DROIT DES FEMMES LES DÉRIVES VERS UN TOUT SECTAIRE By K. Kaddouri©®

Je tiens à rassurer, les chères et chèrs lecteurs, que je ne ferai pas un cours sur le droit et les devoirs au féminin et nullement un plaidoyer sur les religieux et le non religieux.😂

Je me permets ainsi, une «vue au féminin» à partir des canaux d’une rhétorique naïve et non pour alimenter encore et encore les esprits contraires ou vicieux : “Les maux tournent en biens aux personnes vertueuses, et les vicieuses souvent changent les biens en maux.”

A la veille de ce que le monde appelle, la Journée de la Femme, je tiens à corriger car cette journée est initialement de la journée des «Droits des Femmes».

Cette journée devient avec le temps, une obligation folklorique annuelle, annihilant le combat de nombreuses femmes et hommes militants.

«Ici encore je ne me ferai certainement pas que des amies».

Les espaces de nos vies, personnelles et privées, l’occupation des femmes et des hommes dans l’espace public et l’espace privé, les accentuations ou pas de l’empreinte professionnelle des femmes dans les secteurs «non habilités à destination féminine naguère»… sont les témoins d’une société en évolution et néanmoins nos espaces présentent également d’un désordre infiniment plus complexe et plus insidieusement «contrôlé».

  1. La conférence de Pékin (Beijing), Conférence mondiale sur le droit des femmes en 1995 sous l’égide de l’Onu, les évolutions de la Moudawana, cadrée et majestueusement statuée par Sa Majesté feu Hassan II et par Sa Majesté le Roi Mohammed VI en 2003, … ont eu un écho affiché plus égalitaire-paritaire, dans leurs applications et leur apparence des accessibilités sociales et économiques, si l’on tient compte bien entendu, des statistiques et des lettres d’ennoblissement de notre sphère féminine longtemps «invisible» dans nos espace de vie au Maroc .

  2. Ainsi après, 25 ans de conférence de Beijing, et 17 ans après la dernière modification du code de la famille dont l’axe était de reprendre les droits de la femme, ont-ils permis une meilleure disposition du et des droits de la femme et de celle des hommes.

Cela se traduit par une présence féminine plus visible au Maroc si nous comparons les chiffres à de nombreux pays, si nous considérons les quotas féminins dans la structures éco-politique par exemple.

  1. Cependant, malgré cette appréciation des chiffres encourageante, l’apparence et la schizophrénie des individus, comme le soulignait Feu Hassan II, nous donne une lecture plus floue lorsqu’il s’agit de mesurer la température des droits de femmes et leurs applications sur le terrain:

Le contexte patriarcal, grandement détourné du contexte culturel, s’associe à une volonté d’entretenir une certaine configuration des mentalités rétrogrades.

Cette ambiance «rétrograde, frein à toute volonté d’acter sur nos espaces de vie «à tous», est souvent et  malheureusement arguée par une caste féminine, soucieuse de son confort, de oisiveté qu’elle vante sous la forme d’un «intellectuel- politiquement correct» desservant et indisposant la gente féminine et masculine. Les comportements induits de nos barrières intellectuelles invisibles et schémas déformés de la société sont des freins au quotidien et ils ne font pas bon ménage avec l’esprit même de la loi , des lois visant à sécuriser le droit des femmes et donc des hommes.

Je me suis toujours posé la question si les hommes acceptaient réellement cette posture «d’Homme castrateurs des droits», qui les affligent sur le plan culturel mais aussi sur le plan éco-social et sociétal.

  1. On a tendance à faire un amalgame entre le «droit -les droits de la femme» avec une définition folklorique véhiculée autour d’une pseudo forme de dangerosité de toute forme d’émancipation.

Les droits aux libertés sont souvent intentionnellement galvaudés pour détourner l’esprit des droits des femmes pour ainsi se comparer avec un occident distant ou trop imposant.

