Air Algérie : un Algérien arrivé à Paris caché dans la soute d’un avion… La sécurité des infra

Du Constantine à Paris, un passager clandestin a fait plusieurs kilomètres entre l’Algérie et la France caché dans la soute à bagage d’un avion d’Air Algérie.

Une vidéo montre un jeune homme, qui été découvert à l’arrivée de l’avion à l’aéroport de Roissy Charles de Gaulle. Il s’agit d’une première. Un passager clandestin a réussi, ce mercredi 9 mars, à faire le voyage entre Constantine et Paris à bord d’un appareil de la compagnie aérienne nationale algérienne, caché dans la soute à bagages.


Il a été découvert à l’arrivée de l’avion à l’aéroport de Roissy Charles de Gaulle, comme le montre cette vidéo. Le passager était visiblement très éprouvé. Il devait subir des examens médicaux. Les voyages en soute sont très dangereux et éprouvants pour le physique.

Rien n’a filtré sur l’identité de ce passager clandestin algérien.Quel message envoient les responsables des Aéroports d’Algérie et ceux de la DGSN – PAF aux compagnies nationales ou étrangères telle: Lufthansa, Alitalia et autres Qatar Airways, sur le degré de sûreté de l’aéroport d’Alger, dès lors que des civils sans badges évident, ni autorisation préalable peuvent se retrouver avec une déconcertante facilité au bas de leurs aéronefs ? 

En Algérie, les services de sécurité vont sans doute ouvrir une enquête pour déterminer les circonstances qui ont permis à ce jeune algérien d’accéder au tarmac et d’embarquer à bord d’un avion de la compagnie aérienne nationale.

La sécurité est la priorité absolue des objectifs stratégiques de l’Organisation de l’Aviation Civile Internationale (OACI¹). Ses objectifs stratégiques visent à renforcer la sécurité de l’aviation civile dans le monde et sont principalement axés sur une supervision nationale efficace de la sécurité et sur les capacités d’un État en matière de gestion de la sécurité.

Les mesures de sécurité faisant partie intégrante de l’exploitation des aéroports et des opérations aériennes n’ont pas permis d’éviter ce genre d’acte. Pourtant, ces mesures s’inscrivent dans un cadre réglementaire qui préconise une culture systémique de la sécurité et de la gestion des risques pour les exploitants d’aéroports. Les aéroports algériens ne sont pas conformes aux exigences réglementaires. En effet, ils n’ont pas été efficaces puisqu’ils n’ont pas permis d’empêcher cet événements de se produire en premier lieu ni d’empêcher la répétition d’événements similaires.

Alger, le 24 décembre 1994. Un commando islamiste prend le contrôle du vol AF 8969 à destination de Paris. A son bord, 241 otages. Au terme de 54 heures d’un insoutenable huis-clos, le GIGN mène un assaut qui restera à jamais dans les annales. Sans le savoir, la France a échappé de justesse au tout premier attentat massif, sept ans avant le 11 septembre 2001.

En Mai 2020, un groupe de civils s’est introduit dans l’enceinte la plus sensible de l’aéroport International d’Alger, et a rejoint la « zone piste » pour y effectuer un Iftar groupé, foulant au passage, en plus des exigences de l’OACI et du Programme National de Sûreté de l’Aviation Civile (PNSAC).

¹ L’OACI est une institution spécialisée des Nations Unies établie par les États en 1944 pour gérer et administrer la Convention relative à l’aviation civile internationale (Convention de Chicago) qui œuvre de concert avec les 193 États signataires de la Convention pour normaliser des politiques en matière d’aviation civile internationale, servant de base à un secteur de l’aviation civile sûr et efficace. Aussi, cette institution coordonne l’assistance et le renforcement des capacités pour le compte des États, en appui à de nombreux objectifs de développement de l’aviation tout en y effectuant des audits des capacités de supervision de l’aviation civile dans les domaines de la sûreté et de la sécurité. Exemple.

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