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Algérie: Abdelmadjid Tebboune interdit l’exportation de certaines denrées alimentaires, heureu

Un secteur productif à l’agonie

La  situation économique du pays est donc d’autant plus difficile qu’aucun autre secteur économique n’est capable pour l’instant de prendre le relais de la rente pétrolière. Pire, la production industrielle du pays a été divisée par deux depuis 1989 et la production agricole, également ne permet pas l’autosuffisance alimentaire pour l’instant.

«Au lendemain de l’indépendance de 1962, le tout nouveau pouvoir algérien s’est lancé dans l’industrialisation du pays. Le modèle économique était inspiré du bloc soviétique. De grandes entreprises d’État ont aussi vu le jour dans l’industrie lourde. Les terres agricoles ont été collectivisées.  Avec l’ouverture du marché algérien et la libéralisation de l’économie dans les années 80, ces usines d’État n’ont pas su répondre aux besoins du marché et des consommateurs.  Et aucune grande entreprise privée, notamment dans l’industrie, n’arrive à émerger», décrit l’économiste Camille Sari.

Le ministère du Commerce annonce l’importation de 3000 tonnes de viande congelée et 100 000 tonnes de pommes de terre… Tebboune dit «niet»

Le président Abdelmadjid Tebboune a ordonné, lors du Conseil des ministres d’hier dimanche, de poursuivre l’interdiction totale de l’importation de viande congelée, prenant le contrepied d’annonces faites, peu de temps avant, par le ministère du Commerce.

Les orientations du « président » Tebboune visent à encourager la consommation de viande produite localement, selon un communiqué du Conseil des ministres.

La décision du « président » est intervenue 24 heures après qu’un responsable du ministère du Commerce et de la Promotion des exportations ait déclaré à l’APS que deux entreprises avaient été chargées d’importer 3 000 tonnes de viande congelée pour satisfaire le marché pendant le mois de Ramadhan.

Le responsable a indiqué, selon l’APS, avant-hier samedi, que les sociétés Frigomedit et l’Algérienne de viande rouge (Alviar) ont été chargées d’importer des quantités supplémentaires de viande congelée estimées à 3 000 tonnes. en appui aux opérations d’approvisionnement du marché pendant le mois sacré.

Des observateurs s’interrogent sur le fait que les instructions du « président » au gouvernement contredisent les déclarations du responsable du ministère du Commerce quelques heures seulement après avoir été tenues. Ils se demandent en outre si le ministère du Commerce va revenir sur sa décision d’importer cette importante quantité de viande et sur les alternatives pour satisfaire la demande lors du Ramadhan.


La crainte d’une pénurie alimentaire de grande ampleur. Abdelmadjid Tebboune interdit l’exportation de certaines denrées alimentaires, « heureusement que le ridicule ne tue pas » 

L’Algérie interdit l’exportation de certains produits alimentaires. À la suite d’un Conseil des ministres, le président Abdelmadjid Tebboune a ordonné « l’interdiction de l’exportation de tous les produits de consommation que l’Algérie importe« , visant le sucre, l’huile, les pâtes, la semoule et autres dérivés du blé.


L’Algérie est le pays du Maghreb qui achète le plus de blé à l’étranger chaque année. Alger en a importé entre 7 et 11 millions de tonnes l’an passé. Si la France a longtemps été son principal fournisseur, aujourd’hui, l’Algérie dépend très largement des importations russes et ukrainiennes. Les ressources budgétaires du pays et donc les subventions des biens alimentaires sont liés à sa dépendance exclusive aux hydrocarbures. La loi de finances 2022 a été signée par le président Abdelmadjid Tebboune, le 31 décembre. De ce fait, la fin des subventions sur des produits de base est actée en Algérie. Certains produits, comme le lait ou l’huile alimentaire ont disparu des rayons en raison d’une pénurie. Le prix de d’autres produits à d’ores et déjà augmenté. Des conséquences qui provoquent le désarroi de la population. Ce mécanisme d’aides de l’État, qui existait depuis plusieurs années, permettait aux familles algériennes d’acheter des denrées de premières nécessités dans les commerces à moindre prix. La hausse des prix du pétrole pourrait donner plus de marges de manœuvres budgétaires au pays.


Le « chef » de l’Etat a également mandaté le ministre de la Justice de « préparer un projet de loi criminalisant l’exportation » de ces produits. Dans un communiqué de la présidence, il explique qu’il estime s’agit « d’un acte de sabotage de l’économie nationale« .

Lors de la tenue du Conseil des ministres, il a également demandé au gouvernement de continuer d’interdire l’importation de viande congelée, afin de promouvoir la consommation locale.

Enfin, le président souhaite « encourager les agriculteurs qui alimentent le stock stratégique de blé » avec diverses incitations, « notamment sous forme de prêt, d’engrais et autres avantages« .

Depuis plusieurs mois, certains de ces produits de consommation sont soumis à de fortes hausses des prix et pénuries à répétition.

Ces annonces de la présidence interviennent à quelques semaines du Ramadan, qui devrait commencer début avril.


Depuis plusieurs mois, certains de ces produits de consommation sont soumis à de fortes hausses des prix et pénuries à répétition.

Lait, pain, pommes de terre, tomates, volaille: aucun des produits de consommation de base des Algériens ne semble épargné par la pénurie et la hausse des prix.

2022 commence en Algérie comme elle a fini, avec des pénuries et une hausse des prix de produits de grande consommation. Les crises sont désormais cycliques et touchent les produits essentiels comme l’huile de table, le lait conditionné en sachet puis en boîte, les pommes de terre, les œufs, les tomates ou le poulet de chair. Au point que le Conseil de la nation a décidé, ce 8 janvier, de mettre en place une commission d’enquête parlementaire «pour mener des investigations sur les situations de pénurie et de monopole qui ont touché certaines marchandises et produits de large consommation».

Au premier jour de la nouvelle année, des boulangers et des cafetiers ont accroché des panneaux annonçant à leurs clients l’augmentation du prix de leurs produits. La tasse de café passe de 30 à 40 dinars quand la baguette de pain ordinaire bondit de 10 à 15 dinars. Réaction immédiate du ministère du Commerce, qui a fermement condamné l’initiative.

Ces annonces de la « présidence » interviennent à quelques semaines du Ramadan, qui devrait commencer début avril.

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