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Exclusif- La "DZ Mafia" dans le "viseur" du ministre Franco-Algérien, Moussa Darmanin⁉... By- Mohammed Gherrabi

La Structure verticale d’un réseau de distribution de drogues⁉

Le nom suscite des discussions. La DZ Mafia — acronyme de « Dzayer », qui signifie Algérie en arabe dialectal — s'est imposée en quelques années comme l'une des organisations criminelles les plus médiatisées en France. En mars 2026, l'opération Octopus a placé 42 de ses membres présumés en garde à vue. Deux semaines plus tard, le ministre de la Justice français s'est rendu à Alger pour en discuter avec son homologue algérien.

Rechercher la vérité amène à assister à d'imprévisibles événements

Tant que ce trafic dont l’Algérie est devenue une plaque tournante, n’aurait pas révélé ses secrets, les Algériens verraient, toujours, la main de leurs dirigeants dans ce qu’ils appellent «la blanche».

Roberto Saviano, l'écrivain italien sous escorte permanente depuis près de vingt ans pour avoir osé analyser les entrailles de la Camorra dans Gomorra (2006), n'est plus seulement un chroniqueur de la mafia napolitaine. De passage à Paris le 20 novembre 2025 pour recevoir le prix Constantinople – qui récompense les plumes au service de la paix –, il lance un avertissement retentissant concernant la France. Dans un entretien exclusif au Figaro, relayé par France Inter et Libération, Saviano déclare :

"La France est dans une situation dramatique face au narcotrafic, car pendant trente ans elle a ignoré cette question. Pas du point de vue policier mais du point de vue politique, culturel et journalistique. Or il faut comprendre que la lutte contre le crime organisé est une lutte mondiale car le capitalisme criminel est une des forces les plus puissantes au monde."

La France doit s'inspirer de l'Italie après Falcone : mettre en place une task force européenne contre la mafia, intégrant l'IA pour suivre les flux financiers, et réguler l'offre en collaborant avec l'Amérique latine. Sans cela, comme le souligne Saviano dans Le Point, « une nouvelle saison de violence commence dans le pays ». Le meurtre de Kessaci n'est pas une conclusion, mais un début : la DZ Mafia, très visible et résiliente, pourrait exporter son modèle, modifiant les équilibres sécuritaires de l'UE. Saviano et Kessaci, deux figures isolées face au crime organisé, appellent à une mobilisation collective – avant que le « capitalisme criminel » n'impose ses règles au Vieux Continent.

⁠⁠La DZ Mafia, point névralgique de la visite du Franco-Algérien Moussa Darmanin en Algérie

Le ministre de la Justice Gérald Moussa Darmanin en déplacement en Algérie ce lundi 18 mai. Une nouvelle étape du réchauffement diplomatique entre les deux pays. Moussa Darmanin était attendu en Algérie pour une visite express d'une journée pour "rétablir les relations judiciaires" entre les deux États. De nombreux sujets sont sur la table, notamment la coopération dans la lutte contre la DZ mafia (réseau criminel très actif notamment en France).

« La DZ Mafia fait 6 milliards d'argent liquide »: le chiffre choc de Darmanin qui interroge sur l'ampleur du narcotrafic

L'estimation avancée par le ministre de la Justice dépasse les repères connus jusqu'ici. Mais entre saisies record, masses de cash et circuits de blanchiment, ce marché opaque reste impossible à quantifier.

Strasbourg : une jeune femme enlevée par des individus se réclamant de la DZ Mafia

Une jeune femme de 25 ans a été enlevée fin mars 2026 à Strasbourg par trois individus se réclamant de la DZ Mafia (un groupe criminel marseillais) lors d'une tentative d’extorsion visant un proche. L’enquête a conduit à la mise en examen de deux suspects originaires de Marseille.

Les faits se seraient déroulés le 31 mars 2026 vers 15 heures. La victime aurait été contrainte de monter dans un véhicule avant d’être ligotée par ses ravisseurs, qui réclamaient une rançon.

La «DZ mafia», mais aussi d'autres organisations, ont également été au menu.

«Nous partageons avec l'Algérie la difficulté de lutter contre les mafias (...) qui font venir de la drogue et qui touchent particulièrement notre jeunesse, qu'il s'agisse de la cocaïne, du cannabis ou des psychotropes», a dit Moussa Darmanin.

La DZ-mafia, une Structure verticale d’un réseau de distribution de drogues⁉

À sa nomination, Gérald Moussa Darmanin avait assuré qu'il mènerait des "opérations place nette" dans les établissements pénitentiaires, similaires à celles initiées contre le trafic de drogue dans plusieurs villes françaises.

Sur LCI, le ministre de la Justice a dévoilé une mesure radicale visant, d'après lui, à stopper la continuation des trafics en milieu carcéral.

