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algérie/ Scandale: Un gigantesque trafic de voitures du polisario, secoue la mafia militaro-politico-financière algérienne.

« Tindouf est une province du Sahara sous l’administration du front Polisario ». Le Point... cette réalité provoque colère et indignation. « Il n’y a que la vérité qui blesse. »

 En effet, l’ambassadeur d’Algérie à Paris, Mohamed-Antar Daoud, s’est dit  « étonné »du contenu d’un article de l’hebdomadaire français Le Point, publié le 19/01/2021, qui a fait référence à la Wilaya de Tindouf comme étant un territoire « sous contrôle du Front Polisario », évoquant « un grave dérapage » qui exige réparation. 

L’ambassadeur d’algérie à Paris, Mohamed-Antar Daoud, a exprimé sa colère et son étonnement suite à la publication d’un article du magazine français Le Point. L’hebdomadaire mentionne que «Tindouf est une province du Sahara sous l’administration du front Polisario et frontalière du Maroc».

Dans une mise au point adressée au directeur de la publication du magazine, le diplomate algérien écrit : « C’est avec un grand étonnement que j’ai pris connaissance de l’article publié par la rédaction numérique de votre journal (Le Point Afrique avec AFP) le 19 janvier à 11 h 45 sous l’intitulé (Manœuvres algériennes dans le Sahara près de la frontière marocaine) lequel s’appuie sur une dépêche AFP».

Selon lui, l’idéal aurait été que la rédaction de l’hebdomadaire « vérifie les informations qu’elle a rapportées, avant de verser dans les allégations dénuées de tout fondement sur l’appartenance territoriale de la wilaya de Tindouf» . «Du moins, il aurait été plus simple et certainement plus crédible de reprendre fidèlement les paragraphes de l’AFP, comme l’exigent les règles d’éthique et de déontologie de la profession journalistique», estime-t-il.

M. Daoud se dit étonné de lire dans le chapô de l’article « que l’Algérie a procédé à des manœuvres militaires dans la zone sous contrôle du front Polisario« , puis «dans le corps du texte, que Tindouf (sud) est une province du Sahara sous l’administration du front Polisario et frontalière du Maroc» . Ce « grave dérapage (…) appelle à une réparation » de la part de l’équipe rédactionnelle de l’hebdomadaire, qui doit « trouver les termes adéquats pour rétablir la réalité des faits dans leur signifiant et leur signifié« , a conclu le diplomate algérien.

algérie/ Scandale: Un gigantesque trafic de voitures du polisario, secoue la mafia militaro-politico-financière algérienne.

Un gigantesque trafic de voitures mis en place honteusement par le polisario en violation des lois, des règles et surtout au détriment du peuple algérien. Ses ramifications sont dénoncées par notre confrère avec éloquence.

Le tribunal criminel d’Ain Témouchent, dans l’ouest de l’Algérie, a prononcé, le 26 janvier, 15 peines de prison, allant de trois ans à la perpétuité, dans l’affaire dite des « véhicules du polisario ». Pas un seul contrebandier polisarien n’a, toutefois, été inquiété. Les Algériens découvrent que leur régime a enfanté un bâtard à son image.

Le scandale des « véhicules du polisario » n’a pas fini de susciter des remous au sein de l’opinion publique du pays voisin de l’Est. En mars 2020, plusieurs médias algériens, y compris l’APS, avaient annoncé le démantèlement du réseau mais sans citer l’implication de membres du Polisario.

 Les membres du polisario achètent des voitures d’occasion en Europe et particulièrement en Espagne pour les introduire ensuite en Algérie. Bénéficiant de plusieurs largesses qui leur sont consenties par les autorités algériennes, les propriétaires de ces voitures ne le dédouanent pas ces véhicules qui sont introduits dans le cadre de l’admission temporaire (AT) bénéficiant de la suspension totale des droits et taxes, pour utilisation d’un véhicule touristique ou commercial en l’état.

