Enquête: Le scandale du trafic d’organes en Algérie, le juteux marché

En 2015, le quotidien Le Matin rapportait la révélation du quotidien Echourouq sur l’existence d’un trafic de poches de sang. Le quotidien avait alors pu recenser pas moins de 700 poches transférées d’Algérie vers la Tunisie.

Ainsi des malades Algériens ayant les moyens étaient transférés vers des cliniques VIP Tunisiennes. Et le sang utilisé pour leur transfusion était transféré d’Algérie vers ces cliniques. Un business juteux sur le dos des donneurs de sang.

Bref, après s’être accaparé du fric de ce pays… Ils veulent vivre le plus longtemps possible et évidemment garantir de la pièce de rechanges pour eux et leurs enfants.

Le trafic d’organes humains, un phénomène bien réel dans une société gangrenée par la corruption et soumis à une gestion mafieuse comme l’Algérie . Des enfants kidnappés puis tués pour que leurs organes puissent servir à des transplantations.

Le problème est connu : depuis plusieurs années mais personne n’en parle

Ce n’est pas la première fois que l’Algérie est évoquée dans ce type de trafic. En effet, plusieurs Rumeurs faisant état de trafic d’organes. Les résultats d’une enquête récemment menée par le  journaliste d’investigation et célèbre influenceur algérien, Amir DZ, de son vrai nom Amir Boukhors (Amir DZ fait l’objet de 9 mandats d’arrêt internationaux lancés par la « justice » algérienne qui l’avait condamné par contumace), donne le tourniquet et la sueur froide aux âmes sensibles.

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Mais comme l’obtention des organes humains de manière légale n’est pas chose aisée, ils sont obligés de recourir à des méthodes peu orthodoxes pour parvenir à leurs desseins.

La question qui se pose est: les migrants subsahariens qui rêvent de rejoindre l’Europe via l’Algérie ont-ils été ciblés par ces trafiquants?
Un trafic juteux, le réseau aurait l’art d’exploiter la misère d’autrui, au profit de riches patients.

Un réseau de trafic d’organes humains aux ramifications internationales activant en Algérie, des individus sans état d’âme (médecins, juges, police….) s’enrichissent depuis des années en organisant ce marché souterrain.

Le trafic d’organes est l’exercice illégal du commerce d’organes, il comprend le prélèvement d’un organe ou d’un tissu humain sur des personnes vivantes ou décédées, en vue d’une transplantation.

Le commerce illégal d’organes vise particulièrement les populations vulnérables et pauvres, souvent dans des pays peu ou très peu développés. Il est souvent exercé par des réseaux mafieux, en raison des difficultés à se procurer des organes et des risques courus pénalement. Il est largement dominé par le marché des reins car c’est la plus grande demande ainsi que le seul organe qui puisse être complètement transplanté avec relativement peu de risque. Le trafic d’organes compte pour 10 % des 70,000 reins transplantés chaque année à travers le monde.

L’un des premiers cas recensé de l’histoire moderne est celui des tueurs en série, William Burke et William Hare, qui commirent dix-sept meurtres à Édimbourg, de novembre 1827 à octobre 1828, dans le but de revendre les corps au docteur Robert Knox. Le premier rapport scientifique du phénomène, remonte à une publication dans The Lancet en 1990. L’étude retrace le suivi de 131 patients originaires des Émirats arabes unis et d’Oman qui furent transplantés des reins à Bombay et qui auraient été confrontés à de nombreux problèmes post-opératoires.

Dans son Rapport sur le trafic d’organes en Europe, la Commission des questions sociales, de la santé et de la famille du Conseil de l’Europe écrivait : « À l’échelle de la planète, le trafic d’organes n’est pas un problème nouveau. Dans les années 1980, des experts ont commencé à remarquer une pratique baptisée par la suite « tourisme de transplantation » : de riches Asiatiques se rendaient en Inde et dans d’autres régions du Sud-Est asiatique pour obtenir des organes de donneurs pauvres. Depuis, d’autres destinations ont vu le jour, telles que le Brésil et les Philippines. Selon certaines allégations, la Chine ferait commerce des organes prélevés sur les détenus exécutés. La vente d’organes se poursuit en Inde malgré les nouvelles lois du pays, qui rendent cette pratique illégale dans la plupart des régions. Si les estimations actuelles suggèrent que le commerce illicite d’organes se maintient à un niveau relativement modeste en Europe, ce problème ne perd rien de sa gravité, car il est très probable qu’avec les nouveaux progrès de la médecine, le décalage entre l’offre et la demande d’organes continuera de se creuser. »

La Convention des Nations unies contre la criminalité transnationale organisée, inclut dans sa définition de l’exploitation humaine, le prélèvement d’organes à but lucratif.

Dans sa recommandation 1611 (2003) sur le trafic d’organe en Europe, l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe a suggéré de concevoir, en collaboration avec les organisations compétentes, une stratégie européenne de lutte contre le trafic d’organes et d’envisager, dans le cadre de l’élaboration de la future convention du Conseil de l’Europe sur la lutte contre la traite des êtres humains, d’inclure un protocole additionnel relatif au trafic des organes et des tissus d’origine humaine. Le principe selon lequel le corps humain et ses divers éléments ne peuvent en tant que tels faire l’objet de bénéfices fait partie des acquis juridiques du Conseil de l’Europe. Ce principe, qui figurait déjà dans la résolution (78) 29 du Comité des Ministres et qui a, en particulier, été confirmé par la déclaration finale de la 3e Conférence des ministres européens de la Santé, tenue à Paris, en 1987, a été consacré par l’article 21 de la Convention sur les droits de l’homme et la biomédecine (STE no 164). Ce principe a été réaffirmé dans son Protocole additionnel relatif à la transplantation d’organes et de tissus d’origine humaine (STE no 186), ouvert à la signature en janvier 2002. L’article 22 de ce Protocole interdit explicitement le trafic d’organes et de tissus. Il doit également être souligné que l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe a adopté un rapport sur le « trafic d’organes en Europe » (Doc. 9822, 3 juin 2003, Commission des questions sociales, de la santé et de la famille, rapporteuse : Mme Vermot-Mangold, Suisse, SOC) et la recommandation 1611 (2003) sur le trafic d’organes en Europe.

Plusieurs associations non gouvernementales et internationales ont pris position sur le sujet, l’Association médicale mondiale a déclaré à Madrid en 1987 : « L’achat et la vente d’organes humains aux fins de transplantation sont interdites ». Elle demande aux chirurgiens de refuser de transplanter un organe qui a été obtenu par le patient de manière illégale ou contraire à l’éthique. L’OMS a adopté certains principes pour garantir l’éthique des transplantations d’organes et de tissus. Elle soutient qu’il faut protéger les plus pauvres et les plus vulnérables du « tourisme de transplantation » et de la vente et du trafic de tissus et d’organes.

En 2004, l’assemblée mondiale de la santé demande avec insistance que les États membres prennent des mesures pour protégé les plus pauvres et les plus vulnérables du tourisme de transplantation. La Déclaration d’Istanbul signée en 2008 fournit des directives éthiques encadrant le don et la transplantation d’organes. Depuis la création de la déclaration, plus de 100 pays ont renforcé leurs lois luttant contre le commerce illégal d’organes, dont la Chine, Israël, les Philippines et le Pakistan.

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