"Nous allons prendre une prison française, la vider des personnes qui y sont et on y mettra, puisqu'on l'aura totalement isolée, totalement sécurisée avec des agents pénitentiaires particulièrement formés, anonymisés, les 100 plus gros narcotrafiquants", a développé le garde des Sceaux. "J'ai deux prisons en tête", a-t-il ajouté, sans préciser où se situent ces établissements.

Le ministre de la Justice était l'invité du journal de 20 heures sur France 2, jeudi soir.

Les 200 narcotrafiquants les plus dangereux seront emprisonnés dans "deux établissements de haute sécurité" à Vendin-le-Vieil et Condé-sur-Sarthe, annonce Gérald Moussa Darmanin.

"J'ai décidé de taper fort, s'est félicité le garde des Sceaux. Nous aurons deux établissements de haute sécurité cette année." Le premier, le 31 juillet, à Vendin-le-Vieil et le deuxième, le 15 octobre, à Condé-sur-Sarthe, a précisé Moussa Darmanin. "Ça fait 200 narcotrafiquants, qui d'ici le 15 octobre, seront totalement à l'isolement du reste de la société", a-t-il affirmé.

Les enfants de l’oligarchie algérienne & Mohamed Amra "DZ mafia"
Le narcotrafiquant Mohamed Amra, arrêté samedi 22 février en Roumanie après neuf mois de cavale, a atterri mardi en France.
Créateur : OCTAV GANEA | Crédits : AFP
Créateur : OCTAV GANEA | Crédits : AFP

Mohamed Amra s'était échappé après que des complices armés eurent tendu une embuscade à son véhicule de transfert de prisonniers, tuant deux agents et en blessant trois autres.

Mohamed Amra, l'homme le plus recherché de France, dont l'évasion de prison a causé la mort de deux gardiens le 14 mai dernier, a été appréhendé à Bucarest, en Roumanie, et extradé vers la France ce mardi.

L'individu âgé de 30 ans, connu sous le surnom de "The Fly", "la mouche", a été appréhendé à proximité d'un centre commercial à Bucarest, concluant ainsi une traque internationale de neuf mois.

Lorsqu'un journaliste lui a demandé "Êtes-vous heureux de rentrer en France ?", Amra, qui avait probablement teint ses cheveux en orange pour ne pas être reconnu, a simplement répondu "Je t'aime, maman, c'est tout".

Remis aux autorités françaises, il a ensuite été transféré à bord d'un Falcon vers l'aéroport de Villacoublay en région parisienne. Il était surveillé pendant le vol par le GIGN.

Il a ensuite été incarcéré à la prison de haute sécurité de Condé sur Sarthe dans l'Orne. Mohamed Amra doit être placé à l’isolement.

Une évasion meurtrière

Mohamed Amra avait réussi à s'échapper après que des complices lourdement armés ont tendu une embuscade àson convoi pénitentiaire en Normandie au péage d’Incarville. L'opération commando avait provoqué la mort de deux gardiens, de 52 et 34 ans, dont le chauffeur, et en avait grièvement blessé trois autres.

Amra avait été condamné pour un cambriolage en Normandie et était également suspecté de diriger un réseau de trafic de drogues. Il était aussi visé par une enquête pour tentative d'homicide en bande organisée, vol en bande organisée et pour un enlèvement ayant causé la mort, ont indiqué les procureurs français.

Suite à son évasion, Interpol a émis une notice pour son arrestation, et les enquêteurs français ont alerté leurs collègues d'autres nations après avoir soupçonné qu'Amra avait quitté le territoire français.

Comment Amra a-t-il été arrêté ?

Les enquêteurs avaient placé le téléphone d'Amra sur écoute et découvert, il y a environ deux semaines, qu'il se préparait à partir pour la Roumanie, où cet homme d'une trentaine d'années avait loué un appartement dans le nord de Bucarest pour une durée de six mois.

À partir du 8 février, la police roumaine a étroitement surveillé les caméras de sécurité de la résidence. Samedi, Mohamed Amra est sorti de chez lui pour la première fois et a été arrêté peu après par les forces spéciales.

Un porte-parole de la police roumaine a déclaré que le trentenaire était arrivé dans le pays à bord d'une voiture portant des plaques d'immatriculation françaises et qu'il était accompagné d'un chauffeur albanais.

"Il a fait profil bas. Ils lui ont acheté des provisions et de l'eau, et lui ont donné un peu d'argent", a-t-il ajouté.

Le président français Emmanuel Macron a qualifié sa capture de "formidable succès" et a salué les collègues européens qui ont mis fin à la longue traque transfrontalière.

Le ministre de l'Intérieur Bruno Retailleau a remercié toutes les forces impliquées dans l'arrestation de Mohamed Amra en Roumanie. "Mohamed Amra est de retour en France et incarcéré sous haute surveillance. Il devra répondre de ses actes", a-t-il écrit sur X.

L'avocate de Mohamed Amra, Maria Marcu, a affirmé que son client n'était pas coupable.