Il y a presque 50 ans de cela, les algériens ont invité les polisariens à manger chez eux. Ce qu’ils ne pouvaient alors prédire, c’est que leurs invités ont tellement d’appétit qu’ils allaient finir par se mettre à dévorer leurs propres hôtes.
Cette histoire d’horreur résume parfaitement ce que doivent actuellement ressentir nos voisins de l’Est.
Près de 3000 véhicules immatriculés en Espagne

Malheureusement, les différents walis qui se sont succédés à la tête de la wilaya de Mostaganem ont laissé faire les trafiquants sans agir ni bouger le petit doigt. Les conséquences sont désastreuses : près de 3000 véhicules immatriculés en Espagne furent revendus en toute illégalité par la filière des trafiquants des « véhicules dit Polisario ». Ces véhicules ont été ensuite acheminés dans plusieurs wilayas répartis sur l’ensemble du territoire national.

 Des Algériens recourent aux polisariens établis en Europe, qui bénéficient d’une dérogation des autorités algériennes pour importer des véhicules à condition de les emmener dans les camps de Tindouf, afin d’introduire en Algérie des véhicules parfois volés, expliquent les mêmes sources, ajoutant que lesdits véhicules sont récupérés dès qu’ils franchissent le port de Mostaganem, par des intermédiaires algériens, qui procèdent à la falsification de leurs documents et de leurs plaques d’immatriculation pour les écouler en Algérie. 

Les premières plaintes dénonçant des documents administratifs falsifiés ont permis aux services de sécurité de lancer une vaste enquête à partir de l’été 2019. Une quinzaine de membres actifs des réseaux de trafic de ces véhicules d’occasion importés depuis l’Europe ont été interpellés et présentés devant plusieurs juridictions à Ain Témouchent, Oran ou Mostaganem. Rien que dans la wilaya d’Oran, plus de 280 voitures achetées par des victimes algériennes arnaquées par les fraudeurs et trafiquants ont été saisies par les brigades mobiles des Douanes ou des brigades de la Gendarmerie Nationale.

Les nouveaux propriétaires de ces voitures trafiquées ont été entendues en tant que « victimes » par les services de sécurité. Or, ils n’ont jamais été indemnisés après avoir subi un lourd préjudice financier alors que ces citoyens pensaient avoir fait « une bonne affaire » en achetant des voitures d’occasion à des prix plus au moins alléchants.

Notons enfin que les « importateurs sahraouis » affiliés au Polisario n’ont jamais été inquiétés par la justice algérienne ni recherchés par les services de sécurité. Et pourtant, ils sont les principaux responsables de ce trafic à large échelle appelé « le trafic des véhicules dits Polisario »

Faux réfugiés, vrais trafiquants

La glauque affaire des « véhicules du polisario », révélée par le site d’information «Algériepartplus.com », se raconte en quelques mots.

Depuis 2017, les polisariens se livrent à un trafic de véhicules automobiles entre l’Espagne et l’Algérie, trafic sur lequel les autorités du pays voisin fermaient les yeux.

Les voitures étaient introduites, à partir du port de Mostaganem, sous le régime du transit temporaire, c’est-à-dire qu’elles devaient quitter le territoire algérien au terme de six mois, maximum.

Les polisariens, qui écoulaient ces véhicules assez bon marché en Algérie, devaient nécessairement disposer de complicités dans certaines Wilayas du pays voisin, puisque ces dernières délivraient les cartes grises aux acheteurs.

Les victimes de cette arnaque à grande échelle n’avaient plus que leurs yeux pour pleurer quand elles se sont fait saisir, par la suite, leurs véhicules.

Au-dessus de la loi

Le sentiment de se faire pigeonner s’est élargi à l’ensemble des citoyens du pays voisin quand le tribunal criminel d’Ain T'émouchent s’est contenté de sanctionner, assez sévèrement, une quinzaine de complices algériens, alors qu’aucun des premiers mis en cause, c’est-à-dire les trafiquants polisariens, ne figurait au box des accusés.

Nombre de commentateurs algériens n’ont pas manqué de souligner que les polisariens se comportent exactement comme leurs géniteurs qui président à la destinée du pays voisin. Les bâtards d’un régime mafieux ne sauraient être que des escrocs.



