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Kabylie: Conférence de presse du président Ferhat Mehenni (Assassinat de Djamel BENSMAIL)


Voici le discours d’introduction du Président Ferhat Mehenni lors de la conférence de presse internationale organisée à Paris ce 25 novembre 2022 par le Gouvernement provisoire kabyle en exil (Anavad) et le Mouvement pour l'Autodétermination de la Kabylie (MAK) suite aux verdicts annoncés après les procès de la honte qui ont vu 49 Kabyles condamnés à morts et des dizaines d’autres à diverses peines d’emprisonnement.

54 condamnations à mort contre les kabyles !

Le procès des présumés coupables de l’assassinat de Djamel BENSMAIL, ouvert le 14 novembre 2022 est expédié en deux jours alors qu’il y avait officiellement plus d’une centaine personnes à juger. C’est là de l’abattage judiciaire qui ne garantit aucun droit à la défense. Au-delà de cette parodie de justice ayant conclu à la condamnation à mort de 54 personnes n’ayant aucun rapport avec le crime, c’est la toile de fond, en l’occurrence la Kabylie sur laquelle le pouvoir colonial algérien veut jeter l’opprobre.

  • Parce que ce procès n’est pas digne de ce nom, en ne respectant aucune garantie d’impartialité et d’équité aux accusés;

  • Parce qu’il est de nature politique aux relents racistes anti kabyles;

  • Parce qu’il a fait l’impasse sur les tortures subies par les mis en cause pour leur extorquer des aveux auxquels ils sont complètement étrangers et qu’ils ont dénoncées durant leurs très brèves auditions individuelles;

  • Parce que les véritables auteurs et les véritables complices de l’assassinat n’ont pas été appelés à la barre et n’ont à aucun moment été inquiétés et pour cause, ils sont des agents des Services algériens et des policiers;

  • Parce que les enquêtes n’ont pas été confiées aux corps de sécurité qualifiés pour ce genre de crime (la DGSN au lieu de la gendarmerie ou de la DGSI);

  • Parce que le verdict n’a pas été le fait d’un délibéré des jurés mais celui d’une décision de la hiérarchie militaire des troupes d’occupation de la Kabylie;

  • Parce que, durant toutes ces audiences, aucun élément de preuve à charge n’a été apporté contre les condamnés comme ayant participé à l’assassinat de la pauvre victime en dehors de leur appartenance à une organisation politique d’essence pacifique, en l’occurrence le MAK, le Mouvement pour l’Autodétermination de la Kabylie,;

  • Parce que ce procès, selon le communiqué du Parquet, couple l’affaire Dj. Bensmail avec celle des incendies dans lesquels Israël et le Maroc, étaient officiellement accusés de complicité par l’Algérie et dont le nom n’a été cité à aucun moment dans l’arrêt de renvoi.

Le MAK et l’Anavad condamnent cette mascarade judiciaire et rejettent en bloc et en détail ses criminelles sentences. Ses décisions ne nous concernent ni de près ni de loin. A travers ce simulacre de justice, ce n’est pas seulement au MAK que l’Algérie s’attaque mais au principe même du droit à l’autodétermination que pourtant, elle a constitutionnalisé pour s’autoriser de financer le terrorisme contre le Maroc et Israël.

L’Algérie voudrait transformer la victime des incendies qui est la Kabylie en bourreau. Ce qui est inadmissible.

Ces condamnations surréalistes, loin de terroriser la Kabylie, légitiment un peu plus son droit à l’autodétermination et à l’indépendance. Les Services algériens qui ont planifié et exécuté de bout en bout ce scénario macabre dans le seul but de faire passer le MAK pour une organisation terroriste sont les seuls auteurs du crime d’assassinat et de l’horrible crémation du cadavre.

Pour en avoir le cœur net, nous avons demandé aux instances internationales de diligenter une enquête indépendante, conformément aux plaintes que nous avons déposées auprès de la Cours Pénale Internationale et du Haut-Commissariat aux Droits de l’Homme de l’ONU. L’Algérie coupable de cette terrible barbarie est disqualifié pour mener les investigations d’usage dans une affaire où elle est à la fois juge et partie. Ferhat Mehenni Le 25-11-2022


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