"Mon client veut prouver son innocence. Il n'est pas coupable de ce qui s'est passé. Et c'est pour cela qu'il veut se présenter devant les autorités françaises le plus rapidement possible", a-t-elle déclaré.

Quelques heures après l'interpellation d'Amra samedi dernier, des perquisitions ont conduit à l'arrestation de plusieurs complices dans plusieurs pays dont le Maroc et l'Espagne. Le parquet de Paris dont la Junalco, la Juridiction Nationale de Lutte contre la Criminalité Organisée, est en charge de l'enquête, doit donner plus de détails à l'occasion d'une conférence de presse ce vendredi.

Les enfants de l’oligarchie algérienne dans un large réseau de trafic de drogue .

Après le scandale de 700 kilos de poudre blanche dont l’auteur est le fils de Tebboune, les algériens assistent à un autre scandale dont l’auteur est le fils du porte-parole du gouvernement algérien, Ammar Belhimer, et ministre de la Communication.

En effet, le fils du porte-parole du gouvernement algérien, Ammar Belhimer, et ministre de la Communication, est toujours placé en garde-à-vue dans une brigade de la Gendarmerie Nationale de la wilaya de Relizane à la suite de son arrestation il y a de cela trois jours pour trafic de drogues, a confirmé Algérie Part au cours de ses investigations. Or, des “interventions” tentent de faire pression sur les enquêteurs des services de sécurité pour remettre en liberté le fils du ministre algérien afin d’étouffer ce scandale et empêcher ainsi sa présentation devant la justice pour qu’il s’expliquer devant des juges à propos de son implication dans un vaste trafic de stupéfiants.

Âgé d’une trentaine d’années, le jeune fils d’Ammar Belhimer, Boumédiene Belhimer, tente pour le moment de se “faufiler” devant les enquêteurs des services de sécurité en expliquant que la quantité de drogues interceptée dans le véhicule qu’il conduisait ne lui appartient pas. Un avocat est venu l’assister pour l’aider à tromper la vigilance des enquêteurs de la gendarmerie nationale qui cherchent à établir la vérité sur l’origine de cette quantité de stupéfiants récupérée dans le véhicule du fils du ministre de la Communication.

A Relizane, de nombreuses sources sécuritaires craignent que les pressions exercées par des “interventions” d’en haut sur les services de la gendarmerie nationale aboutissent à la remise en liberté du fils du porte-parole du gouvernement sabotant ainsi sa présentation devant un tribunal compétent, la seule instance habilitée qui pourrait le soumettre à une enquête officielle. Si le fils d’Ammar Belhimer n’est pas présenté dans les heures à venir devant les juges, il risque bel et bien d’échapper définitivement à des éventuelles poursuites judiciaires continuant ainsi de jouir d’une parfaite impunité alors que pour de simples joints, des simples jeunes citoyens algériens se retrouvent derrière les barreaux pour une période de 7 années de prison ferme…

Le fils de Tebboune et d’autres individus proches du régime arrêtés dans une affaire des 700 kg de cocaïne

En mai 2018, une affaire impliquant le fils du nouveau « président » algérien Abdelmadjid Tebboune avait défrayé la chronique. En effet, le nom de Khaled Tebboune était ressorti dans l’affaire des 700 kilos de cocaïne saisis dans un port algérien en mai 2018. Le principal accusé dans cette affaire se nomme Kamel Chikhi, un sulfureux homme d’affaires algérien qui a été mis en cause dans plusieurs affaires douteuses.

Khaled Tebboune, le fils du président algérien est un habitué des affaires sombres, courant 2018, alors qu’Abdel Aziz Bouteflika tenait encore les rênes de l’Algérie.

Dès son élection, le président algérien Abdelmadjid Tebboune n’a pas hésité à sortir de prison son fils, Khaled, impliqué dans une grosse affaire de drogue.

Les manifestants du « hirak » avaient alors qualifié Abdelmadjid Tebboune de président cocaïne, en référence à l’affaire de l’importante quantité de drogue saisie dans laquelle son fils est cité.

Plus de 800 kg de cocaïne ont été saisis sur un navire au large de Dakar par la marine sénégalaise, a annoncé mardi la Direction des relations publiques des armées (Dirpa) sénégalaises.

La saisie des 805 kg de cocaïne a été réalisée dimanche par un "patrouilleur de haute mer" de l'armée à 335 km au large de la capitale, a précisé dans un communiqué la Dirpa sans donner de détails sur le navire intercepté, son équipage, son point de départ, ou la valeur de la cargaison.

Les douanes sénégalaises avaient annoncé en octobre la saisie de 300 kg de cocaïne, d'une valeur de près de 37 millions d'euros, dans un camion frigorifique en provenance du Mali voisin.

