La télé algérienne accuse Jamal Debbouze d’être impliqué dans l’échec de l’équipe d’Algérie

L’Algérie n’arrive toujours pas à digérer son élimination en barrages pour la Coupe du monde 2022 au Qatar. Des médias de la Corée de l’Est continuent toujours d’accuser l’arbitre gambien Gassama Bakary d’avoir «comploté» avec les responsables marocains pour exclure les Fennecs.

Invité à l’émission “Briefing” sur la chaîne algérienne « El Bilad », l’ancien international algérien Mohamed Khazrouni s’est exprimé au sujet de l’échec de l’équipe d’Algérie.

Ce dernier est même allé jusqu’à accuser l’humoriste franco-marocain Jamal Debbouze d’avoir joué le rôle de médiateur entre Fouzi Lekjaa, le président de la fédération royale marocaine de football et l’arbitre gambien, Gassama Bakary.

Une accusation absurde

«Jamal Debbouze a soudoyé l’arbitre gambien Bakary Gassama, pour fausser le résultat du match Algérie-Cameroun» disputé en barrage retour de la Coupe du Monde Qatar 2002, le 25 mars dernier à Blida. C’est ce qu’a déclaré a déclaré l’ancien international algérien Mohamed Khazrouni, invité de ladite chaîne « El Bilad ».

«Au Maroc, il y a un médiateur, qui est Jamal Debbouze, dans l’affaire Gassama. Si c’était facile, la FIFA aurait pris sa décision au plus vite», a déclaré l’ancien international algérien Mohamed Khazrouni.« Il fait les beaux jours du Maroc. Le gars côtoie le Roi, il côtoie Lejkjaa (le président de la Fédération marocaine ndlr). Il est influent, il vit à Paris. Gassama a des relations en France. Moi je ne suis pas spécialiste dans les questions d’arbitrage, mais on a beaucoup de preuves » a-t-il ainsi déclaré, à propos de l’humoriste français d’origine algérienne.

Lorsque le présentateur de l’émission lui a demandé d’expliquer le lien entre l’humoriste marocain et cette affaire, l’ancien international algérien a rappelé que «Jamal Debbouze organise le Festival Marrakech du rire». «Il rencontre le Roi et Lekjaa. C’est une personne influente qui vit à Paris, et Gassama a des relations en France», déclare le chroniqueur avant de lâcher : «Je ne suis pas expert en arbitrage, mais nous, en tant que sportifs, nous avons des informations. Lekjaa n’a pas supporté la défaite au Qatar face à l’équipe algérienne», ajoute-t-il.

lorsque Jamal Debbouz était reçu en grandes pompes à Alger

Avec une attention toute particulière pour l’enfance que Gérard Depardieu,  Jamal Debbouze et Alain Chabat, sont venu en Algérie présenter l’hilarant Astérix et Obélix : mission Cléopâtre. Au moment où l’Algérie etait un pays «infréquentable», un pays isolé sur la scène internationale. Après un déjeuner offert par le chef du Gouvernement, M. Ali Benflis, à la résidence Djenan El Mithaq en l’honneur d’artistes français, auquel ont pris part le directeur du cabinet présidentiel, M. Larbi Belkheir, et le commissaire général chargé de l’organisation de l’Année de l’Algérie en France, M. Raouraoua, ainsi qu’une pléiade d’artistes algériens conduits par M. Sid Ali Kouirat. Sept copies du film ont été mises gratuitement, et pendant six jours à la disposition des autorités

Le trio français a atterri à la salle de conférence de la maison de la presse Tahar-Djaout pour une rencontre surprise avec les journalistes.

Théorie du complot:« La faute à la main invisible de l’étranger »

Depuis plusieurs semaines, des médias algériens font largement la promotion de la théorie du complot. Parmi eux se trouve le commentateur des chaînes de beIN Sports, Hafid Derradji, qui a déclaré dans un article publié sur Al Quds Al Arabi que «la plainte déposée par la Fédération algérienne auprès de la FIFA est soutenue par des faits et des images sur le match». Il a aussi évoqué des «documents prouvant que Gassama s’est rendu en Algérie via Dakar, Rabat, Tunis puis Alger, où il a rencontré des médiateurs entre lui et Samuel Eto’o». D’ailleurs, les médias algériens lui reprochent de ne pas avoir rejoint leur pays depuis Banjul via Paris ou Istanbul sans passer par la capitale marocaine Rabat, surtout qu’il n’y a plus de liaison directe entre le Maroc et l’Algérie depuis six mois.