Les Algériens n’ont jamais été dupes sur la nature du polisario. Ils ont toujours su que c’est le bâton de leur régime dans la roue du Maroc, toujours présenté comme « l’ennemi classique ».

Ils ont longtemps préféré détourner le regard, gênés entre le sentiment de patriotisme (mal placé dans le cas de figure) et la conscience que c’est un coup bas porté à leurs voisins marocains.

Sauf maintenant que les voisins de l’Est se rendent compte que cela fait près d’un demi-siècle que leur régime couve, à Tindouf, un nid de vipères qui n’hésitent pas à les mordre et s’en tirer indemnes par-dessus le marché, la donne ne va pas manquer de changer.

Un mouvement gangrené par la criminalité

En se penchant sur l’histoire du Polisario, on constate que la problématique des dérives de certains membres du mouvement n’est pas un fait nouveau. Depuis de nombreuses années, le Front Polisario est en effet régulièrement accusé de détournement des aides humanitaires, financières et matérielles, attribuées par des organisations non gouvernementales (ONG) ainsi que par des organisations internationales.

De nombreuses affaires de détournement ont été révélées par la presse internationale. Ainsi, le quotidien espagnol El Pais révélait en 1999 qu’une aide de 64 millions de pesetas (environ 385 000 euros) remise par la Croix-Rouge espagnole au Polisario pour acheter 430 chamelles afin d’améliorer les conditions d’alimentation des enfants sahraouis avait disparu. Ces accusations n’ont pas été démenties par Embarek Malainine, le responsable de la coopération internationale du mouvement séparatiste, qui a candidement reconnu que ce détournement n’avait toutefois pas contribué à son « enrichissement personnel[4] ».

Cette tendance a été accentuée par le processus de délitement du mouvement qui s’est accéléré ces dernières années. En 2003, l’Union européenne décidait de renforcer le système de contrôle de son aide humanitaire mais a « rencontré des résistances de la part du Polisario dans l’exécution de sa mission[5] ». Cela n’a toutefois pas permis d’enrayer ce phénomène, si l’on en croit l’ONG Interfaith International qui, en 2008, dénonçait devant le Conseil des droits de l’homme de l’ONU le détournement de l’aide humanitaire et sa revente par le Polisario qu’elle accuse de dépenser « d’énormes sommes d’argent pour des parades militaires[6] ».

Le fait que le Polisario n’ait toujours pas autorisé le Haut Commissariat aux réfugiés des Nations unies (UNHCR) à se rendre dans les camps de Tindouf, ni même à effectuer un recensement, n’augure pas d’une évolution positive à propos de cette pratique du détournement. Une enquête récente de l’Office Européen de Lutte Antifraude (OLAF) dont nous avons révélé l’existence dans un briefing publié le 26 avril 2010, établit une possible la coresponsabilité de l’Algérie et du Front Polisario dans ces détournements[7].

Parallèlement à ces dérives, l’extrême pauvreté qui règne dans les camps du Front a favorisé le développement de la criminalité. Ni les fonctionnaires, ni même les militaires ne sont épargnés par la faillite des autorités sahraouies qui les contraint à trouver d’autres sources de revenus. Un ancien du Polisario expliquait ainsi en 2001 que « les officiers reçoivent entre 12 et 17 dollars deux fois par an, une situation qui les force à trouver d’autres revenus, (…) comme le trafic[8] ».

Le développement de la criminalité dans les rangs du Polisario doit également être mis en relation avec l’impunité qui existe dans le Sahel et qui a, comme pour le terrorisme, favorisé le développement de trafics en tout genre. La région est à la fois une importante zone de production de drogue (cannabis) et un couloir de transit vers l’Europe pour la cocaïne en provenance d’Amérique latine. D’après un conseiller du secrétaire général des Nations unions, les trafiquants latino-américains « se battent pour obtenir le contrôle des itinéraires transsahariens qui leur permettent d’acheminer leurs drogues vers l’Europe et jusqu’au Golfe[12] ». De plus, le mouvement est également impliqué dans des activités illégales destinées à enrayer le recul de l’adhésion populaire. Selon l’universitaire Aymeric Chauprade, le Polisario est amené « à acheter de plus en plus les siens » pour palier sa perte de légitimité. Il a pour cela recours à divers trafics et participe activement «aux filières d’immigration clandestine[9]». Ces pratiques ont attiré l’attention des Nations unies qui les ont dénoncées dans plusieurs rapports[10]. Parallèlement, on notera que de nombreux Sahraouis liés au mouvement séparatiste ont fait l’objet d’arrestations pour des faits liés au trafic d’armes, d’essence, de contrebande de cigarettes ou de pièces détachées de voitures[11].