Longtemps considérée comme une simple zone de transit pour les drogues produites en Amérique latine, l'Afrique de l'Ouest et du Centre est aussi devenue une région de forte consommation, selon le rapport annuel de l**'Office des Nations unies contre la drogue et le crime** (ONUDC) publié en juin 2022.

"Entre 2019 et 2022 (...) au moins 57 tonnes de cocaïne ont été saisies en Afrique de l'Ouest ou en route vers cette région, principalement au Cap Vert (16,6 tonnes), au Sénégal (4,7 tonnes), au Bénin (3,9 tonnes), en Côte d'Ivoire (3,5 tonnes), en Gambie (3 tonnes) et en Guinée-Bissau (2,7 tonnes)", selon le rapport.

Ces quantités transitent par ces pays pour être acheminées vers Oran, (ville portuaire, deuxième plus peuplée d'Algérie)?, puis vers leur destination finale, à savoir le marché européen.

Oran, point de transit de la cocaïne vers l’Europe

Dans un article intitulé « Vague de drogue "sans précédent " : comment l’Algérie est devenue une plaque tournante émergente pour la cocaïne arrivant au Royaume-Uni » publié le 20 juillet 2021, par le Journal britanique “The Independent”, Fondé en 1986, The Independent est l’un des grands titres de la presse britannique de qualité.

L’interception de près d’une demi-tonne de cocaïne au large d’Oran fin juin 2021 rappelle d’autres affaires de saisies de stupéfiants dans la région. Dont celle mettant en cause Khaled Tebboune le fils de Abdelmadjid Tebboune et Kamel Chikhi, alias «le boucher».

Le quotidien rappelle la découverte en juin dernier de près d’une demi-tonne de cocaïne dans des sacs qui flottaient au large de la ville portuaire d’Oran.

Il s’agissait de la deuxième plus importante cargaison de cocaïne découverte en Algérie, souligne la publication, qui rappelle l’autre affaire de cocaïne qui avait éclaté en mai 2018, avec la saisie de plus de 700 kg de drogue sur un cargo censé transporter de la viande congelée en provenance de l’Amérique latine.

Cette saisie avait donné lieu à des arrestations massives en Algérie, fait remarquer le journal.

Ce scandale, connu plus tard sous le nom de « cocaïne-gate », avait éclaboussé les plus hautes sphères du régime algérien, rappelle-t-on.

Khaled Tebboune, fils du "président" Abdelmadjid Tebboune, a été acquitté

Dès son élection, le président algérien Abdelmadjid Tebboune n’a pas hésité à sortir de prison son fils, Khaled, impliqué dans une grosse affaire de drogue et pots-de-vin. Le principal protagoniste de cette affaire a bénéficié d’une généreuse et inattendue réduction de peine.

Khaled Tebboune a bénéficié de la relaxe dans le cadre de cette affaire. Une partie de l’opinion publique dénonce la clémence dont a bénéficié le fils du chef de l’État.
Algérie, après 5 ans de silence, l'affaire des 700 kilos de cocaïne passe en jugement

C’est une affaire qui avait fait couler, en son temps, beaucoup d’encre et de salive. C’est un fait sans précédent. Cette énorme quantité de cocaïne était dissimulée dans un conteneur de viandes congelées en provenance du Brésil. C’est à Alicante, où devait s’effectuer le transbordement de la marchandise dans un bateau en partance pour Oran, pour acheminer la marchandise, que fut découvert le pot aux roses. Les services de police espagnols alertent les garde-côtes de la marine algérienne. Ces derniers alertent, à leur tour, les services de la sécurité de l’armée qui prennent l’affaire en charge.

La cargaison de viandes congelés était destinée à une société appartenant à un homme d’affaires anonymes jusqu’ici. Son nom est Kamel Chikhi mais plus connu sous le pseudonyme de « Kamel le boucher » en liaison avec sa première activité. De simple boucher, Kamel devient un grand importateur de viandes congelées mais aussi un grand promoteur immobilier à Alger.

Il sera l’ami de très hauts responsables et de plusieurs généraux de l’armée. Il était un spécialiste de la corruption pour régler ses affaires. Tous les responsables qui touchaient ses pots de vin sont filmés par des caméras discrètes installées dans son bureau et dans tous ses locaux.

Parmi les corrompus filmés, par Kamel le boucher, figure un certain Khaled Tebboune le fils du ministre de l’habitat de l’époque, aujourd’hui président de la République.

Kamel Chikhi avec une délégation ministérielle
Kamel Chikhi avec une délégation ministérielle

L’enquête déclenchée par la gendarmerie, alors qu’elle devait l’être par les services de police, prend une autre tournure. On arrête, Kamel Chikhi, et quatre autres personnes dont l’un de ses frères et un de ses associés. On étouffe l’affaire de la cocaïne qui sera diluée dans une série d’affaires de corruption retenue contre le destinataire de la cargaison de la viande qui dissimulait la cocaïne. Et s’en suit une série de procès contre Kamel Chikhi sans que ne soit évoquée l’affaire des 700 kilos de cocaïne.

