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CHAN 2023: Suspicion de dopage... Un nouveau scandale se prépare-t-il?


L’Algérie fait de cette Coupe d'Afrique des Nations pour les joueurs locaux (CHAN) une affaire d’Etat, pour espérer apaiser la tension née des soulèvements contre une mafia militaro politico financière criminelle au pouvoir.

Un nouveau scandale se prépare-t-il dans cette CHAN.?

Selon nos sources, il y a une forte suspicion de dopage de l’équipe du pays hôte en Coupe d'Afrique des Nations pour les joueurs locaux (CHAN). Une affaire qui pourrait faire grand bruit.

Un contrôle rigoureux doit être programmé

Pour rappel, plusieurs footballeurs algériens ayant participé aux Coupes du monde de 1982 et de 1986 évoquent publiquement le lien entre les médicaments consommés lors des stages et les handicaps de leurs enfants.

Le dopage des sportifs, qui était l’apanage des pays du bloc socialiste (URSS et RDA notamment), s’est, par la suite, étendu à d’autres nations, surtout celles qui avaient recruté des techniciens venant de ces pays.

"Nous avons décidé d'évoquer publiquement cette affaire lorsque nous avons découvert qu'il y avait pas moins de huit ex-internationaux qui ont engendré des handicapés", a ainsi déclaré, l'ancien défenseur Mohamed Chaïb, père de trois filles handicapées. "Nous avons des doutes sérieux sur les effets des médicaments que nous consommions lors des stages de préparation. Nous voulons juste la vérité", poursuit Mohamed Chaïb.

Djamel Menad, un des "Fennecs" qui avaient participé au Mondial 1986 au Mexique, a quant à lui donné naissance à une fille souffrant d'une agnésie du corps calleux, qui entraîne essentiellement une faiblesse musculaire et des crises d'épilepsie. "Depuis que j'ai découvert que je n'étais pas le seul, j'ai commencé à me poser des questions", affirme-t-il. Pour l'ancien buteur de l'équipe algérienne, le fait que plusieurs joueurs de la même génération ont eu des enfants handicapés n'est pas "une coïncidence".

"Le doute persistera tant qu'une enquête n'aura pas été ouverte"

L'ancien milieu de terrain Mohamed Kaci Saïd, père d'une fille handicapée de 26 ans, demande quant à lui l'ouverture d'une enquête. "Je ne dis pas que nous étions des souris de laboratoire de médecins russes (...) et que nous prenions des dopants à notre insu. Mais le doute persistera tant qu’une enquête n’aura pas été ouverte pour que la vérité soit faite", explique l'ex-international.

L'hypothèse défendue par ces anciens joueurs est toutefois réfutée par l'ancien capitaine de la sélection algérienne à la Coupe du monde de 1982 en Espagne, Ali Fergani. Pour lui, "le nombre de joueurs parents d'enfants handicapés est minime comparé au nombre total de joueurs sélectionnés" entre 1980 et 1990. Ali Fergani dément également la présence de Russes dans l'équipe médicale de la sélection. "Tous les médecins étaient algériens et nous ne prenions pas de médicaments, à part de la vitamine C".

L'entraîneur de l'Algérie au mondial mexicain, Rabah Saâdane, abonde dans le même sens. "Quand je dirigeais la sélection, de 1984 à 1986, il n'y avait pas de médecin européen avec nous", explique-t-il à la presse algérienne. L'ancien sélectionneur précise toutefois qu'entre 1981 et 1988, il y a eu un entraîneur, Evegueni Rogov, et un kinésithérapeute russes. Un entraîneur d'ex-Yougoslavie, Zdravgo Rajkov, a également dirigé l'équipe en 1980.

"Le lien avec les produits dopants n'est pas évident mais il est possible"

Un ancien médecin de l'équipe d'Algérie de football n'écarte pas l'éventualité d'un dopage de joueurs qui aurait entraîné les handicaps de leurs enfants, affirmant vendredi dans le quotidien El Watan que le médecin russe de la sélection ne le laissait pas accéder aux dossiers. Le Dr Rachid Hanifi rappelle que le sélectionneur de l'époque, le Russe Guennadi Rogov, avait amené un médecin russe à ses côtés.