Les codes sociaux et historiques de l’occident ne peuvent prétendre être un axe de référence ou de superlatifs de grandeurs sociétales car ils sont erronés et volontairement faussés par les lectures superficielles sur un «occident moderne à nos yeux».

  1. Le contexte de la représentativité du plus ou moins féminin-masculin est un autre versant de notre hypocrisie sociétale.

Nous avons une forte présence féminine sur le tableau des challenges, mais «in facto», on y décèlent une absence réelle dans les apparats professionnels, … dans les écoles où l’absence de jeunes filles dans l’apprentissage va crescendo ces dernières années, où le mariage «autorisé par dérogation» des jeunes filles de moins de 18 ans est aussi un chemin détourné pour leur retirer leur droit dans un société de plus en plus complexe , qui les rend plus fragiles dans l’adversité éco-sociale et sociétale.

C’est une fragilité face aux droits inconditionnelles des femmes et des hommes, non anodines car on y tend à s’excuser sur un référant de «cultures-traditions et us» .

Nous constatons ces failles et manquement en matière de droit des jeunes filles et des femmes, plus particulièrement dans certaines régions et dans certains secteurs, comme si on prédestinait «culturellement» encore les jeunes filles pour une «destination strictement catégorisée et balisée par nos schémas intellectuels et culturels.».

Elles se privent de toute perspective d’autonomie et de toute indépendance intellectuelle, droit intangible pour l’éducation, pour notre société future. Les compromis de notre société dans une cadence exemplaire vers un nouveau modèle de développement en respectant les droits de tous, peut pouvoir se faire dans des résolutions intelligentes et collectives, tout en restant fidèles et conformes à nos traditions et nos valeurs.

  1. Et puis il y a le et les droits de la femme de la diaspora marocaine, «en cache- invisible» dans nos tableaux des droits au Maroc. Elle reste active, visible ailleurs qu’au Maroc, mais elle est faiblement représentée dans les strates de la société économique et sociale marocaine, ainsi que faiblement représentée, ni même évoquée, au niveau de la configuration politique active.

On y voit que des figurantes de l’associatif, qui n’est pas un jugement de valeur, mais dans l’esprit des droits, la diaspora marocaine mérite certainement à être reconnue autrement en terre marocaine.

A-t-elle les mêmes droits que tous citoyens marocains? Je réfute, évidemment, toute forme de quotas qui n’ont de sens que dans l’esprit des statistiques.

Néanmoins on ne peut vraiment parler de notion de droit dans l’esprit des droits de femme de la diaspora car il persiste malheureusement un vide de droit, un espace où se greffe une caste «en sous-zone de droit par omission».

Il faut s’attacher à ce droit, afin que la diaspora féminine ait le droit à se présenter, être représenté, et avec «ses droits à part entière».

Pour ne reprendre que la France, les politiques entre autre sont, à juste titre, repris le terrain des droits, en donnant particulièrement la place que méritent des femmes issues de la diaspora marocaine.

Il ne s’agit pas encore une fois de faire des statistiques pour une parité éphémère mais bien évidemment de replacer le curseur de revalorisation des droits, du droit de la femme marocaine, de la femme issue de la diaspora marocaine.

Nous pourrons remplir la case « A compétence égales, salaires égales, et représentations égales » quelques soient la strate à laquelle elles appartiennent de la diaspora ou non !

  1. Alors effectivement nous franchirons un pas vers le droit des femmes qui induit forcément une amélioration du droit des hommes, sclérosés aussi par ces jeux de scènes d’égalités apparentés essentiellement aux charpentes du matériel.

  2. Alors oui : “Les maux tournent en biens aux personnes vertueuses, et les vicieuses souvent changent les biens en maux.”.

Le droit, le retour au droit de la femme et de l’homme, est un mal pour un bien dans une société en quête de paix sociale et d’évolution. By Karima Kaddouri©®, issue de la diaspora «vive». 😂

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