Il est à noter que la Fédération algérienne de football avait précédemment demandé à la Fédération internationale de football d’ouvrir une enquête concernant le match entre l’Algérie et le Cameroun, dénonçant des «erreurs d’arbitrage» ayant conduit à l’élimination des Fennecs.

Les internautes réagissent: On pouvait notamment voir sur Twitter comme commentaires :
  1. « Mdrrr après un mensonge pareil, il peut casser son jeûne et aller manger en toute tranquillité »

  2. « Sacré Jamel ! J’ai toujours su que c’était un agent secret »

  3. « Je viens de montrer la vidéo à des collègues on est encore sous le choc, il a mélangé Jamel Debbouze et l’arbitre Gassama »

  4. « Ouai il l’a mis en VIP au Marrakech Du Rire 2022 »

  5. « Incroyable ça y est ils ont pété les plombs, personne sur le plateau le contredit en plus… »

« La main étrangère », « la théorie du complot extérieur », des « parties anonymes », « la faute à la main invisible de l’étranger »… ce sont autant d’expressions que l’imaginaire collectif algérien entretient.

Le système algérien, comme dans toutes les dictatures militaires, a conscience que l’administré est plus enclin à focaliser son regard sur l’ennemi fantomatique extérieur que sur les monstres de l’intérieur qui sévissent en toute impunité. Il ne lui reste plus qu’à jouer sur la fibre patriotique de l’Algérien qui est allergique à tout ce qui est étranger.

Administration, médias, artistes, intellectuels ont été habitués à désigner « la main extérieure » qui serait derrière toutes les révoltes populaires contre le système. C’est un mécanisme colonial tout prêt à être activé, reconduit par l’establishment algérien, depuis 1962, date de l’accession du pays à son indépendance. Bien des intellectuels et autres théoriciens du régime ont été actionnés pour entretenir et faire fleurir le syndrome de « la main étrangère » dans le discours populaire, en politique, à l’école comme à la mosquée.

L’Algérien est victime d’un endoctrinement idéologique accompli par le système, depuis 60 ans. Diabolique est le système né du coup d’État contre les instances légitime du Gouvernement provisoire algérien (GPRA), car il a réussi à corrompre des intellectuels de la taille de Mohammed Harbi.

L’histoire nous renseigne que ce dernier, alors directeur du magazine « Révolution africaine », hebdomadaire officiel du FLN, parti unique, était le premier à prendre sa plume pour dénoncer la « main étrangère » en désignant Hocine Aït Ahmed qui venait de créer le Front des forces socialistes (FFS). Il était allé jusqu’à consacrer son éditorial, « Défense de la Révolution (1) », à dénoncer la création du parti politique d’opposition, le FFS, par Hocine Aït Ahmed. Il faut dire que le conflit algéro-marocain tombait à pic pour les besoins de la propagande officielle : « la main étrangère » est intervenue en même temps que la révolte du FFS.

  1. N’est-il pas temps de débattre sans complexe de la responsabilité et de la culpabilité réelle ou supposée de « la main de l’intérieure » quant aux crises nées depuis l’indépendance ?

  2. Le citoyen lambda, dès qu’il crie son humiliante douleur, est accusé de servir la main étrangère alors que la main intérieure est encore plus dangereuse ! « La main de l’étranger » ?

Le Professeur Tassadite Yacine précise : « la main extérieure est insignifiante sans la main intérieure, notre problème est plutôt avec la main intérieure ». Abane Ramdane n’a-t-il pas été assassiné par la main intérieure, alors qu’il échappait superbement à la main extérieure ?

Abdelaziz Djerad, « Premier ministre » s’exprimait après la réunion qu’il a tenue . « J’ai été chargé par le président de la république de mener une enquête sur le manque de liquidités dans les bureaux de poste, les incidentes et le manque relatif d’eau pendant les jours de l’Aïd », a-t-il expliqué.

Le « Premier ministre » a ajouté que le « président » Tebboune a « donné cet ordre, parce que c’est une étrange coïncidence que durant le mois se produisent trois phénomènes qui touchent à la stabilité et affectent la relation entre les pouvoirs publics et les citoyens ».