Le 26 février 2020, on commence par libérer de prison, Khaled Tebboune, en détention provisoire depuis juin 2018. Son papa occupe, depuis le 19 décembre, le palais d’El-Mouradia. Au cours du procès qui s’était tenu au tribunal d’Alger, Kamel Chikhi, dans le cadre d’un arrangement avec la défense de son co-accusé, déclare au tribunal que le paquet qu’il remettait à Khaled Tebboune, comme on le voyait dans des images vidéo enregistrées dans son bureau ne contenait pas des billets de banques mais deux flacons de parfum qu’il lui offrait à titre amical.

A l’issue du procès, Khaled Tebboune est acquitté et son avocate bénéficie d’une luxueuse villa dans le quartier huppé de Hydra, qui appartenait à feu colonel Ali Tounsi, ancien Directeur de la police assassiné dans son bureau au siège de la DGSN, par l’un de ses collaborateurs Chouaïb Oultache, le 25 février 2010. Pour sa part, Kamel le boucher est condamné à 8 ans de prison pour corruption bien que le corrompu ait bénéficié de l’acquittement. Il sera condamné, un an plus tard dans une autre affaire de corruption, à 2 ans de prison, par le tribunal de Tipaza.

Kamel le boucher paye fort ses penchants de corrupteur et par une mystérieuse manipulation son nom se trouve lié à l’affaire de la cocaïne. Du coup, les véritables barons dans cette affaire sont épargnés et personne n’en parle. Ses avocats ne manquent pas d’arguments pour plaider son innocence.

D’abord, Kamel le boucher n’est pas connu pour avoir trempé dans des affaires de trafics ni de drogue ni d’alcool. Deux produits auxquels il ne touche nullement ni pour sa consommation ni pour son commerce. Ses affaires sont florissantes dans le commerce des viandes et dans le bâtiment. Il n’a nullement besoin de s’attirer des ennuis avec le trafic de stupéfiants de quelque nature que ce soit.

D’autre part, La cargaison de 700 kilos de cocaïne selon certains connaisseurs coûterait au bas mot plus d’une vingtaine de millions de dollars. Une somme que l’accusé ne possède pas. Et même s’il la possédait il ne s’aventurerait pas à la mettre en jeu sans avoir une couverture solide. Une couverture que seul un groupe de généraux est en mesure d’assurer.

Enfin, autre argument de taille, la cargaison des viandes rouges est acquise par un crédit bancaire selon le rite musulman, sans intérêt. Par conséquent, la cargaison arrive au nom de la banque qui a accordé le crédit. Or, aucun responsable de cette banque n’a jamais été inquiété. Son patron, un libanais qui aurait été, déjà, impliqué dans une affaire du même genre dans son pays. Il est en relation avec beaucoup de généraux de l’armée algérienne auxquels ils accordaient d’importants crédits bancaires. Il a même accordé un crédit de 200 millions de dinars algériens (1.354.000 euros) à l’ancien patron du groupe de presse An-Nahar, aujourd’hui condamné à 10 ans de presse dans une autre affaire liée à son alliance à l’ancien patron de la Sécurité Intérieure, le général Wacini Bouazza, condamné à 16 ans de prison et dégradé au rang d’homme de troupe.

Les deux hommes payent pour avoir œuvré à barrer la route d’El-Mouradia à Tebboune durant la campagne électorale de décembre 2019.

Il est à souligner qu’il n’y a jamais eu annonce de l’ouverture d’une enquête sur cette affaire des 700 kilos de cocaïne. D’autres saisies d’importantes quantités de ce produit n’ont pas fait, non plus, l’objet d’une quelconque enquête. Citons, à titre d’exemple, la découverte, de 300 kilos de cocaïne à Skikda, dans l’est du pays, le 25 janvier 2019. C’est-à-dire 6 mois après l’affaire des 700 kilos d’Oran.

Une quantité de 490 kg de cocaïne a été interceptée, au mois de juin 2021, par les éléments des garde-côtes d’Oran. Six mois plus tard, au mois de juin 202, la Police fédérale brésilienne annonce la saisie de 481 kilos de cocaïne qui était cachée dans une usine d’asphalte de la ville de Paranaguá, dans le sud du pays, en prévision de son acheminement vers l’Algérie.

Au mois de mai 2023, Les services espagnols de sécurité et des douanes réussissent un énorme coup de filet contre les trafiquants de drogue qui voulaient introduire une grande quantité de cocaïne en Algérie. C'est au port d'Algésiras, dans l'extrême sud de l'Espagne, qu'un bateau a été inspecté pour découvrir pas moins de 322 kg de cocaïne. Le bateau transportant ce conteneur arrivait du Brésil. C’est dire que la filière brésilienne est restée active en direction de l’Algérie malgré l’arrestation du présumé accusé Kamel Chikhi. De toutes ces affaires, il n’y a jamais eu d’enquête et pas un seul trafiquant arrêté.

