Black Lives Matter / Marion Maréchal « Le Pen »: « Je n’ai pas à m’excuser en tant que b

PHOTO/ DOMINIQUE FAGET/AFP


Black Lives Matter Marion Maréchal: « Je n’ai pas à m’excuser en tant que blanche »

Sur une vidéo postée sur Facebook, Marion Maréchal a créé la polémique suite à ses propos envers les récents événements qui secouent le monde entier concernant la mort de George Floyd à Minnéapolis.

La nièce de la présidente du RN Marine Le Pen voit ses propos comme une « réaction épidermique » face « au rouleau compresseur » de l’affaire Georges Floyd, cet Afro-Américain tué par un policier blanc dont la mort a soulevé un grand émoi dans le monde et ravivé en France la polémique sur la mort d’Adama Traoré en 2016 à la suite de son interpellation par les forces de l’ordre.

« Je n’ai pas à m’excuser parce que je n’ai pas colonisé, je n’ai colonisé personne, je n’ai mis personne en esclavage de la même manière que tous ces groupes politiques et tous ces militants politiques eux-mêmes n’ont jamais été colonisés ou mis en esclavage« , a soutenu Marion Marechal qui s’en est ensuite prise à la « tentative de subversion des esprits » et des « groupes militants, de gauche, dits antiracistes, indigénistes, Black Lives Matter« , qui, selon elle,  demandent non seulement de nous mettre à genoux, mais en plus de salir la mémoire de nos ancêtres, de cracher sur notre histoire, de purger notre héritage et d’abattre nos statues ».

Marion Maréchal s’en est ensuite prise au gouvernement français qu’elle accuse d’avoir cédé à « la loi de l’émotion du groupe, du vil calcul politicien et de la bêtise » suite à l’organisation de la manifestation qui dénonce les violences et le racisme au sein des forces de l’ordre.

« Un double piège », critique Marine Le Pen

La présidente du RN semble avoir peu goûté les propos de Marion Maréchal. « Se mettre sur un plan racial, c’est tomber dans un double piège », a jugé Marine Le Pen sur BFMTV. « D’abord celui des indigénistes, des racialistes, alors qu’il faut rester sur un plan républicain. C’est ce qui fait la spécificité de notre pays. C’est aussi tomber dans le piège de l’américanisation, alors que rien ne se construit, en France, en fonction de communautés », a-t-elle déclaré. Marine Le Pen préfère se « positionner dans la défense de notre constitution qui refuse toute base de communautarisme”.

« Marion Maréchal ne fait plus de politique », a estimé Marine Le Pen. « Je ne lui dénie pas le droit d’exprimer une opinion », a-t-elle ajouté. « Moi j’ai une différence d’approche sur ce sujet. Un sujet qui suscite beaucoup d’inquiétude chez moi. »


Le président du Mouvement contre le racisme et pour l’amitié entre les peuples (Mrap), Augustin Grosdoy, a réagi à ces propos sur LCI, dénonçant des déclarations volontairement « polémiques ».

Guerre d’Algérie : le poignard de Le Pen

50 ans de la guerre d’Algérie. Au matin du 3 mars 1957, Mohamed Cherif Moulay, 12 ans, découvre un poignard dans le couloir d’entrée de la maison familiale, dans la Casbah d’Alger. Au matin du 3 mars 1957, Mohamed Cherif Moulay, 12 ans, découvre un poignard dans le couloir d’entrée de la maison familiale, dans la Casbah d’Alger. Accrochée à une ceinture de couleur kaki, l’arme gît dans un recoin obscur. C’est un oubli des parachutistes français qui ont soumis la nuit précédente son père à « la question ». Ahmed Moulay, 42 ans, a été torturé à l’eau et l’électricité, en présence de ses six enfants et de son épouse, avant d’être achevé d’une rafale de mitraillette. Le supplicié a les commissures des lèvres tailladées au couteau. Un communiqué de l’armée annoncera qu’il a été abattu alors qu’il tentait de s’enfuir. Quand il trouve ce poignard, Mohamed Cherif Moulay le cache dans le placard du compteur électrique de l’entrée.

Les parachutistes reviennent à deux reprises, les jours suivants, mettent la maison à sac. Pour rien. L’enfant se tait. Rania Moulay, elle, se rend au commissariat pour porter plainte. On lui dit : « Votre mari est mort au cours d’un règlement de comptes entre fellaghas. » Apprenant l’épisode, un père blanc, le père Nicolas, s’indigne et intervient. Les gendarmes finissent par ouvrir une enquête. « Pour qu’ils soient obligés d’admettre que ce n’était pas des fellaghas mais des militaires français qui avaient tué mon père, je leur ai donné la ceinture de toile kaki, mais pas le poignard que j’ai détaché de la ceinture et gardé », se souvient Mohamed Cherif Moulay, âgé aujourd’hui de 67 ans. L’enquête n’aboutira jamais.

Le poignard atterrit dans le buffet de la salle à manger des Moulay. Il y restera jusqu’en avril 2003, date à laquelle l’envoyée spéciale du Monde à Alger réussit à le rapporter en France. Cette pièce à conviction sera présentée à la 17e chambre, lors du procès en diffamation intenté par Jean-Marie Le Pen contre Le Monde, le 15 mai suivant.

En acier trempé, long de 25 centimètres et large de 2,5 centimètres, il s’agit d’un couteau du type de ceux qu’utilisaient les Jeunesses hitlériennes, fabriqué par des couteliers allemands de la Ruhr, selon l’enquête menée par le journaliste Sorj Chalandon. La lame porte le nom de J.A. Henckels, fabricant à Solingen. Le manche, en partie recouvert de bakélite noire, est incrusté d’un losange dont l’écusson est tombé dans les années 1970, à force d’avoir été manipulé par les enfants Moulay. Sur le fourreau de ce poignard, on peut lire : J. M. Le Pen, 1er REP.

Cet article est tiré du Hors-Série du Monde : « Guerre d’Algérie. Mémoires parallèles », disponible en librairie et dans la boutique du Monde.fr.


La vraie racaille de la France

« Liberté, Égalité, Fraternité » doit se débarrasser au plus vite du démon qui l’habite.


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