Indépendance du Maroc Un Rappel que notre histoire est non falsifiable! By: Karima Kaddouri ©

Commémorer l’indépendance est un parfait vecteur de communication pour réajuster et confirmer nos cartes et notre intégralité territoriale d’aujourd’hui.

Photo © Bouabid Bouachi


Notre histoire, notre identité spatiale et humaine, cartographie identifiée par les plus grands comme par nos protagonistes envieux de notre spécificité marocaine plus que millénaire ne peut être falsifiable même par de nouveaux trocs d’exploitations.

Nous assistons à une conférence sur notre indépendance, et la Marche Verte à La Maison de Maroc à Paris le 16 novembre 2021.

Nous avons donc bénéficier de la pertinence des conférenciers, venus de Rabat,

  1. Mr El Hani, Doyen de la faculté des lettres et sciences humaines Mohammed V de Rabat

  2. Mr Adnani professeur-chercheur-historien dans cette même faculté.

et nous tenons bien évidemment à les en remercier et remercier chaleureusement l’équipe de la Maison du Maroc, pour leur présence et leur dévouement pour honorer notre Maroc, Messieurs Aboussalah Med, Badiche Med, Mekkaoui Abdelhamid.

J’ai une déformation professionnelle qui me laisse aucun doute que l’appréciation, l’étude de l’espace, dans son étude géostratégique et l’histoire humaine, l’histoire des affectations humaines qui le composent sont les éléments essentiels pour expliquer une Histoire.

Ainsi avec toute mon «ignorance», (car nous sommes tous ignorants à priori) sur les strates de notre Histoire du Maroc je fais encore le constat que dans l’esprit des sens et des mots, Le Maroc, son intégrité territoriale a fait l’objet d’un vulgaire troc commercial, au dépend des histoires marocaines et des populations marocaines.

Son espace s’est vu grignoté par les jeux marchands coloniaux, dont la convoitise exagérée a laissé des séquelles lourdes dans le jeu de héritiers de cette même colonisation de peuplement.

L’histoire, la géographie et les découpages géographiques de notre histoire maroco- africaine et les tensions d’hier, réactualisées aujourd’hui, sont des preuves intangibles qu’il persiste bien une obsession de notre territoire.

On ne peut parler d’histoire et d’espace géographique sans parler de l’humain, sans parler d’une population marocaine.

Il faut rappeler que l’espace du Maroc n’a pas subi la présence ottomane alors qu’elle était bien presente dans les territoires de l’Est pendant plus de 300 ans.

Le Maroc a subi la pression française, car une présence d’une colonisation de peuplement était bien installée chez nos actuels voisins depuis plus de 130 ans !

Rappel des sens qui sont essentiel :

Une colonisation de peuplement est une colonisation où un état envoie, hommes femmes et enfants y habiter de manière durablement afin d’y rester pérennement.

A savoir, les colonies de peuplement, arrivent quasiment sur un territoire, un espace « vide », car les volontés sont pour les colonisateurs d‘y créer une structure étatique et humaine identique à le leur ! l’Est n’est pas encore défini comme état.

Cette colonisation de peuplement dans le pays de l’Est marocain, s’est aussi traduite par une colonisation d’exploitation sur ledit territoire de l’est.

Cette double colonisation, peuplement et d’exploitation, cette emprise spatiale du terrain va ainsi être exagéré par le grignotage dans nos frontières marocaines, grignotage essentiel à l’exploitation des sols par la colonisation.

Nous en subissons les conséquences aujourd’hui !

Cette sur-exploitation, va ainsi créer une forme d’alliance Europe, d’une Europe qui va mal, Français, espagnol, allemand et anglais parient sur le partage l’espace Maroc – africain.

Alors l’histoire récente, notre histoire du Maroc deviendra un protectorat (1912), qui n’est autre qu’une conséquence et une contrainte car notre voisinage est bien français depuis au moins 80 ans.L’espace est devenu « poreux » par une simple proximité frontalière de la France à L’Est.

Tout au long de cette frontière, nous avions des garnisons militaires françaises, débordantes sur les villes marocaines.