Cependant, lorsqu’il s’agit de petites prises, il y a toujours des arrestations. C’est le cas de 2 narcotrafiquants en possession de plus de 5 kg de cocaïne au port d'Oran, au mois de 13 juillet dernier.

Le procès d’aujourd’hui finirait-il par faire crever l’abcès et apporter de cinglantes révélations sur cette affaire qui a terni l’image de l’Algérie et de son armée.

L’opinion publique algérienne lie, désormais, le grade de général au trafic de cocaïne. Même le président Tebboune, aux yeux de beaucoup d’Algériens est impliqué dans ce trafic. On se souvient, toujours, de ces centaines de manifestants, à la rue Didouche Mourad, en plein centre d’Alger, sniffant de la farine en scandant « Tebboune elcocaïne ».

La chambre d’accusation près la cour d’Alger s’est penchée, ce 30 juin, sur l’affaire des 701 kg de cocaïne saisis, le 26 mai 2018, sur le navire MC Vega Mercury, en rade au port d’Oran, après trois ans d’une "enquête judiciaire!". Elle a notamment validé l’instruction autour de l’affaire, mais sans lever le voile sur les circonstances de l’introduction de cette quantité historique de drogue saisie. L’accélération de l’examen du dossier intervient après l’interception, dans la nuit du 26 juin au 27 juin 2021, par les garde-côtes, de 490 kg de poudre blanche flottant sur l’eau, au large de la côte oranaise.

Pas moins de 442 plaquettes couvertes de sacs gris et noirs attachés par des cordes à des bouées avaient attiré l’attention des pêcheurs, qui ont donné l’alerte. Sans doute larguées par les narcotrafiquants, informés de l’imminence d’un contrôle du navire sur lequel était transportée la cocaïne.

Trafic international de Cocaïne «cocaïne-gate» : “Air Algérie” au cœur d’une vaste enquête

La compagnie aérienne « Air Algérie » que les Algériens surnomment «Air Couscous » est citée dans une vaste enquête sécuritaire menée par la police française et qui a été déclenchée au lendemain de l’arrestation à l’aéroport Paris-Orly d’un steward, membre d’un réseau de trafic de cocaïne opérant entre la France et l’Algérie. Citées par «Algérie part plus», ces sources relèvent que cette affaire a éclaté le 18 septembre dernier lorsque ce steward a été arrêté par des agents de sécurité de l’aéroport Paris-Orly en possession d’une grande quantité de cocaïne.

D’après les mêmes sources, le steward, qui a été recruté récemment par «Air Algérie», a été contrôlé à la suite de son passage sous le portique de sécurité.

Elles précisent qu’un contrôle minutieux opéré par des policiers français a permis de débusquer plus de 400 grammes de cocaïne, dissimulés dans les chaussettes du steward d’Air Algérie, qui a été ensuite interpellé et placé en garde-à-vue par la Police française.

L’enquête diligentée a permis de découvrir que l’employé de la compagnie aérienne algérienne faisait uniquement la «mule» de tout un réseau sophistiqué de trafic de cocaïne qui a l’habitude d’envoyer d’importantes quantités de stupéfiants vers l’Algérie, détaillent les mêmes sources.

Elles précisent que le steward ne serait pas la seule et unique “mule” employée par ce réseau mafieux, notant que les enquêteurs français travaillent maintenant d’arrache-pied pour essayer de le démanteler dans les plus brefs délais.

Et de faire savoir que pour l’heure, les investigations n’excluent pas la possibilité que d’autres employés d’ «Air Algérie» aient pu servir de “mules” dans d’autres opérations de transferts de cocaïne vers l’Algérie.

Selon ces sources sécuritaires citées toujours par le média, les enquêteurs français sont en train de remonter les pistes vers ce réseau de narcotrafic qui a pu introduire de la cocaïne jusqu’au sein de l’aéroport Paris-Orly afin de la remettre discrètement à un steward d’ «Air Algérie».

Elles estiment qu’il n’est pas exclu que de hauts responsables de la compagnie aérienne algérienne soient convoqués par les enquêteurs français pour qu’ils soient auditionnés à propos de leurs liens présumés avec le steward chargé de transporter de la cocaïne depuis Paris jusqu’à l’Algérie.

Qui se cache derrière la Black Mafia Family, qui aurait participé à l'évasion de Mohamed Amra ?

Selon les bruits de couloirs, le nom Khaled Tebboune, fils de l'actuel chef de l'État algérien a été cité dans l'affaire du narcotrafiquant Franco-algérien, Mohamed Amra, arrêté en Roumanie, le 22 février. En effet, A lire la presse et à collecter les bruits de couloir, Khaled Tebboune, fils d'Abdelmadjid Tebboune fait partie du réseau du narcotrafiquant Mohamed Amra, arrêté samedi à Bucarest en Roumanie, le narcotrafiquant Mohamed Amra était recherché depuis neuf mois après son évasion.

