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Guinée Bissau: la tentative de coup d’Etat était liée au trafic de stupéfiants selon le président, U

Guinée Bissau : la tentative de coup d’Etat était liée au trafic de stupéfiants selon le président, Umaro Cissoco Embalo

La piste de narcotrafiquants évoquée par le président de Guinée-Bissau après la tentative de coup d’État du 1er février. Ce jeudi 10 février, Umaro Cissoco Embalo a accusé, un ex-chef de la marine nationale et deux autres hommes (qui ont fait de la prison à New York) arrêtés par l’agence américaine anti-drogue d’être derrière cette opération de déstabilisation avortée.

Petit pays lusophone 

On parle peu de la Guinée-Bissau, petit pays lusophone d’Afrique de l’Ouest, à ne pas confondre avec la Guinée Conakry ou encore la Guinée équatoriale. L’ex-colonie portugaise est connue pour ses multiples coups d’Etat. Seize tentatives, dont quatre réussies, depuis son indépendance en 1974. La Guinée-Bissau est également citée depuis des années comme un point de passage en Afrique de l’Ouest de la cocaïne en provenance d’Amérique du Sud vers l’Europe. Une plaque tournante du trafic de drogue, selon Washington.

Le président Umaro Cissoco Embalo a cité devant la presse les noms, arrêtés après l’échec de leur coup de force. Il s’agit de:
  1. L’ex-contre-amiral José Americo Bubo Na Tchuto, chef de la marine au début des années 2 000;

  2. Tchamy Yala, ancien officier;

  3. Papis Djemé.


Ces derniers avaient été arrêtés en avril 2013 par des agents des services anti-drogue américains (DEA) à bord d’un bateau dans les eaux internationales au large des côtes ouest-africaines. Selon la justice américaine, ils avaient négocié les mois précédents, avec des enquêteurs américains se faisant passer pour les représentants de narco-trafiquants sud-américains, l’importation en Guinée-Bissau de cocaïne qui aurait ensuite été redistribuée en Amérique du Nord ou en Europe.


José Americo Bubo Na Tchuto avait été désigné comme un baron de la drogue par le Trésor américain. Il avait été condamné en 2016 à quatre an de prison à New York. Tchamy Yala et Papis Djemé avaient été condamnés en 2014, à New York également, à cinq et six ans et demi de prison. Ils sont depuis rentrés en Guinée-Bissau.

Il y a dix jours, le Palais du gouvernement, siège des ministères, a été attaqué par des hommes armés pendant que le président et les membres du gouvernement y tenaient un Conseil des ministres. L’attaque avait coûté la vie à 11 personnes. Rappelant les heures sombres de ce pays, marqué par des coup d’Etat son indépendance en 1974.


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