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France: comment s'alimente l'antisémitisme... la mise en concurrence des communautés religieuses

La laïcité en France serait-elle un principe à géométrie variable? En matière de religions, l’Etat, serait-il un peu plus « neutre » avec certaines plutôt qu’avec d’autres? Ce sont les questions que l’on peut se poser si, comme l’écrit Mediapart, l’Elysée est intervenu auprès des directions de plusieurs grandes écoles d’ingénieurs pour qu’elles aménagent leurs concours d’entrée.

  • Les concours aménagés pour des étudiants juifs

  • La FFF refuse l'interruption des matchs pour rompre le jeûne du ramadan

Les concours aménagés pour des étudiants juifs

Faire passer à quelques étudiants des épreuves de concours en décalé pour leur permettre de fêter la Pâque juive. Un scandale? C'est en tout cas de cette manière que Mediapart révélait l'affaire. Selon le site d'information, l'Elysée serait intervenu pour demander l'organisation d'épreuves nocturnes les 20 et 26 avril 2011, aux concours de grandes écoles d'ingénieurs (les Mines, Ponts, Centrale et Supélec).

Pour les juifs très pratiquants (assez minoritaires en France), un certain nombre d’interdits doivent être respectés lors des fêtes religieuses: on ne se déplace pas autrement qu’à pied, on n’écrit pas, on ne signe pas, on n’allume pas la lumière et, a fortiori... on ne passe pas d’examen.

Pour ne pas placer les étudiants pratiquants devant des dilemmes existentiels, et pour favoriser le bon « vivre ensemble » cher au gouvernement, la France fixe chaque année, par circulaire, les dates des fêtes religieuses : il est alors demandé aux établissements scolaires d’en tenir compte dans le choix des sessions d’examens et de concours.

Objectif

Permettre à quelques étudiants juifs pratiquants de passer les concours, qui tombent pendant la période de la pâque juive, grâce à «des sessions secrètes de nuit [...], avec un confinement préalable des candidats concernés plusieurs heures avant.»

Ensuite, Mediapart raconte ça de manière rocambolesque. Les étudiants seraient enfermés dans le noir et le secret pendant 14 heures... On a l'impression de tomber sur un déni de République. Mais c'est ainsi que les ultra-marins passent les concours depuis des décennies, à cause du décalage horaire. Et on trouve ça normal.

Le bon « vivre ensemble ».... Deux poids, deux mesures
La FFF refuse l'interruption des matchs pour rompre le jeûne du ramadan

Dans le mail adressé aux arbitres, la FFF prévient que "toute personne contrevenant à ces dispositions fera l'objet de poursuites disciplinaires et/ou pénales". Une politique qui contraste fortement avec celle mise en place en Premier League et dans les divisions inférieures en Angleterre. Dans ce pays cette année, les arbitres ont la possibilité d'interrompre le jeu pendant le mois du ramadan pour permettre aux footballeurs concernés de se restaurer rapidement si la rupture du jeûne tombe en plein match.

Alors que la Premier League va accorder des pauses durant les rencontres afin que les footballeurs de confession musulmane puissent rompre le jeûne durant la période de Ramadan, la Fédération française de football et la Commission fédérale des arbitres, présidée par Éric Borghini, ne voient pas la chose du même oeil. Ces instances ont rappelé aux officiels l'interdiction de cette pratique dans un mail où figurait l'article 1er des statuts de la FFF.

On peut notamment y lire : « Le Football ne tient nullement compte de considérations politiques, religieuses, idéologiques ou syndicales de ses acteurs. » « Ce principe s'impose à tous : instances - clubs - licenciés - arbitres. Il appartient à toutes les parties prenantes de le faire respecter », est-il inscrit en conclusion du mail.

La FFF justifie ce rappel en mettant en avant l'article 1er de ses statuts. Celui-ci précise notamment que "la Fédération et ses organes déconcentrés, en tant qu'organes chargés d'une mission de service public délégué par l'État, défendent les valeurs fondamentales de la République française". À ce titre, elle interdit "tout discours ou affichage à caractère politique, idéologique, religieux ou syndical", comme "tout acte de prosélytisme ou manœuvre de propagande". Le mail évoque aussi la charte d'éthique et déontologie du football qui rappelle "qu'un terrain de football, un stade" ne sont pas des lieux d'expression politique et religieuse.

La premier league aide les musulmans dans leur jeûne

En Angleterre, où la politique « pro-immigration » et « pro-diversité » est clairement affichée cette année, il a été décidé de profiter des arrêts de jeu dans les rencontres nocturnes de Premier League pour que les joueurs de confession musulmane puissent rompre1, s'ils le veulent, le jeûne du ramadan en prenant des liquides, des gels énergétiques ou des suppléments sur le bord du terrain. Les arbitres ont même reçu des consignes en ce sens.

Pendant le mois du ramadan de 2021, en Angleterre toujours, un match entre Leicester City et Crystal Palace avait été interrompu par l'arbitre Graham Scott après une demi-heure de jeu afin que le Français Wesley Fofana et l'international sénégalais Cheikhou Kouyaté puissent rompre leur jeûne après le coucher du soleil.

Les officiels sont invités à permettre aux joueurs musulmans de rompre leur jeûne pendant les matchs lors de la période du ramadan. Cette mesure concerne les rencontres du soir des différents championnats professionnels outre-Manche. Les pauses se feront rapidement pendant les arrêts du jeu.

Comme révélé par Sky Sports, la demande concerne les matchs du soir de Premier League et des divisions inférieures de l’EFL (Championship, League One, League Two). L’objectif est de donner l’occasion aux joueurs et aux officiels de rompre le jeûne après le coucher du soleil, pendant des moments dits de "pause naturelle" au cours de la rencontre.


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