L’avis des experts:

«La faute n’a pas été que celle de Gassama, Djamel Belmadi devrait aussi remettre en question sa préparation… Je peux comprendre qu’il soit fâché mais je trouve que ses propos sont très déplacés» Nabil Djelit sur le plateau de Canal+ dans l’émission les grandes bouches


« Les dix dernières secondes du match face au Cameroun [🇨🇲] étaient suffisantes pour changer toutes les données, qui devaient faire de Djamel Belmadi un héros national, de l’avis de tous, si sa défense n’avait pas encaissé le but assassin durant le temps additionnel, ce qui a fait de lui un entraîneur faible devant céder sa place vu le fait qu’il ait mis le football algérien dans la tourmente, du moment que l’arbre cachant la forêt est tombé  » Hafid Derradji


«Seule une racaille peut se permettre de tenir de tels propos invraisemblables et racistes à l’égard de tout un continent. Un mauvais perdant aigri et raciste qui verse dans le populisme afin de dissimuler son incompétence et celle de ses joueurs. Vous avez perdu parce que vous étiez mauvais, c’est tout ! L’arbitre et les camerounais n’y sont pour rien» a écrit Badr Hocine

Jamel Debbouze est un acteur, coproducteur, producteur exécutif français d’origine marocaine né le 18 juin 1975 à Paris.

Il se produit seul en scène dans des spectacles de one-man show ou de stand-up. Il réussit à gagner l’estime d’un public de plus en plus large et varié, se plaçant dans le peloton de tête des comiques préférés des Français : faux candide, malgré son aspect intrépide ou grâce à celui-ci, autobiographique, facétieux, saccadé et irrespectueux de son humour, il séduit les nouvelles générations, en apportant le langage usuel des banlieues à l’écran.

Jamel Debbouze naît dans le 10e arrondissement de Paris le 18 juin 1975. Ses parents, originaires de la région de Oujda à Taza, se réinstallent au Maroc en 1976, puis reviennent en France en 1979. Ils habitent Trappes (Yvelines), où Jamel, l’aîné de la fratrie : Mohamed, Hayat, Karim, Rachid et Nawel, passera toute son enfance.

Remarqué par Alain Degois, directeur de la compagnie théâtrale d’improvisation DÉCLIC THÉÂTRE dit « Papi », Jamel fait ses débuts au théâtre et ira en finale du championnat de France junior de la Ligue d’improvisation française.

En 1995, il est repéré par les patrons de Radio Nova, Jacques Massadian et Jean-François Bizot, qui vont le rendre célèbre (Jacques Massadian deviendra d’ailleurs son agent). Il débute alors sur Radio Nova, avec sa chronique « Le Cinéma de Jamel » qui débute juste avant l’émission hip-hop « le cut-killer show », puis il fait ses débuts télévisuels vers 1996-1997 sur Paris Première, chaîne du câble assez confidentielle à l’époque dans une émission coproduite par Radio Nova et la chaîne. Il lancera la version télévisée du Cinéma de Jamel sur Canal+ en (1998). Sur cette même chaîne, il participe peu après à la série à succès, H, aux côtés, entre autres, des comiques Éric et Ramzy.

Il joue dans des films comme Zonzon (1998), Le fabuleux destin d’Amélie Poulain (2001) et Astérix & Obélix : Mission Cléopâtre (2002) qui auront beaucoup de succès en France. Il fait aussi une apparition dans le clip « les sales gosses » de Dadoo

En 2005, sort le film Angel-A, réalisé par Luc Besson. 

En 2006, il tourne dans le film historique Indigènes (qu’il coproduit), rendant hommage aux soldats nord-africains ayant combattu pour la France pendant la Seconde Guerre mondiale. Pour ce film, il a reçu avec Samy Naceri, Roschdy Zem, Sami Bouajila et Bernard Blancan le prix d’interprétation masculine de la 59e édition du Festival de Cannes pour Indigènes.

Toujours en juillet 2006, Jamel présente le « Jamel Comedy Club » sur Canal+.

Très proche du roi du Maroc, Mohammed VI, et soutenu par des amis de poids comme Luc Besson et Gérard Depardieu, Jamel Debbouze ambitionne depuis quelques années de doter son pays d’origine d’un « Hollywood du désert », un ensemble de studios de tournage qui assurerait du travail à de nombreux autochtones. Actuellement, il lance le jeune Karim ZAKRAOUI qui fait des sketches appellés « The Karim Show ».

Jamel est parrain d’une association nommée « L’heure joyeuse »et de l’association R.Style (R.Style), Collectif d’artiste hip hop Dj, graff, danse…

Il est aussi le président du club de foot FC Trappes.

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