Des membres de la Black Mafia Family (BMF) sont soupçonnés d’avoir participé à l’évasion mortelle du narcotrafiquant Mohamed Amra, arrêté samedi en Roumanie. De quoi s'agit-il ?

C’est un groupe criminel discret basé en Normandie. La Black Mafia Family (BMF) est soupçonnée par les enquêteurs d’avoir participé à l’évasion mortelle du narcotrafiquant Mohamed Amra, arrêté samedi en Roumanie. Depuis l’interpellation de « l’homme le plus recherché de France », au moins 24 suspects ont été arrêtés en trois jours et 22 étaient toujours en garde à vue en France ce mardi matin, selon le parquet de Paris.

Trois jours après son arrestation en Roumanie, Mohamed Amra a atterri en France

Mohamed Amra: arrestation, appartement huppé, complices... Que sait-on de sa fin de cavale?

Parmi ces suspects, « un certain nombre » pourraient être « membres du commando » qui a libéré Mohamed Amra le 14 mai 2024 lors de l'attaque qui avait coûté la vie à deux agents pénitentiaires et en avait blessé trois autres, à Incarville (Eure). Ces personnes « peuvent appartenir » à la « Black Mafia Family, dont l’activité mérite d’être creusée », a ajouté le parquet.

Qui est Mohamed Amra, "La Mouche"

"La Mouche", comme il est surnommé, est très connu de la justice. À son casier judiciaire : 13 condamnations, pour entre autres des vols aggravés... La première, en 2009, lorsqu'il a 15 ans. Mais aucune, pour une affaire de drogue.

Pourtant, selon une source proche du dossier, Mohamed Amra, serait aujourd'hui à la tête d'un réseau de trafic de stupéfiants. Il est soupçonné d'avoir commandité plusieurs meurtres.

Détenu depuis janvier 2022, il était incarcéré à la maison d'arrêt d'Évreux, en exécution de plusieurs peines : notamment des vols aggravés par effraction et violence avec arme.

Il a été mis en examen dans deux affaires : l'une pour tentative d'homicide, à Saint-Étienne-du-Rouvray en Seine-Maritime, l'autre pour enlèvement et séquestration ayant entraîné la mort près de Marseille.

Là-bas, Mohamed Amra, a été incarcéré, ainsi qu'à Paris. Sa dernière condamnation remonte au 7 mai 2024 par le tribunal d'Évreux où il a été condamné à 18 mois d'emprisonnement pour plusieurs vols par effraction.

Un clan « ultra-violent »

La BMF est une organisation criminelle spécialisée dans le trafic de stupéfiants. « Clanique et communautaire », elle avait réussi à échapper aux services de police spécialisés jusqu’à l’enquête sur l’évasion de Mohamed Amra, rapporte Le Parisien. Ce groupe « ultra-violent » est composé de Manjaques, un peuple originaire de Guinée-Bissau, « liés par des liens familiaux plus ou moins étroits », précise le quotidien francilien.

La BMF exerce ses activités en Normandie, « sa zone principale, mais aussi possiblement jusqu’à Marseille », ajoute le journal. Plusieurs de ces membres auraient « participé à la préparation, à l’exécution de l’évasion mais auraient également favorisé la dissimulation du fugitif » Mohamed Amra, selon le parquet de la Juridiction nationale de lutte contre la criminalité organisée (Junalco).

Surnommé ''La Mouche'', Amra, 30 ans, vivait en Roumanie avec de faux papiers depuis le 8 février. Il avait été installé par des complices dans un appartement de la banlieue de Bucarest, selon la police roumaine. Et il devait subir une opération de chirurgie esthétique afin de changer son apparence avant de décoller pour la Colombie. Il a quitté la Roumanie ce mardi en avion en direction de la France.

Protection de rappeurs

Si « Mohamed Amra compterait dans son entourage de nombreux membres de la BMF », il n'en ferait pas partie lui-même, toujours selon Le Parisien. Le multirécidiviste « aurait l’habitude de travailler avec ce clan, notamment pour l’importation de cannabis en provenance du Maghreb ».

Mais la Black Mafia Family ne se limiterait au narcotrafic. Des membres du clan exerceraient également dans « la protection et la sécurité de personnalités de manière non officielle, notamment de rappeurs » comme Koba LaD. Ce dernier est mis en examen pour un homicide involontaire dans le Val-de-Marne et a été condamné en janvier à 15 mois de prison pour violences sur son manager.

