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"J'irai À côté de de Canossa": Le mal élu et décrié, Tebboune entame une visite à Berlin

Le président mal élu et décrié, Abdelmadjid Tebboune est en Allemagne pour une visite de deux jours. Ce jeudi 16 juillet 2026, il doit rencontrer son homologue Frank-Walter Steinmeier, suivi du chancelier Friedrich Merz. Bien que le cas du journaliste français Christophe Gleizes, détenu en Algérie, soit préoccupant, les dossiers économiques demeurent la priorité de cette visite.

Le président allemand pourra-t-il à nouveau utiliser sa bonne relation avec son homologue algérien Tebboune pour intercéder au profit du journaliste Christophe Gleizes comme Frank-Walter Steinmeier l’avait fait en 2025 dans le cas de l’écrivain Boulem Sansal qui, gracié par Alger, avait gagné Berlin dans un premier temps. Les responsables allemands comme les milieux diplomatiques français restent prudents. Les premiers soulignent que Berlin évoquera le sort du journaliste français si Paris le lui demande sans dire si la France a effectué une telle demande.

Le gaz, enjeu majeur pour Berlin

Dans les médias algériens et allemands, l'accent est surtout mis sur les aspects économiques de la visite d’Abdelmadjid Tebboune.

Il y a deux semaines, l'Allemagne a accueilli sa première livraison de gaz liquéfié venant d'Algérie. Toutefois, les énergies renouvelables et l'hydrogène sont aussi au cœur des discussions. En outre, les questions migratoires seront également traitées.

Quelle est l’origine de l’expression « aller à Canossa » ?

Avez-vous déjà été à Canossa ? Cette expression ne fait pas référence à des vacances dans cette jolie commune italienne d’Émilie-Romagne, mais à l'acte de pénitence, de s'humilier devant une figure importante pour obtenir son pardon. Pour en saisir les origines, il faut remonter au XIe siècle.

L’expression « aller à Canossa » se situe dans le contexte historique de la querelle des Investitures qui oppose Henri IV, roi de Germanie et empereur, au pape, aux XIe et XIIe siècles. Ce conflit tourne autour de la question essentielle de la nomination des évêques. Depuis son accession au trône pontifical, Grégoire VII s’est fixé pour objectif de poursuivre la réforme de l’Église initiée par ses prédécesseurs. Il s’efforce notamment de retirer à Henri IV le pouvoir de nommer les titulaires des sièges épiscopaux.

Cette reprise en main soudaine ne plaît pas du tout au roi de Germanie, qui s'appuie sur les évêques pour gouverner. Ces évêques, souvent nommés comtes de la ville où se trouve leur siège, exercent une autorité militaire et civile et sont, en réalité, des soutiens essentiels du pouvoir royal. Certains sont notoirement corrompus, beaucoup sont incompétents et n'ont de la dignité épiscopale que l'apparence. Cette situation est insupportable pour le souverain pontife. Ancien moine bénédictin toscan et légat pontifical en France et en Germanie, il est bien informé de cette situation qu'il a pu observer directement avant d'être élu pape en 1073.

Tensions entre la France et l'Algérie : Macron est "l'unique point de repère", assure le mal élu et décrié, Tebboune

L'Algérie mise uniquement sur Emmanuel Macron. Malgré les sujets de tension - OQTF, Sahara, Christophe Gleizes... - qui tendent les relations entre Alger et Paris, le président contesté Abdelmadjid Tebboune a déclaré, le samedi 22 mars 2025, que son "alter ego" Emmanuel Macron est "le seul point de référence" dans la crise actuelle pour résoudre les différends entre son pays et la France.

"Pour ne pas tomber dans le brouhaha ni le capharnaüm politique là-bas (en France, ndlr), je dirais seulement trois mots : nous on garde comme unique point de repère le président Macron", a-t-il indiqué lors d'une interview avec des médias publics, retransmise à la télévision algérienne. Il y a eu "un moment d'incompréhension, mais il reste le président français et tous les problèmes doivent se régler avec lui ou avec la personne qu'il délègue, à savoir les ministres des Affaires étrangères entre eux".

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