne tue malheureusement pas les généraux algériens !) concernant le caftan marocain, le couscous marocain, des figures de l'histoire marocaine comme Tarik Ibn Ziad et Ibn Batouta, ainsi que le patrimoine culturel marocain, telle que la grande mosquée de Paris, et j'en passe, voilà qu'ils ont osé, sans vergogne, s'approprier la monnaie officielle du Maroc (dirham marocain), symbolisé par le code MAD !... C'est absolument incroyable !... Une absurdité totale (c'est le moins qu'on puisse dire)...
Pourquoi les Algériens désignent-ils leur monnaie par le terme "dirhams" ?
Les Algériens emploient le terme "dirham" (ou draham) dans la langue de tous les jours pour faire référence à l'argent de façon générale. Il est important de noter que la monnaie du Maroc est le dirham, tandis que celle de l'Algérie est le dinar.
Ici, dans cette vidéo, le mal lu et décrié, Tebboune abandonne le dinar algérien… et se vante du dirham Marocain
Même si la monnaie officielle de l'Algérie est le dinar algérien (DZD), le recours au mot "dirham" s'explique par des raisons linguistiques et historiques :

Héritage linguistique- Tlemcen: Découvrez l’histoire méconnue de son appartenance au Maroc

Il existe une histoire méconnue dans la région de Tlemcen, en Algérie, qui remonte à plusieurs siècles. Cette histoire concerne l’appartenance de Tlemcen au Maroc. Tlemcen, une ville située à l’ouest de l’Algérie, a en effet été sous l’influence et le contrôle du Maroc pendant une période importante de son histoire.
Découverte d’anciennes pièces de monnaies marocaines dans la ville de Telemcen
Tlemcen, est une ville fondée par un Marocain, Idriss 1er en l’occurrence, et étendue par l’Almoravide Youssef ben Tachfine. Reprise par les Zianides, Tlemcen devait subir du Mérinide Abou Yacoub un siège si long que les guerriers marocains eurent près de vingt ans pour construire à sa porte une ville-citadelle Mansoura.
Poids de l'histoire. Une question récurrente qui revient souvent est celle de savoir si l’Algérie a appartenu un jour au Maroc.

L’histoire entre l’Algérie et le Maroc est complexe et suscite de nombreuses interrogations. Une question récurrente qui revient souvent est celle de savoir si l’Algérie a appartenu un jour au Maroc.
La question de savoir si l’Algérie appartenait au Maroc a été longtemps débattue.
L’idée selon laquelle l’Algérie a appartenu au Maroc est souvent soutenue par des arguments historiques et culturels. Certains affirment que les tribus et les peuples qui résidaient dans ce qui est aujourd’hui l’Algérie faisaient partie intégrante du royaume marocain. Ils soulignent les similitudes linguistiques, culturelles et religieuses entre les deux pays, ainsi que les liens ancestraux qui unissent les populations.
Friedrich Rohlfs, géographe du 19e siècle, a affirmé que «les habitants du Sahara oriental considèrent le sultan du Maroc comme leur suzerain»