Une fois ce confrère arrivé, "je n'ai plus eu accès aux dossiers médicaux. Je pensais qu'ils faisaient des tests d'évaluation qu'ils ne voulaient pas divulguer. J'ai envoyé un rapport au directeur général du Centre national de médecine du sport et au ministère. On m'a répondu qu'il fallait laisser Rogov travailler avec son médecin. Alors, j'ai démissionné", explique le Dr Hanifi. "Le lien (avec les produits dopants) n'est pas évident mais il est possible", ajoute-t-il, troublé par le nombre d'internationaux algériens des années 80 qui ont eu des enfants handicapés. Les autorités algériennes n'ont pour l'instant pas commenté ces accusations.

Dopage à la cocaïne en Algérie, une longue histoire

Ces dernières années, l’Algérie fait face à une augmentation substantielle de la consommation de stupéfiants (cocaïne, psychotropes et ecstasy), donnant lieu à de multiples faits divers mêlant saisies spectaculaires et phénomène de société. Depuis 2015, cette tendance n’échappe pas au football qui voit se multiplier les cas de joueurs contrôlés positifs à ces substances illicites et dangereuses pour la santé des athlètes.

Devant le lot de scandales dans le football algérien. Le joueur du Mouloudia Club d'Alger, Hichem Chérif-El Ouazzani, a écopé de 4 ans de suspension par la Fédération algérienne de football (FAF) pour consommation de cocaïne.

Le fils de l’ancien international algérien Tahar Chérif El-Ouezzani, champion d’Afrique avec les Verts en 1990, a été contrôlé positif lors d'un contrôle anti-dopage après son match contre le CR Belouizdad, disputé le 17 janvier 2018.

Pourtant, ce n’est pas la première fois en Algérie qu’un joueur de football est contrôlé positif à la cocaïne. Lors de la saison 2015-2016, Youcef Belaïli et Rafik Boussaïd (RC Arbaâ), ont été suspendus après avoir été contrôlés positifs à la cocaïne.

En effet, le octobre 2015, Youcef Belaïli avait été suspendu pour une durée de 2 ans, après un contrôle positif à la cocaïne. À l’époque où il jouait sous le maillot de l’USM Alger, l’ailier gauche de l’équipe d’Algérie avait été suspendu par la Confédération africaine de football (CAF), en octobre 2015, pour une durée de 2 ans, après un contrôle positif à la cocaïne.

En janvier 2016, Kheireddine Merzougui, attaquant du MC Alger, a été contrôle positif à methylhexanamine et a écopé également de 4 années de suspension.

En 2019, la JS Kabylie a confirmé la suspension de Lyes Benyoucef et Juba Oukaci après leur arrestation à Cheraga pour possession et consommation de drogues dures. Ainsi, le championnat algérien connait cette saison son quatrième cas de joueur épinglé pour affaire de cocaïne et s’enfonce dans une dépendance à un fléau qui dépasse le cadre du football.

Aucun sport n'est épargné

La compétition nationale de bodybuilding, qui s´était déroulée à Sétif, avait reçu une équipe de médecins délégués par le Comité olympique algérien (COA). Un des athlètes champions d´Algérie, avait refusé de répondre à ces contrôleurs antidopage. Par ailleurs, deux autres athlètes qui avaient accepté d´être contrôlés avaient été déclarés positifs. Le COA avait, alors, saisi la Fédération chargée de la gestion de ce sport ainsi que le ministère de la Jeunesse et des Sports. Aucune sanction n´avait été prononcée contre ces trois sportifs qui doivent activer jusqu´à aujourd´hui. Il y a un mois de cela, ce sont les championnats nationaux d´haltérophilie qui avaient été marqués par un scandale. En effet, une équipe de la commission médicale de la Fédération avec, à sa tête, le docteur Ahmed Bendifallah, s´était présentée à la salle omnisports de Aïn Témouchent où se déroulait la compétition afin de faire subir à quelques sportifs, tirés au sort, un contrôle antidopage. Certains présidents de clubs et leurs athlètes avaient accepté de jouer le jeu, mais pas une autre frange qui avait, franchement, refusé de céder. Elle trouvait la démarche antiréglementaire alors que le principe même du contrôle antidopage est de se réaliser dans n´importe quelle compétition sportive, à plus forte raison lorsqu´il s´agit d´un Championnat national.

Nous reviendrons sur ce sujet dans nos prochains articles



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