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Algérie: Ahmed Laraba, Monsieur le tailleur des Constitutions algériennes

Après l’installation de son dispositif de pouvoir, le « président » algérien Abdelmadjid Tebboune a lancé son projet de réformes en rendant public, jeudi 7 mai, l’avant-projet de Constitution, supposé donner le point de départ d’un vaste réaménagement politique et institutionnel promis durant la campagne électorale.

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Il aura donc fallu au « chef de l’État » cinq mois pour nommer un nouveau gouvernement et opérer les aménagements dans la hiérarchie militaire et sécuritaire sur fond de contestation populaire et de pandémie, avant d’aborder le chantier des « réformes », dans un climat délétère, marqué par une crise économique sans précédent, même si la contestation populaire est momentanément entre parenthèses.

Ahmed Laraba, Monsieur le tailleur des Constitutions algériennes

Quand Ouyahia recevant Ahmed Laraba (révision ‘constitution’ à la sauce Bouteflika) [23/06/2014]


Le pays a adopté de nombreuses Constitutions  et chaque « président » tisse sa constitution sur mesure.

Mais la commission Laraba n’a pas envisagé l’élaboration d’une nouvelle Constitution avec une philosophie différente et une nouvelle organisation des pouvoirs. Elle a gardé la matrice des anciennes Constitutions qui accordent une prééminence marquée au profit de l’exécutif.

Les interventions militaires de l’ANP à l’étranger seront-elles autorisées ?

Le document encore au stade de proposition, autorisera, une fois adopté, l’armée algérienne à intervenir en terre étrangère. Les « Propositions hors axes » du document précisent en effet : « Constitutionnalisation de la participation de l’Algérie à des opérations de maintien de la paix sous les auspices des Nations Unies » et « Constitutionnalisation de la participation de l’Algérie à la restauration de la paix dans la région dans le cadre d’accords bilatéraux de pays concernés».

Cette nouvelle orientation, si elle venait à être adoptée,  va  faire engager l’ANP hors du pays, et sûrement dans les conflits entourant le pays, notamment au Mali et la Libye…

Selon plusieurs « médias algériens »: Cet amendement de la Constitution permettra, s’il venait à être approuvé, de mettre fin à la doctrine non-interventionniste de l’armée algérienne hors de ses frontières. FAUX. En effet, depuis 1975 l’Algérie avait engagé son armée dans un conflit contre le Maroc (deux batailles d’Amgala) après la « Marche verte » en octobre 1975 , qui ont eu lieu à l’intérieur du territoire marocain et contre la Mauritanie en sont une preuve.

Des prisonniers algériens capturés dans le cadre de la première bataille d’Amgala.





Nous reviendrons sur cet « avant-projet de Constitution »

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