Entre 1861 et 1865, Friedrich Gerhard Rohlfs parcourt le Tafilalet, le Touat et le Tidikelt, avant que la colonisation française n'établisse de nouvelles frontières au Sahara. Dans son récit publié en 1868, il ne soutient aucune thèse marocaine, mais enregistre des faits : caïds, lettres de protection, tribut au sultan, prière du vendredi en son nom, routes caravanières et marchés liés à la capitale de l'époque, Fès. Son témoignage constitue ainsi une archive précieuse sur les continuités politiques, religieuses et commerciales qui reliaient le Sahara oriental à l’Empire chérifien.
Friedrich Gerhard Rohlfs est un géographe et explorateur allemand du 19e siècle qui a exploré l’Empire du Maroc, franchi le Grand Atlas et traversé les régions sahariennes entre 1861 et 1865. Son ouvrage «Reise durch Marokko, Uebersteigung des grossen Atlas, Exploration der Oasen von Tafilet, Tuat und Tidikelt» («Voyage à travers le Maroc, traversée des montagnes du Haut Atlas, découverte des oasis de Tafilalet, Tuat et Tidikelt») publié en 1868 intègre les oasis dans le cadre d’un itinéraire marocain. Touat et Tidikelt figurent dans le prolongement du Maroc exploré, et non comme un monde séparé où les caravanes auraient accidentellement échoué.
Son récit est important car il combine l'observation territoriale, la description sociale et la perception européenne du Maroc avant la conquête du Sahara oriental par l'Algérie française. Il ne défend pas une cause marocaine; il décrit un monde qu’il traverse, et c’est précisément cette absence de plaidoyer qui rend son témoignage précieux. Aujourd'hui, c'est une archive. Les preuves qu’il présente ne sont pas des slogans, mais apparaissent dans les détails : un caïd à Rissani, une lettre du Grand Chérif d’Ouezzane, un tribut envoyé au sultan, une prière du vendredi prononcée au nom du sultan du Maroc dans le Tidikelt, une carte qui étend le territoire du Maroc jusqu’à Touat. À travers ses notes sur les routes, les marchés, les caïds, les chorfa, les caravanes, Rohlfs informe sur un Sahara antérieur aux frontières coloniales. Il consigne ce qu’il voit, ce qu’on lui dit, les médiations dont il dépend, les routes qu’il emprunte, les pouvoirs qui l’arrêtent ou le protègent. Dans ses écrits, le Tafilalet, le Touat et le Tidikelt font partie de l'Empire du Maroc: politiquement, religieusement, commercialement. C’est une souveraineté centralisée, nette et tamponnée comme un formulaire de préfecture.
Le livre de Rohlfs n'est pas une biographie d'explorateur ni une simple narration de voyage. C'est un ouvrage historique sur le Maroc saharien. Il décrit une souveraineté homogène, une administration impeccable, et une frontière dessinée à l'encre noire. Il propose davantage: les signes vivants d’un lien précolonial, tel qu’un Européen de l’époque le comprend sans avoir besoin de le justifier. Tafilalet, Touat, Tidikelt : chez Rohlfs, ces noms ne sont pas éparpillés dans le désert comme des îles sans mémoire. Ils sont reliés au sultan, à la capitale Fès, au Draa, aux routes du Soudan, aux prières du vendredi, aux marchés, et aux cartes. Avant que la carte coloniale ne cherche à effacer les anciennes continuités, Rohlfs en avait déjà laissé la trace.
Son ouvrage reste l'archive d'une réalité marocaine du Sahara oriental : imparfaite, diffuse, précoloniale, mais compréhensible, et d'autant plus forte qu'elle n'a pas été écrite pour persuader.
Pourquoi le dinar algérien n’est pas accepté?
Un Algérien de France a tenté une expérience: échanger ses dinars contre des euros dans un bureau de change parisien. Voilà pourquoi cela n’est pas possible.
La vidéo a été tournée par un Algérien en France. Elle est devenue rapidement virale sur TikTok
L’homme se présente dans un bureau de change à Paris. «Je vais sortir mes dinars algériens pour voir combien ils valent à Paris». Il sort trois billets de 2.000 dinars et la présente à l’agente du bureau de ChangeGroup. «Voici 6.000 dinars, je veux les changer svp», demande-t-il sans grande conviction.
La vendeuse reconnaît les dinars algériens et sans les toucher, elle répond amusée : «Désolé monsieur, on ne les prend pas». Pourquoi ? Demande le client algérien. «C’est trop exotique pour nous […] On prend les (dinars) tunisiens, on prend les (dirhams) marocains, mais pas les (dinars algériens)», répond-elle, avant d’affirmer qu’elle ignore pourquoi les bureaux de change n’acceptent pas la monnaie algérienne. «Nous, non plus, on ne sait pas pourquoi», conclut, de son côté, le client algérien.

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