Plusieurs études des centres de recherche stratégique ont mis en lumière les liens étroits qu’entretiennent les groupes terroristes présents au Sahel avec les nombreux trafiquants de drogue et d’armes. Selon un des proches de l’ex-baron colombien, Ernesto Báez était en relation directe et étroite avec des éléments du Polisario qui avaient des liens avec certains régimes d’Amérique latine sont actuellement impliqués dans le trafic de cocaïne et des armes à feu acheminées par ce canal.

L’implication du Polisario dans le trafic de drogue a été confirmée par le démantèlement, en janvier 2007, d’un réseau de trafic de stupéfiants dans le nord de la Mauritanie. Selon les autorités locales, « des éléments du Polisario, venus du territoire algérien à bord de véhicules 4X4, se rendaient, de manière fréquente, à l'endroit où était cachée la marchandise dans la localité de Fdirik, à une vingtaine de kilomètres de Zouerate[2] ».

Le mouvement indépendantiste sahraoui profite également de sa position privilégiée dans une région échappant au contrôle des Etats pour s’enrichir en participant au trafic d’armes. En effet, selon une récente publication du Collège de Défense de l’OTAN, « les camps de réfugiés sahraouis du Front Polisario du sud-ouest algérien, le sud de la Libye ou le nord du Mali, sont également des zones de transit [pour la contrebande d’armes]. En raison de sa position stratégique, la ville de Tindouf représente le point de passage idéal entre le Sahel de l’est et le Sahel de l’ouest[3] ».


[1] Interview de Mohamed Abdelaziz accordée au quotidien algérien L’Expression, le 23 août 2005. http://www.lexpressiondz.com/article/2/2005-08-23/28914.html 

[2] « Mauritanie : Des éléments du Polisario impliqués dans une affaire de drogue », MAP, 19 janvier 2007.  http://www.emarrakech.info/Mauritanie-Des-elements-du-polisario-impliques-dans-une-affaire-de-drogue_a10638.html 

[3] Laurence Ammour, « Evaluation des risques liés à la criminalité dans l’arc sahélien », NATO Research Paper N°53, Collège de Défense de l’OTAN, novembre 2009.

[4] Ignacio Cembrero, « CRE investigó el desvío por el Polisario de ayudas para comprar 430 camellas », El Pais, 7 mars 1999.

[5] Denis Ducarme, Rapport de la Commission d’enquête indépendante sur les allégations de violations des droits de l’homme, de crimes, d’abus et de détournements divers portées à l’égard du Front Polisario, Bruxelles/New York, octobre 2006, p. 21.

[6] World Refugee Survey – Algeria, U.S. Committee for Refugees and Immigrants (USCRI), 2008. http://www.refugees.org/countryreports.aspx?id=2116. 

[8] World Refugee Survey – Algeria, U.S. Committee for Refugees and Immigrants (USCRI), 2008. http://www.refugees.org/countryreports.aspx?id=2116

[9] Aymeric Chauprade, « Sahara, le risque des ‘zones grises’ », L’Economiste, décembre 2006.

[10] Kofi Annan, Rapport du Secrétaire général sur la situation concernant le Sahara occidental, S/2004/827, 20 octobre 2004. http://daccessdds.un.org/doc/UNDOC/GEN/N04/555/85/PDF/N0455585.pdf?OpenElement 

[11] Claude Moniquet, op. cit., p. 71.

[12] Nadja Bouchira, « Comment désamorcer la bombe du Sahel ? », El Watan, 15 juin 2008, http://www.elwatan.com/Terrorisme-trafics-et-conflit 

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