Mali: la junte propose une transition de trois ans avec une direction militaire… La libération

Mali: la junte propose une transition de trois ans avec une direction militaire… La libération du président déchu.

L’accueil est chaleureux, bien que l’ambiance soit électrique. Samedi 22 août, les émissaires de la Communauté économique des États d’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), emmenés par l’ancien président nigérian Goodluck Jonathan, ont été accueillis par deux membres de la junte militaire ayant pris le pouvoir au Mali pour « rétablir l’ordre constitutionnel » après le coup d’État de mardi 18 août. Goodluck Jonathan a déclaré que les discussions permettraient d’ »arriver à quelque chose de bon pour le pays, pour la Cedeao et pour la communauté internationale ».

Au terme d’un week-end de discussions, CEDEAO et putschistes au pouvoir à Bamako sont d’accord pour tourner la page IBK.

« Cette transition sera dirigée par un organe présidé par un militaire, qui sera en même temps chef de l’Etat », indique la délégation ouest-africaine à Bamako.

La junte, au pouvoir Mali depuis qu’elle a renversé le président Ibrahim Boubacar Keita le 18 août, souhaite qu’un organe de transition dirigé par un militaire soit mis en place pour une période de trois ans, selon des sources internes à la junte et à la CEDEAO. Des informations qui surviennent à l’issue de 48h de pourparlers avec entre l’organisation ouest-africaine, venue en délégation à Bamako, et les officiers du Conseil national pour le salut du peuple.

« La junte a affirmé qu’elle souhaite faire une transition de trois ans pour revoir les fondements de l’État malien. Cette transition sera dirigée par un organe présidé par un militaire, qui sera en même temps chef de l’État »,  a indiqué à l’AFP une source au sein de la délégation ouest-africaine à Bamako.

« Le gouvernement sera aussi majoritairement composé de militaires », selon la proposition de la junte, a expliqué cette source s’exprimant sous couvert d’anonymat.

La libération du président déchu.

Le président Keïta peut rentrer chez lui

Autre annonce majeure : les militaires du CNSP acceptent que le président déchu Ibrahim Boubacar Keïta retourne à son domicile, ont indiqué dimanche soir des sources de la CEDEAO et de la junte. « Et s’il souhaite voyager pour des soins, il n’y a pas de problème », a également indiqué la source de la CEDEAO.

Quant à l’ancien Premier ministre Boubou Cissé, arrêté en même temps que le président Keïta et détenu dans le camp militaire de Kati, dans la banlieue de la capitale, « nous avons obtenu de la junte qu’elle accepte qu’il soit dans une résidence sécurisée à Bamako », a ajouté ce responsable ouest-africain.

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Avec, rfi

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