Même les configurations spatiales urbaines d’aujourd’hui sont bien des témoins d’une histoire frontalière française ou espagnole, arrogante par son emprise spatiale arbitraire dont la colonisation de peuplement à l’Est, facile, s’est établie sans heurts et sans peine, et indiscutablement qui peut expliquer l’arrogance par ses situations de fait dans nos frontières marocaines.

Cependant, malgré les agitations multiples des esprits coloniaux dans un espace maroco-africain, face à un espace doté d’une population où traditions, cultures millénaires, le Maroc ne peut s’accommoder, ni s’accompagner d’une assimilation par le simple fait d’une occupation légère ou militaire.

Le seul moyen de pénétrer dans notre espace s’est soldé par un protectorat au Maroc et non une colonisation de peuplement.

Alors définition :

Protectorat est un régime établi par un traité ou l’état protecteur, contrôle cet espace dit protégé et lequel espace garde son autonomie politique intérieure…

Protectorat français pour nous protéger de la France de l’est ?!

Protectorat pour nous protéger des autres européens

Ou protectorat pour gérer les conditions d’exploitations des sols et des espaces !

L’objectif n’est pas une redéfinition de l’histoire, mais bien de redonner, de repenser notre espace du Maroc, son histoire humaine et spatiale dans le jeu de l’histoire malheureuse d’une découpe honteuse, depuis un Est, un état français.

Ils ont tenté d’ignorer jusqu’au sud, l’histoire humaine, spatiale, millénaire des populations originaires du Sahara marocain et des provinces du Sud, nomades ou bédouins d’un temps, occupation saisonnière et traditions culturelles millénaires, population du sud, dont certains «groupes ethniques ont donné un constat d’une sédentarisation progressive», identifiée aisément à travers leur présence dans  tous le Maroc.

Une indépendance sans grands heurts, est bien une attestation qu’une population, dans son espace n’a pas laisser le choix aux protagonistes.

Et nos voisins, les indigènes de l’Est vont enfin vouloir « exister » :

Ils vont profiter de notre indépendance du Maroc, si facile à leurs yeux, pour négocier leur affranchissement.

Ils ont enfin une envie de s’affranchir :

  1. De plus de 318 ans de présences physiques ottomanes

  2. Plus de 130 ans de présence physique de la France

Une colonisation de peuplement qui a leur permis l’actuelle emprise spatiale, ces départements français, (92/93/94 …) depuis plus de 130 ans  sont nos « figures de l’est » ;

Je dis bien une figure, une esquisse, un dessin bâclé dont la priorité des colons, et des résidents actuels, est l’exploitation de nos lieux.

Un constat sans appel, où réside encore cette obsession, héritage de leurs pères engendrant ce mal identitaire, de pousser encore les frontières, des bordures qui rappelons ont été grignotées au fur et à mesure des trouvailles minières par nos colons avec l’obsession d’atteindre un atlantique-maroco-africain.

Les configurations de notre histoire nous appartiennent et sont non falsifiables.

Notre Pays, notre intégralité territoriale doit être revendiquée au plus haut !

La communication dans son intégralité historique ne fait aucun doute car notre volonté est de montrer du doigt les décisions en demi teintes et calculées concernant notre intégralité de territoire.

Je rappelle que notre histoire est non falsifiable.

Le désarchivage sur notre histoire est non-acté par l’Espagne et cela se fait attendre depuis trop longtemps au vu de l’actualité tendue sur nos terres du Sahara marocain et au Nord du Maroc !

Sans aucun scrupule, j’affirmerai que cette contrainte d’archive dissimulée, optant pour la lenteur et la tentative d’obstruction de désarchivage est un très mauvais calcul pour l’Espagne.

L’Espagne se gargarise depuis trop longtemps pour occuper, toujours et encore le terrain des négociations de notre espace, dont la volonté de continuité dans l’exploitation des terres s’observe aisément par le jeu fourbe politique et commercial qui ne s’est pas estompé avec le temps.

L’Histoire de notre pays a pu se jouer du Temps, dans un espace où la marocanité spatiale est au-delà d’une question de forme et de fond car nos composantes de l’espace sont plus que millénaire.Nos défis culturels et nos ancrages physiques sauront encore et durablement, briser les volontés de trocs de notre espace, car nous marocains, nous sommes non falsifiables.

Karima kaddouri©

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