Anatomie d’un cartel urbain et ses ramifications géopolitiques dans le narcotrafic européen

Marseille, la cité phocéenne située aux portes de la Méditerranée, ne se limite plus à être un carrefour commercial légitime. Depuis le début des années 2020, elle est devenue le lieu d'une guerre souterraine où le narcotrafic impose ses lois…

Au centre de cette tempête se trouve la DZ Mafia, un gang criminel qui, en moins de trois ans, est devenu la force prédominante du crime organisé en France. Son nom, "DZ" – code ISO pour l’Algérie –, évoque un héritage diasporique, mais son modèle opérationnel hybride s’inspire des cartels sud-américains, des mafias balkaniques et des réseaux italiens. Le meurtre récent de Mehdi Kessaci, frère d’un militant anti-narcotrafic, n’est pas un événement isolé : il représente l’escalade vers une "hyper-violence" qui menace de déstabiliser non seulement Marseille, mais toute l’Europe.

Comment un groupe originaire des quartiers nord de Marseille défie-t-il l'État français ? Quelles sont ses connexions à l'échelle transcontinentale ? Et quel rôle joue-t-il dans la réorganisation du trafic de drogue en Europe, alors que la production mondiale de cocaïne explose et que la demande sur le Vieux Continent ne cesse d'augmenter ?

Débuts et montée en puissance : De l'incarcération à la grande visibilité

La DZ Mafia prend naissance entre 2021 et 2022 au cœur des prisons françaises, où des détenus d'origine maghrébine, souvent venant des quartiers nord de Marseille tels que La Castellane ou La Paternelle, forment leurs alliances.

À la différence des mafias italiennes traditionnelles telles que la ‘Ndrangheta, qui est organisée autour de rites familiaux et d'une omerta totale, la DZ Mafia adopte une "chrysalide criminelle" : une évolution rapide, façonnée en prison, sans éthique du silence ni hiérarchie stricte. Le commissaire général Jean-

François Gayraud, spécialiste du crime organisé, met en avant son “hypervisibilité” sans précédent : vidéos de revendication en ligne, graffitis territoriaux et même une “conférence de presse” le 9 octobre 2024, imitant les déclarations du FLNC corse. Cette stratégie médiatique, renforcée par Snapchat et TikTok, recrute des adolescents comme “tueurs à gages”, transformant la violence en spectacle pour intimider rivaux et témoins.

Son ascension fulgurante s’explique par une guerre sanglante contre le clan Yoda, un rival multiethnique (origines comoriennes, italiennes, corses, algériennes). Entre 2022 et 2023, 49 “narco-homicides” à Marseille – un record absolu – marquent cette confrontation, avec 35 morts côté Yoda. La victoire de la DZ Mafia, consolidée en 2024, n’est pas seulement militaire : elle repose sur un modèle “ubérisé” du crime.

Selon le journaliste Xavier Monnier, il s'agit d'une "agence d'intérim du crime" – avec un recrutement rapide de mules et de tireurs, un fort taux de rotation, et une mobilisation massive pour saturer les enquêtes policières. Conséquence : en 2025, le gang domine 80 % du marché local de la drogue, générant entre 3,5 et 6 milliards d'euros par an en France, avec une part importante à Marseille.

Le meurtre de Mehdi Kessaci le 13 novembre 2025 illustre cette logique d’“assassinat d’avertissement”.

Frère d’Amine Kessaci, militant écologiste et anti-narcotrafic dont le frère Brahim fut tué en 2020, Mehdi – un jeune de 20 ans au casier vierge – est abattu par un commando à moto. Les enquêteurs pointent Amine Oualane (“Mamine” ou “Jalisco”), chef incarcéré, qui orchestre depuis sa cellule via des téléphones clandestins. Transféré le 18 novembre à Condé-sur-Sarthe, la prison ultra-sécurisée, il incarne la résilience du gang : même isolé, il commande des exécutions pour intimider les “taupes” et les activistes.

Implications et perspectives: Vers une “mexicanisation” européenne ?

La DZ Mafia n’est pas une mafia “classique” : sans rites ni omerta, elle prospère grâce à la fluidité numérique et à la précarité des jeunes, allant jusqu'à distribuer du matériel scolaire pour légitimer son influence. Son expansion en dehors des grandes villes – une “politique de l’offre” qui crée la demande – risque de “délocaliser” la violence, comme cela s'est produit à Digne-les-Bains en janvier 2025. Politiquement, cela représente un défi pour l’État : 27 de ses 30 leaders ont été incarcérés en novembre 2025, mais le gang continue de résister à travers des transferts sécurisés et des actes d'intimidation (menace sur une directrice de prison).

Sur le plan géopolitique, la DZ accélère la “criminalisation mondiale” depuis les années 1980, intensifiée par la globalisation des flux. Sans réforme en profondeur – légalisation contrôlée, renforcement des ports, coopération internationale accrue –, Marseille pourrait devenir un “laboratoire” exportable, menaçant la stabilité européenne. Comme le souligne Monnier : “La violence criminelle ne reste jamais confinée.” Le meurtre de Kessaci est un avertissement : l’Europe doit choisir entre répression et régulation, avant que les cartels ne redessinent ses frontières invisibles.




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